31 juillet 2016

Logement : informations et permanences.

L'Agence départementale d'information sur le logement (Adil) est une association qui, depuis 1983, conseille gratuitement tous ceux , quel que soit leur statut (locataire, propriétaire, futur propriétaire, investisseur), qui sont en quête de réponses sur les questions liées au logement sur le plan juridique, financier et fiscal. 
L'Adil des Hautes-Pyrénées tient une permanence à Vic, à l'annexe de la mairie, les 1er et 3e jeudis du mois, de 14 heures à 16 h 30, y compris au mois d'août prochain. 
Avec un juriste de l'Adil, des informations complètes, neutres, et gratuites sur la location (bail, loyers, charges, réparations, congés, APL, AL, dépôt de garantie…) ; les financements pour acheter ou construire votre logement plan de financement détaillé, frais annexes (notaire, hypothèque, emprunt…) ;les aides à l'amélioration de votre logement et à la rénovation énergétique : Anah et autres subventions, éco-PTZ, crédit d'impôt; la fiscalité du logement : les impôts locaux (habitation, foncière, taxe d'aménagement…), les avantages fiscaux, la TVA; les contrats (vente, construction, entreprise, prêt…) ; les relations avec les professionnels de l'immobilier (notaire, agent immobilier, architecte, constructeur, artisans, banque…) ; la copropriété, les relations de voisinage ; les assurances liées à la construction ou à l'habitation.
J.P

30 juillet 2016

Grande Intercommunalité: le bureau de la CCVM Réagit.


Accueil des villes françaises rendez-vous en septembre.


Pause estivale pour l'association Accueil des villes françaises (AVF) Vic qui, après la tenue de son assemblée générale, en juin dernier, et la mise en place du bureau successive au renouvellement des administrateurs, donne rendez-vous à la rentrée. Composé des 11 membres suivants (ordre alphabétique et délégation) : Michèle Aué, présidente et responsable du service des nouveaux arrivants; Bernard Canut, vice-président; Françoise Dufaur, trésorière; Françoise Godet, responsable de la formation; Monique Malotte, Josette Pérès; Janine Provenier, responsable des animateurs; Yves Sengès; Josiane Tanay, secrétaire; Renée Thibiéroz; Gabriel Vergez, secrétaire adjoint et responsable communication et du site internet .

Conformité et continuité. La nouvelle présidente, Michèle Aué, tiendra à souligner : «La nouvelle équipe ne prend la relève que parce que les statuts de l'association l'y obligent. En effet, l'équipe précédente, et en particulier Chantal Cassou, Thérèse Galinier, Georges Parvé et Catherine Leriche, a tenu admirablement son rôle. Prendre la suite ne sera pas une mince affaire après tant de compétence, de travail et de dynamisme. La nouvelle équipe, prête à relever ce défi, va tenter de faire aussi bien».
Remerciements aux animateurs bénévoles pour «leur généreuse implication». Les 23 activités différentes réparties sur tous les jours de la semaine témoignent de leur engagement, tout comme le nombre d'adhérents participant à l'assemblée et aux activités témoigne de l'attractivité de l'association.
En pratique. Hors vacances scolaires, l'AVF Vic tient une permanence tous les lundis, de 14 h 15 à 16 h 30, au local, 4 bis, rue des écoles à Vic-en-Bigorre. Contact téléphonique : 09.83.32.66.51. Adresse informatique : avf-vic65@bbox. Site internet : http://avf.asso.fr/fr/vic-en-bigorre, pour tout connaître des activités, calendriers, horaires et animateurs .

29 juillet 2016

Protection de l'enfance : un observatoire départemental.


Après Lannemezan, réunion d'information décentralisée à Vic-en-Bigorre pour la présentation de l'Observatoire départemental de la protection de l'enfance des Hautes-Pyrénées (ODPE65) à destination des professionnels de services en lien avec les enfants et adolescents, des familles d'accueil. La réunion était animée par Fabienne Abadie, responsable de l'ODPE65, avec la participation de Marie-Claire Dufil, responsable de la Maison départementale du Val d'Adour, et en présence d'Isabelle Lafourcade, conseillère départementale du canton de Vic et vice-présidente de la commission solidarités sociales. 

L'élue soulignera que la «protection de l'enfance est une des priorités de la politique sociale du département», rappelant que trois services placés sous l'autorité du président Pélieu contribuent à assurer ces missions : l'Aide sociale à l'enfance (Ase), la Protection maternelle infantile (PMI), le service social départemental. L'observatoire est un outil pour mieux connaître, mieux comprendre, mieux agir, les actions induites l'étant auprès des enfants du département en danger ou en passe de l'être, auprès des parents en difficulté.

Problématiques. Aux situations «classiques» observées jusqu'à maintenant, dans l'environnement familial, dans le milieu scolaire, s'ajoutent des nouvelles problématiques telles que les mineurs isolés étrangers, mineurs non accompagnés, et la radicalisation (ce sujet relevant du secteur délinquance parce qu'en lien avec la notion de sécurité nationale). Fabienne Abadie insistera sur la notion «d'information préoccupante» à transmettre aux services concernés. Le toujours mieux, c'est d'en parler. Contact : le 119, ou ODPE 65, tél. 05.62.56.79.11.

28 juillet 2016


Alors que juillettistes et aoûtiens vont se croiser sur les routes de France, les uns vers leurs villégiatures ---de vacances, les autres vers leur domicile, les commerçants vicquois invitent à la flânerie urbaine à l'occasion de la braderie traditionnelle du milieu de l'été.

Les vendredi 29 et samedi 30 juillet, donc, prévisions météorologiques au mieux pour le shopping et occasion d'achats sous le signe des affaires. Des vitrines grandes ouvertes, des stands et étals dans les rues, des jeux proposés aux enfants et pour prolonger la flânerie en famille, restauration possible dans les différents cafés de la ville.

27 juillet 2016

Un projet de parc naturel urbain évolutif.


À l'article L. 335-1 du code de l'environnement, il est indiqué, concernant la création d'un parc naturel urbain : «L'initiative de la création d'un parc naturel urbain est reconnue aux collectivités territoriales - communes ou départements - dans le cadre de leur compétence en matière d'espaces naturels sensibles afin de protéger un espace naturel situé dans un milieu urbain et présentant un caractère remarquable. 

L'objectif affiché est de le protéger et de le promouvoir auprès du public». Le projet de la municipalité vicquoise, en bordure de l'échez, s'inscrit dans un calendrier de réalisation entre ce mois de juillet pour l'ouverture d'une première partie et 2018 pour la mise à disposition de tous les espaces et équipements (en particulier 2017, une passerelle pour vélos et piétons entre les 2 rives de l'échez) ; un projet pluriannuel présenté ainsi : «La commune a décidé de réaliser ce PNU en quatre ans afin de porter raisonnablement cet investissement. Chaque année, de nouveaux équipements seront mis à disposition du public. 

Le PNU se positionne comme un lieu intergénérationnel dédié à tous : enfants, adolescents, parents...». Lors de la présentation du projet en séance du conseil municipal, le 4 février dernier, le maire avait précisé que «le budget de ce parc est établi à 1.122.000 € (en incluant le coût d'acquisition du foncier)» et donné comme orientation un budget annuel de 350.000 €.

Accès et jeux originaux. Donc, avant la construction de la passerelle, l'accès au PNU se fait par le parking d'Intermarché et les jeux ont été conçus spécifiquement dans l'esprit nature et identité locale. Ainsi la palombière, cabane «Col vert», le bateau «Galupe»... Pour mémoire, le parc est ouvert tous les jours, de 8 heures à 20 heures, fermé la nuit (le site n'a pas d'éclairage public) et il devrait être équipé de vidéoprotection. Site évolutif par la programmation de mise en place d'équipements nouveaux et par la croissance, pousse et plantations des éléments végétaux. Reste à «baptiser» d'un nom ce parc !


26 juillet 2016

Arts de vivre à la Picoti&Picota.


Nouvelle étape pour Alban Nouasria en cet été 2016 ; depuis son arrivée sur la place vicquoise en 2015, à l'enseigne Picoti&Picota, le jeune homme invitait aux découvertes gustatives, gourmandes, savoureuses, délectables d'une épicerie fine et cave à vin. Avec un déplacement de la rue du Château jusqu'à la traverse du boulevard d'Alsace, Alban continue bien sûr à titiller les papilles et y ajoute la sollicitation d'autres sens .
En effet, dans un nouveau cadre et décor, selon l'heure, ce sera bar à vin ou bar à tapas, galerie d'arts, pictural, photographie, sculpture, et un original espace brocante pour des objets de collection ciblés années 40 (arts ménagers, déco, luminaires... version anglo-saxonne). Là, du mardi au samedi de 10 heures à 15 heures, plus les mercredis et samedis, des soirées de 17 h 30 à minuit, Alban accueille des gourmands et gourmets qui cultivent un certain art de vivre. Un avant-goût des couleurs ? Feuilleter les pages (https://www.facebook.com/Picoti-Picota)
Rendez-vous le 30 juillet. Le marché hebdomadaire de Vic, sous la halle et autour, est un lieu certes de commerce et tout autant de convivialité. C'est là, dans ce cadre historique (pour mémoire, la halle de Vic fut construite sur le type de la construction parisienne des halles Baltard) qu'Alban va proposer, sur le principe du bar à vin, à l'enseigne le bar du marché, à moins que ce soit le bar de la halle, un comptoir entre 10 heures et 14 heures durant la période estivale.
Le projet ? «Créer une dynamique avec les commerçants producteurs en place, du vin, de la charcuterie, du fromage... des échanges, des liens, du plaisir». À partager.

25 juillet 2016

Une forêt urbaine verticale à Milan.

Un moment d'évasion auprès des chevaux. Equestria.


La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) était présente à Equestria durant tout le festival. Le stand est tenu par Delphine et en place depuis neuf ans.

La MDPH propose de multiples activités essentiellement basées sur la différence et sur la sensibilisation. «Le but, depuis la loi de 2005, c'est que tous les citoyens soient égaux dans leurs droits. Donc, notre but est d'aller dans des manifestations pour tous et de sensibiliser les gens au handicap. On organise pour cela différents ateliers qui s'adressent à des personnes en situation de handicap ou des personnes valides», explique Delphine. L'atelier le plus prisé du stand est l'équilève, prêté par l'association handisport. Ce dispositif était présent toute la semaine du festival, afin que les personnes handicapées puissent monter à cheval.
Cette machine permet de soulever une personne en fauteuil roulant, jusqu'à hauteur du cheval ou du poney. Des personnes sans handicap moteur peuvent aussi l'utiliser. «Mardi, une dame de 70 ans environ, qui a perdu la vue, est montée sur le cheval. Elle m'a dit, sur le moment : «J'ai commencé à faire du cheval avant de marcher, mon père était jockey». Elle est remontée seulement mardi, après tant d'années. Elle en avait les larmes aux yeux ; pour elle, c'était extraordinaire de retrouver ces sensations. C'était beau et émouvant à voir», raconte Delphine.

Thérapie

Cette dame n'est pas la seule à avoir pu profiter de l'équilève. Thibaud, handicapé moteur, a pu lui aussi en bénéficier. Déjà à domicile, le jeune homme détient une jument avec laquelle il travaille de temps en temps. Sa famille recherche tout de même un endroit où ils pourraient travailler sereinement avec les chevaux. La MDPH leur a donc indiqué un centre équestre qui travaille avec l'équilève. Le centre équestre d'Arcizac-Adour est équipé de la machine à l'année et permet à beaucoup de personnes handicapées de pouvoir monter à cheval.
Equestria, c‘est donc aussi un lieu où des aides et des conseils peuvent être trouvés. Le cheval, souvent utilisé en thérapie, est réellement un plus pour ces personnes handicapées. Une façon d'oublier leur différence.

24 juillet 2016

Maison de santé : présentation aux professionnels.


A l‘invitation de Jean-Louis Curret, président de la communauté de communes Vic-Montaner, l‘architecte chargé du projet de la Maison de santé pluriprofessionnelle (MPS), un des projets phares de la collectivité territoriale (inscrit dans la lutte contre la désertification médicale dans les zones rurales en créant de bonnes conditions d‘accueil et d‘installation sur un site permettant une offre de soins diversifiée, l‘enveloppe générale étant de 2.940.282 € HT), a présenté les plans aux professionnels. Joël Descaseaux, du Studio D, et un collègue de la Semilub (assistance à maîtrise d'ouvrage), a feuilleté les plans pour les praticiens de Vic présents intéressés à des titres divers ; des médecins généralistes du groupe médical, spécialistes du laboratoire d‘analyses et du centre de radiologie, dentiste, infirmières, sage-femme. 

Sur un espace de 3.000 m² avec une entrée en front de la place Verdun , quelque 1.500m² de locaux qui, en 3 bâtiments, hébergeront, pour le bâtiment 1, le laboratoire d'analyses et les médecins généralistes, plus les internes en médecine ; pour le bâtiment 2, tous les professionnels paramédicaux (infirmières, podologue, ostéopathe...), salle de réunion, espace de détente et de restauration et un petit T2 susceptible d'accueillir les internes en médecine. Pour le bâtiment 3, la radiologie (en RDC) et les dentistes, ce bâtiment disposera également de locaux adaptables pour accueillir des médecins spécialistes susceptibles de s'implanter ou effectuer des permanences à Vic.

Le président, s‘adressant aux professionnels de santé, soulignera : «C‘est clair, le projet de santé, ce n‘est pas la CCVM qui le rédige, c‘est vous». Chacun d‘eux recevra les plans et si la structure n‘est pas modifiable, la «définition des volumétries» est la part des occupants futurs. Chaque professionnel paiera un loyer au prorata du mètre carré occupé, la CCVM gardant à sa charge l‘entretien des parties communes, le logement des internes, salles de réunion. Un rappel du président Curret : l‘Agence régionale de santé (ARS) a confirmé que lorsqu‘il y a maison de santé, plus de jeunes professionnels venaient s‘installer. Donc, l‘offre de santé dans le secteur a de l‘avenir.

L'agriculture du génocide.


23 juillet 2016

Le Vicquois N° 2.

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Dernier conseil avant les vacances.


Exceptionnel par la date et l'heure, l'ordre du jour, la rapidité. Entre inauguration du Parc naturel urbain, à 16 heures, et l'ouverture de la 2e édition du festival de gastronomie Les Tablées de Vic, à 19 heures, un conseil municipal exceptionnel, donc, à 17 heures, ce mercredi 13 juillet. 

Autour du point principal, la subvention à l'USV rugby (après le sursis à statuer lors de la séance du 28 juin dernier, compte tenu des interrogations sur la saison sportive 2016-2017) avec l'audition des dirigeants pour préciser le projet sportif, deux autres points : suite à la demande de commerçants d'occupation d'espace public, l'instauration d'une redevance avec «convention d'occupation précaire»; suite à la réception en mairie d'une pétition sur la dangerosité d'un chien en ayant agressé mortellement un autre, rappel de la législation sur la divagation et la détention de chiens dangereux.

L'US Vic poursuit son histoire plus que centenaire ! Délégation de nouveaux dirigeants, Daniel Latu, Philippe Garcia, Christian Mestre, venus en séance publique pour la confirmation de reprise. N'occultant pas une «période un peu compliquée» et après un état des lieux, «le club repart, le problème financier est résolu dans son entier», ajoutant la volonté de transparence et l'engagement de nouveaux dirigeants : «Le club ne nous appartient pas, nous sommes là pour passer le témoin d'un club qui existe depuis 1903». 

Les effectifs ? 90% des joueurs 2015-2016 restent au club. à l'heure actuelle, l'USV compte une cinquantaine de licenciés (équipe I et réserve), et un potentiel d'une trentaine de juniors susceptibles de pouvoir jouer. Tout en rappelant que l'épisode que vient de traverser l'USV a été vécu par d'autres clubs (et à de pires degrés), les nouveaux dirigeants ont répondu aux questions des conseillers, sur le montant du budget annuel - quelque 250.000 €, dette de 50 à 60.000€ couverte). Dans ces conditions, la subvention de 24.000 € restée en suspens est affectée à l'USV (vote de la majorité, sauf 4 conseillers de la minorité sachant que l'abstention s'inscrit dans la cohérence de l'abstention exprimée le 28 juin pour l'ensemble des subventions aux associations).

Occupation de l'espace public : unanimité pour appliquer une redevance de 2 € par mètre carré et par an pour les commerçants qui installeront des équipements type terrasse devant leurs magasins.
Chiens divagants : Clément Menet a rappelé le rôle de l'élu, du maire, concernant les chiens dangereux, et a précisé la suite donnée concernant le chien signalé. Au rang des prescriptions par arrêté municipal, notamment la mise à jour de déclaration légale, étude comportementale réalisée par un expert vétérinaire à renouveler, stage d'éducation canine, chien à équiper de muselière et laisse courte lors de situation sur l'espace public.
Dernière séance pour les élus avant la pause estivale, le maire indiquant que les questions diverses devaient être transmises par écrit pour le conseil qui aurait lieu en septembre prochain.

22 juillet 2016

Appel du 18 juin 1940 : la voix de l'honneur.


Histoire ravivée et mémoire perpétuée en ce 76e anniversaire de l'appel du général de Gaulle lancé à ses compatriotes le 18 juin 1940 depuis Londres. 

Cérémonie au monument aux morts avec le message historique lancé par Charles de Gaulle exhortant ses compatriotes à la «résistance dont la flamme ne doit pas s'éteindre», texte relayé par Jean Bort, ancien combattant de la guerre de 1939-1945 dans les rangs du corps franc Pommiès (un texte dont l'historique est relaté par le général dans ses Mémoires de guerre dont le 1er tome fut publié en 1954 ). Cérémonie avec dépôt de gerbes, celle de la municipalité par les maires adjoints Sylvie Boirie et René Noguère accompagnés par l'adjudant-chef Philippe Collongues représentant la communauté de brigades Vic, Maubourguet, Castelnau-Rivière Basse, et celle des anciens combattants et associations patriotiques par Jean Moïse entouré de Roger Héry et du lieutenant-colonel Louis Maslies.

Josiane Pomès

Communauté de communes : Frédéric Ré candidat.


VIDOUZE. La communauté de communes du Val d'Adour et du Madiranais a tenu un conseil communautaire avant les vacances estivales. À l'issue de la réunion, Christian Bourbon, ancien président de la communauté de communes Les Castels et maire de Lascazères, demande la parole et interroge Frédéric Ré, président de la CCVAM, sur son positionnement sur la future intercommunalité.

Personnellement, il souhaite qu'il soit candidat et propose - avec son accord - de sonder l'assemblée sur son soutien. Vote à mains levées et l'unanimité des membres présents est favorable à la candidature à la présidence de la future intercommunalité. Jean Nadal, maire de Maubourguet, considère la candidature légitime, au même titre que celle des deux autres présidents. Il met l'accent sur sa jeunesse, un atout pour lui. Frédéric Ré remercie vivement les élus ; il y a six mois, il ne pensait pas à être candidat.
Les discussions en commissions thématiques intercommunautaires, les désaccords qui naissent sur les compétences de la future intercommunalité l'amènent à être candidat. Il défendra un projet de territoire basé sur les services répartis de manière équitable, à coût maîtrisé ; il n'est pas favorable à lever plus de fiscalité que de besoin : écoles, base du projet communautaire - voirie, dans le cadre de la définition de l'intérêt communautaire - développement économique, par l'instauration de conditions d'accueil favorables à l'installation d'entreprises.
«Le projet qu'il souhaite pour la nouvelle intercommunalité n'est en fait que la continuité de celui qu'il a porté depuis son élection en 2014 à la tête de la communauté de communes». Il rappelle que cette dernière est elle-même issue de la fusion de trois communautés de communes et qu'à ce titre, pense avoir l'expérience nécessaire, face à une fusion d'importance.
Il conclut : «Ma candidature n'est pas politique» - il n'adhère à aucun parti politique - et est prêt à travailler avec les élus de tous bords, dans le seul intérêt du territoire et de ses habitants. Il souhaite que ce moment démocratique permette la confrontation d'idées, pour l'avancée du territoire, et non une confrontation de personnes.

21 juillet 2016

Fête nationale et festivités.


Si dans la mémoire collective le 14 juillet et la prise de la Bastille ce jour de 1789 restent indissociables de la marche vers la République, il a fallu un siècle de plus - par la loi du 6 juillet 1880 - pour que la République adopte cette date célébrant la Fête nationale. 

Des cérémonies dans des pavoisements tricolores, patriotiques, festifs, chaque année ravivant la trilogie de la devise républicaine «Liberté, égalité, fraternité», à laquelle sont souvent rajoutées, dans les messages des élus, «laïcité, tolérance…». La célébration à Vic était au cœur d'un programme de festivités populaires, depuis l'inauguration du Parc naturel urbain et le feu d'artifice traditionnel jusqu'au festival de gastronomie des Tablées.

J.P.

L'heure «H» pour les Tablées de Vic an II.


Festival populaire de gastronomie, Les Tablées de Vic, événement original local, associé à la célébration de la Fête nationale, aura connu dès le premier soir, le 13 juillet, le succès de fréquentation escompté avec quelque 1.000 convives ! 

Décor nouveau de ballons colorés sous la verrière de la halle, équipe organisatrice et bénévoles portant tee-shirts identifiés, une pléiade de chefs renommés qui font de leur établissement «fixe» ou de leurs véhicules itinérants des lieux de créations gourmandes, des chefs en synergie avec les professionnels de pays, travaillant à vue (c'est le principe du festival) pour le plaisir des yeux avant celui du palais ! En brigade, en duo (partitions au masculin cette année) pour compositions salées, sucrées, harmonies de couleurs et saveurs, que du beau et bon.

L'accueil d'un marché artisanal et de producteurs locaux autour de la halle a ajouté à cette édition une ambiance «vacances» appréciée.

20 juillet 2016

Le challenge des foodtrucks


Ils se sont fait une place dans le monde de la restauration et font mieux qu'y réussir.
Phénomène générationnel sans doute, ils s'inscrivent dans la culture arts de la rue à la rubrique cuisine et même gastronomie ; des origines made in USA peut-être mais avec une «européanisation» et surtout la touche frenchie du bon.
Les foodtrucks - plus ou moins grands véhicules équipés en matériel de cuisine, itinérants, n'ont plus rien de la barraque à frites - proposent des plats et spécialités originales qui valent à certains des renommées et l'inscription sur des guides.
A Vic, les foodtrucks ont fait une apparition aux Tablées de Vic en juillet 2015, et pour cette édition 2016 ont renouvelé le challenge au côté de 23 chefs.
Le déjeuner du 14 juillet, une des innovations 2016 ? Une street food signée par les équipes des Bro'Colis, de Bayonne ; Les Mecs au camion, de Toulouse, et Sur le pouce, de Tarbes. Street food au rang des réussites.

19 juillet 2016

Rencontre pays du Val d'Adour et Patrimoine 65.


La Maison des associations d'Artagnan a été le cadre d'une réunion sous l'égide de Patrimoine 65 que préside Jean-Louis Caillabet, en l'occurrence accompagné par Éric Delgado et Camille ValatLoubère, coordinateurs de projets pour l'association départementale, en partenariat avec le Conseil de développement du Val d'Adour et le collectif Rivages. L'association Patrimoine 65, créée en 2007, a pour mission de promouvoir, animer et soutenir les acteurs du patrimoine de pays des Hautes-Pyrénées. 

Pour mémoire, le Conseil de développement du Val d'Adour «a été créé pour représenter la société civile auprès des élus du territoire ; il se compose de plusieurs commissions/collèges, mettant l'énergie sur l'économie sociale et solidaire». Le patrimoine est une préoccupation du conseil qui a pour projet de reprendre les journées ou le mois du Patrimoine. Infos (http://valadour.fr/). Rivages est un collectif d'associations du Val d'Adour accueilli à Artagnan qui fédère une vingtaine d'associations autour de valeurs d'éducation populaire et de coopération; plus d'infos sur http://www.collectif-rivages.fr

Invitation, donc, à une réunion de travail aussi conviviale lancée en ces termes : «Échanger autour d'un verre sur les projets de valorisation du patrimoine, exprimer des idées ou ressentis sur ce thème, mieux se connaître et préparer ou analyser ensemble, certains rendez-vous culturels et patrimoniaux qui sont organisés par les uns et les autres chaque année». Une trame : projeter la création d'ateliers du patrimoine permettant d'enrichir compétences et expériences mutuelles, mettre en commun les différents matériels, coordonner les actions, réfléchir à des orientations communes ou complémentaires, analyser les actions passées et à venir; enfin, mettre en synergie les dynamismes et énergies dans un souci de mise en commun et de mutualisation».

18 juillet 2016

Frédéric Ré, un candidat très consensuel.


«Il faut laisser la place aux jeunes, lance en souriant sous sa moustache Jean Nadal, le maire de Maubourguet. Ils ont une autre vision du monde que nous, les vieux, ils sont beaucoup plus réactifs.» Accompagné de Clément Menet, maire de Vic-en-Bigorre, et de Roland Dubertrand, maire de Montfaucon, il était présent à leurs côtés en mairie de Vic pour annoncer leur ralliement à la candidature de Frédéric Ré concernant la présidence de la nouvelle intercommunalité. Une candidature extrêmement consensuelle qui va, selon les intéressés, «dépasser les clivages politiques et instaurer une façon pragmatique de travailler».

«Une gouvernance équilibrée»

Au 1er janvier de l'année prochaine, comme partout sur le territoire, les communautés de communes vont fusionner au profit d'autres structures. Exit, donc, les communautés Adour-Rustan-Arros, Val d'Adour-Madiranais et Vic-Montaner au profit d'une «superstructure» regroupant 25.000 habitants.
Le nom n'est pas encore défini, il sera soumis à vote, mais l'on parle déjà de la communauté de communes Adour-Madiran.
«Nous affirmons notre soutien, précise Clément Menet, car il est question désormais de prendre du recul par rapport aux combats politiques traditionnels et de faire passer les intérêts de la population au premier plan.» René Dubertrand acquiesce. «Nous allons vers une gouvernance équilibrée, avec des élus de différentes sensibilités», précise-t-il.
À plusieurs mois de l'échéance, l'affaire semble déjà pliée, soutenue par une sorte d'«union sacrée». Bien entendu, d'autres candidats se déclareront dans les mois qui viennent mais Frédéric Ré est déjà quasiment assuré de bénéficier d'une quasi-majorité pour diriger cette structure dont le siège devrait être établi à Vic-en-Bigorre.

Philippe Abetel

L'élan de la vie.

Au fil du Conseil Municipal du 28 juin.


Au fil du Conseil Municipal du 28 juin



Au fil du Conseil Municipal du 28 juin

Le Conseil municipal s’est réuni le mardi 28 juin à 20 H 30

Lire l’ordre du jour

Parmi les points débattus :

– Office Public de l’Habitat (OPH 65)

En préambule de son ordre du jour, le Conseil Municipal a auditionné M. FALA directeur de l’OPH 65. Celui-ci a rappelé les principes du financement du logement social en France. Ce financement est assuré par des prêts à très long terme (40 à 50 ans) de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) provenant des dépôts des livrets d’épargne. Pour en bénéficier, les OPH ont obligation d’obtenir une garantie des collectivités territoriales compétentes (communes et conseils départementaux). 

Ces garanties sont accordées par toutes les collectivités territoriales en France. Vic-Bigorre fait donc exception ! Le Maire a répondu qu’il ne mettait pas en cause le principe du logement social mais qu’il estimait que les communes n’avaient pas à garantir ces prêts. Il a suggéré à l’OPH de s’adresser à la communauté de communes (qui n’a pas de compétence logement donc ne peut pas garantir…). 

De même, le Maire a signifié au directeur de l’OPH le refus de la commune de prendre en charge la voirie du lotissement les Genets, pour ne pas  se retrouver dans l’obligation de prendre en charge la voirie d’autres lotissements (la prise en charge de ces voiries est prévue par les textes et elle a été systématique sur notre territoire jusqu’à présent vu que les co-lotis payent des impôts comme tous les citoyens vicquois). M. FALA a confirmé que sans garantie de la commune, il ne pourrait plus engager de programmes de construction ou de rénovation à Vic-Bigorre. Voilà où conduit l’entêtement du maire…

– SAUR

Comme chaque année, la SAUR est venue présenter au Conseil les rapports de gestion eau potable et assainissement de l’année écoulée (2015)

Voir le rapport “eau potable “

Voir le rapport “assainissement”

Ces rapports ont été adoptés à l’unanimité

– Finances et subventions

Le Conseil Municipal a adopté la liste des subventions 2016, à l’exception de celle de l’USV Rugby dans l’attente de précisions sur le devenir du club. Le groupe minoritaire s’est abstenu.

Voir liste des subventions adoptée en commissions

– Plan Local d’Urbanisme (PLU)

Il s’agissait d’ “arrêter” (valider) le projet de PLU avant que celui-ci ne soit notamment soumis à enquête publique. Le Groupe d’Opposition a fait une déclaration exposant les raisons pour lesquelles il refusait de voter sur ce projet :

Nous rappelons que la mise en place d’un PLU INTERCOMMUNAL aurait permis l’élaboration d’une organisation territoriale globale et logique de l’urbanisme, dans une vision moderne de notre futur. Elle permettait bien entendu à toutes les autres communes de s’y associer. 

La refonte des Communautés de Communes, loin d’être en opposition avec ce choix, confortait ce besoin de vision globale au plan de l’aménagement agricole, urbain et économique. 

De plus, le PLU INTERCOMMUNAL permettait à la Commune de VIC d’économiser, par les subventions qui allaient de pair, alors que c’est aujourd’hui le seul budget communal qui est obéré par un PLU seulement vicquois. C’est dommage pour VIC et pour les autres communes.

En outre, sur la méthode, nous déplorons l’absence de mise en place d’une commission de travail associant la minorité municipale, comme cela avait été le cas pour le même sujet, lors du précédent mandat. 

Il est bien évident que les réunions obligatoires à destination du public ne suffisent pas à appréhender le fond de cette réforme, et nous rappelons que des élus municipaux, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, doivent voter en connaissance de cause. Nous constatons la réception quelques jours avant le Conseil Municipal d’un document correspondant à l’intégralité du dossier technique relatif au Plan Local d’Urbanisme. Nous déplorons cette communication tardive qui ne nous permet pas un examen de ce dossier très volumineux et technique. 

Cette méthode constitue un déni de démocratie et conduit l’exclusion, de fait, des 50% de vicquois que nous représentons dans cette assemblée. Cette position est d’autant plus critiquable qu’elle concerne un dossier qui détermine l’avenir de notre territoire. Dans ces conditions, notre position sera celle d’un  refus de vote.”

– Questions diverses

Madame CORSINI a lu la déclaration suivante :

“Nous constatons l’utilisation des services municipaux pour des évènements ou manifestations qui ne concernent que l’activité privée du Maire de VIC, ce qui est totalement interdit, les Agents municipaux ne devant servir que des actions d’intérêt public :

  • Utilisation du secrétariat du Maire pour la venue de Bruno LEMAIRE.

  • Utilisation du secrétariat du Maire pour appeler et envoyer des consignes de vote à des votants du parti, lors de la candidature de Clément MENET à la présidence départementale du Parti des Républicains.

  • Utilisation des Agents Municipaux et notamment du secrétariat du Maire pour l’organisation du mariage de Clément MENET, évènement strictement privé.

Nous ne pouvons que déplorer la confusion des genres, et notamment la confusion entre l’intérêt public et l’intérêt privé. Nous refusons de  cautionner en qualité d’élus de telles pratiques.”

Un échange musclé a suivi cette déclaration à l’issue duquel M. le Maire n’a pas accepté que d’autres questions diverses soient posées. Il a en conséquence, clos la séance.

17 juillet 2016

Écoliers chasseurs d'images.


L'édition 2016 du concours photo organisé par le service de la médiathèque de la communauté de communes Vic-Montaner,la 21e, s'est déclinée en deux thèmes. Pour les scolaires invités à s'exprimer (certaines écoles ont proposé, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, une activité photo), «Mon village, mon école»,et pour les adultes, «Trains, gares et voies». Pour les plus jeunes, les classes de cours moyens 1 et 2 de l'école Pierre-Guillard ainsi que celles de l'ensemble scolaire Saint-Martin, plus quelque 45 photographes adultes (avec une forte participation de l'association de l'Accueil des villes françaises, l'AVF Vic), ont soumis au jury plus de 120 photos.

Après l'exposition, la proclamation des résultats et la remise des prix sous la halle, selon un protocole reconduit depuis des lustres, les œuvres sont exposées à la médiathèque de Vic, jusqu'au 3 septembre. Renseignements : 05.62.43.05.25.

16 juillet 2016

Accueil des villes françaises : dynamismes conjugués.


Bien sûr, l‘exercice de l‘assemblée générale donne la mesure de l‘attractivité et du rayonnement d‘une association à travers la présentation des différents bilans. Un exercice qui, lorsqu‘il est exécuté par des administrateurs à la fois rigoureux et respectueux des valeurs de la fameuse loi 1901, témoigne de cette exception culturelle à la française, vecteur de lien social, de mixités . Dans ce registre, l‘association de l‘Accueil des villes françaises (AVF) de Vic est exemplaire, avec en plus un dynamisme pluriel. 

Ainsi, lors de l‘assemblée générale concernant l‘exercice 2015-2016, la présidente sortante (mandat non renouvelable) Chantal Cassou a-t-elle présenté un rapport d‘activité impressionnant, depuis les réunions des conseils d‘administration jusqu‘aux réunions préparatoires d‘événements, en passant par les événements (Forum des associations, contacts avec les nouveaux arrivants et réception de bienvenue, participation au CA de l‘union régionale à Toulouse, Téléthon, goûters avec les résidents des maisons de retraite, concert, projections commentées de carnets de voyage, sorties d‘une journée ou séjours de découvertes...), l‘organisation et planification des ateliers (21 en début d‘exercice, 23 en fin d‘année) assurés bénévolement par des adhérents animateurs parmi les 195 (année 2015-2016) dont 102 Vicquois.

S‘informer et participer . Hors vacances scolaires, l‘AVF Vic tient une permamnence tous les lundis, de 14 h 15 à 16 h 30, au local, 4 bis, rue des Écoles, à Vic-en-Bigorre. Contact : 09.83.32.66.51. Adresse informatique :avf-vic65@bbox. Site internet http ://avf.asso.fr/fr/vic-en-bigorre, pour tout connaître des activités, calendriers, horaires et animateurs . Au «catalogue» : informatique, Scrabble, logique en philosophie, anglais à plusieurs niveaux (conversation, débutants) , gymnastique et step, espagnol, belote, danses de salon, taï-chi, activités créatives, photo et travail sur images, patchwork, mythes et histoires de l‘antiquité, marche matinale... Des questionnaires diffusés, il ressort un intérêt pour la couture et le langage des signes (animateurs recherchés !). Rendez-vous à la rentrée avec l‘équipe renouvelée en conformité avec les statuts.

15 juillet 2016

Attentat de Nice : pleurs en dessins.


Vic danse Venise.


Soirée de ballet de l'école Jean-Pierre Laporte avec les différentes classes du professeur et chorégraphe. Au programme, bien sûr, jazz et classique. Depuis les tout premiers bas de miniballerines auxquelles rien ne manque, du tutu au chignon haut en passant par les strass et diadèmes, jusqu'aux danseuses et danseur pour le ballet original créé par Jean-Pierre Laporte, un bouquet artistique que Sylvie Bauduin, costumière et styliste, pare de mousseline, dentelles, taffetas... 

Eh bien! pour l'édition 2016 de la soirée de ballet, Vic, dont le canal qui ceint le centre-ville reste pour les visiteurs de passage une curiosité, a fait honneur à la cité historique des canaux, cadre d'un des plus beaux carnavals du monde. Sur la scène de l'Octav, sous l'immense masque blanc mystérieux, une cascade des airs de Rondò veneziano pour une succession de pièces illustrant parfaitement la danse classique. 

Rien ne transparaît du travail, de la rigueur, tant la maîtrise acquise au fil des ans dans une discipline artistique certes codifiée se fait grâce et élégance. Applaudissements partagés pour les artistes du spectacle.

J.P

14 juillet 2016

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN.



Constitution du 24 juin 1793

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN

Le peuple français, convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur ; le magistrat la règle de ses devoirs ; le législateur l'objet de sa mission. - En conséquence, il proclame, en présence de l'Etre suprême, la déclaration suivante des droits de l'homme et du citoyen.
Article 1. - Le but de la société est le bonheur commun. - Le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles.
Article 2. - Ces droits sont l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.
Article 3. - Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi.
Article 4. - La loi est l'expression libre et solennelle de la volonté générale ; elle est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse ; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société ; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible.
Article 5. - Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d'autres motifs de préférence, dans leurs élections, que les vertus et les talents.
Article 6. - La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui : elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait.
Article 7. - Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. - La nécessité d'énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme.
Article 8. - La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.
Article 9. - La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l'oppression de ceux qui gouvernent.
Article 10. - Nul ne doit être accusé, arrêté ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Tout citoyen, appelé ou saisi par l'autorité de la loi, doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.
Article 11. - Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l'exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.
Article 12. - Ceux qui solliciteraient, expédieraient, signeraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, seraient coupables, et doivent être punis.
Article 13. - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
Article 14. - Nul ne doit être jugé et puni qu'après avoir été entendu ou légalement appelé, et qu'en vertu d'une loi promulguée antérieurement au délit. La loi qui punirait les délits commis avant qu'elle existât serait une tyrannie ; l'effet rétroactif donné à la loi serait un crime.
Article 15. - La loi ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires : les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société.
Article 16. - Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.
Article 17. - Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l'industrie des citoyens.
Article 18. - Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre, ni être vendu ; sa personne n'est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance, entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie.
Article 19. - Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement, si ce n'est lorsque la nécessité publique légalement constatée l'exige, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.
Article 20. - Nulle contribution ne peut être établie que pour l'utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l'établissement des contributions, d'en surveiller l'emploi, et de s'en faire rendre compte.
Article 21. - Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.
Article 22. - L'instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l'instruction à la portée de tous les citoyens.
Article 23. - La garantie sociale consiste dans l'action de tous, pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits ; cette garantie repose sur la souveraineté nationale.
Article 24. - Elle ne peut exister, si les limites des fonctions publiques ne sont pas clairement déterminées par la loi, et si la responsabilité de tous les fonctionnaires n'est pas assurée.
Article 25. - La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.
Article 26. - Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d'exprimer sa volonté avec une entière liberté.
Article 27. - Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres.
Article 28. - Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.
Article 29. - Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents.
Article 30. - Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.
Article 3 1. - Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n'a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
Article 32. - Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l'autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.
Article 33. - La résistance à l'oppression est la conséquence des autres Droits de l'homme.
Article 34. - Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.