31 août 2016

Gavarnie-Gèdre : «Le fleuron des Pyrénées».


Mariage d'amour et de raison, c'est l'événement qui a permis aux villages de Gavarnie et de Gèdre de n'en former plus qu'un, pour le plus grand plaisir des visiteurs.

- Localisation : à 72 km de Tarbes et à 31 km d'Argelès-Gazost.
- Population : 145 habitants.
- École : regroupement scolaire avec 2 classes.
- Mairie : village, 65120 Gavarnie, tél. 05.62.92.48.12.
- Superficie : 82,54 km.
Un paysage à couper le souffle et la montagne que l'on peut toucher ! Le slogan publicitaire de Gavarnie-Gèdre, «L'émotion grandeur nature», n'est Gavarnie-Gèdre, «L'émotion grandeur nature», n'est pas usurpé. Il faut dire que le site est si exceptionnel que les trois cirques glaciaires de Garvarnie, Estaubé et Troumouse qui font partie du site franco-espagnol Pyrénées-mont perdu, sont donc, depuis 1997, inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, autant pour ses valeurs culturelles que naturelles. L'administration de Gavarnie-Gèdre se fait donc à trois, Christian Bruzaud est le maire délégué de Gavarnie, Jean-Claude Roudet celui de Gèdre et Michel Gabail est l'heureux premier magistrat des deux communes réunies. Le premier est un pur produit local. Originaire de Gavarnie, il y a grandi et y travaille notamment dans son établissement, une brasserie ouverte à l'année, appelé Les Glaciers : «J'ai des attaches familiales ici et pour moi, cela représente une continuité. Ici, si on n'aime pas la neige, il ne faut pas rester là. Il faut aussi y passer l'automne». Visiblement, les habitants ne s'y ennuient pas grâce à l'activité générée par ce lieu magique au cœur du Parc national des Pyrénées : «Nous fonctionnons hiver comme été, avec la randonnée et le ski, même si 70 % de nos visiteurs sont là pour la période estivale». Avec près d'un million de visiteurs par an, les responsables ont aussi eu à gérer la circulation, nocive dès lors que les périodes d'affluence arrivaient. À l'instar d'autres joyaux comme Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot, Gavarnie s'est doté d'un parking payant obligatoire et cela fonctionne plutôt bien. Les touristes apprécient vraiment de pouvoir déambuler tranquillement sur le chemin le plus prisé, celui qui mène au Cirque, mais pas seulement : «Bien sûr qu'il y a tout ce qui tourne autour, c'est l'axe depuis le village, on peut aussi le découvrir en balcon depuis les alentours».
Depuis trente et un ans, la culture s'est même invitée au beau milieu du Cirque avec le célèbre Festival de Gavarnie qui permet de voir des pièces de théâtre classiques en plein air, au mois de juillet, durant une quinzaine de jours. Le chemin se fait à pied et le retour aux flambeaux. La beauté jusqu'au bout de la nuit.

église et chapelle

Gavranie-Gèdre, c'est l'histoire d'une commune qui était, à l'origine, un point de passage et un endroit de pastoralisme : «En 1800, la principale activité était la terre, l'agriculture et les estives. Après, les gens ont commencé à résider sur place mais ici, cela a toujours été un chemin de passage avec le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. C'est d'ailleurs pour cette raison que la chapelle du Bon-Port, datant du XIIe siècle, de l'église Saint-Jean-Baptiste est classée elle aussi au patrimoine mondial». Un endroit qui est aujourd'hui accessible aux familles avec des activités pour tous les âges, hiver comme été : «Ce que l'on fait l'été, promenades, rando, on peut le faire en hiver avec des balades à raquettes ou du ski de fond, entre autres».
michel gabail > Maire de Gavarnie-Gèdre. Originaire de ce bel endroit, Michel Gabail fait partie des trois têtes qui dirigent la commune avec ses collègues de Gèdre et Gavarnie. Défenseur acharné de son petit coin de paradis, il est intarissable sur les beautés qui l'entourent : «Je suis parti travailler ailleurs mais je suis revenu. Ce site est superbe et le Cirque change toujours tout en restant le même, cela dépend des saisons, des couleurs, du soleil. Ici, les saisons sont toutes belles avec leur diversité. Ici, les touristes viennent pour la beauté du lieu, ils savent ce qu'ils veulent. On vient à Gavarnie comme on va au Mont-Saint-Michel. 90 % des gens savent déjà ce qu'ils veulent voir, ce qu'ils veulent faire. Ils aiment la splendeur des paysages, la promenade est tellement belle. Nous sommes là pour leur expliquer comment on peut visiter, ils découvrent des chemins sur l'ensemble du massif. Pour moi, c'est la plus belle destination des Pyrénées, je dirais même que nous sommes le fleuron des Pyrénées».
janine >Commerçante à Gavarnie. Comme tous ceux qui parlent du village avec passion, Janine est née à Gavarnie. Cette commerçante, elle tient le magasin de sport Altiglisse, est aux petits soins pour les heureux clients du gîte qu'elle tient en plein cœur du village et ne se lasse pas de parler de sa belle commune : «Même mes grands-parents étaient d'ici. J'ai fait des études, bien sûr, alors je suis partie mais ensuite, je suis revenue ici. C'était mon souhait, il y a tout à faire ici, dans un périmètre réduit, et je ne vous parle pas de la vue. Pour les amoureux de la rando, c'est magique de partir sac à dos une journée entière». Des choses que Janine ne peut réaliser en ce moment en pleine saison : «Je ne peux même pas aller aux champignons mais on en profitera en automne . Mis à l'intersaison, nous aussi on se régale, on fait des randonnées».

Vu par ses habitants… Une curiosité

Un patrimoine protégé

Un paysage magique de montagne posé sur le mont Perdu, un massif calcaire dont le sommet culmine à 3.355 m. Il faut noter que le site entier représente une superficie de 30.639 ha et que du côté espagnol déjà, il est tout à fait exceptionnel. En effet, il existe deux canyons qui sont les plus profonds d'Europe et de ce côté-ci, les trois cirques glaciaires qui complète cette montagne magnifique. Avec le classement au patrimoine mondial, le site peut s'enorgueillir aussi d'avoir préservé son environnement. Il est resté inchangé au XXe siècle dans ce seul endroit des Pyrénées et s'impose comme un témoignage d'une vie d'autrefois dont les vestiges, fermes, hauts pâturages et routes de montagne. Un lieu unique, comme le décrit le guide pratique, «où la nature et les hommes se sont entendus pour offrir le meilleur, un territoire respectueux de s traditions montagnardes et berceau du pyrénéisme».

30 août 2016

À l'ombre des arbres les secrets de Massey.


Le jardin Massey attire toujours autant de monde, depuis le milieu du XIXe siècle. Mais que savez-vous de ses secrets, de ses coulisses ?

e havre de paix en plein centre de Tarbes ne s'est pas construit en quelques jours et cette impression de parc naturel, c'est du travail. Rencontre avec William et Christophe qui nous livrent les petits secrets du jardin.
C'est une équipe de sept employés et d'un agent de maîtrise qui sillonnent tous les jours le parc afin qu'il soit parfait. Les travaux divergent en fonction des saisons mais l'objectif reste la même : rendre le jardin agréable au public.
Les mois de mai et juin sont généralement le moment où les feuilles sont ramassées, puis arrive le temps des plantations. Ce sont environ 15 à 20.000 plantes par an qui sont introduites dans le jardin, le suivi est donc de rigueur !

L'environnement avant tout

Le petit plus du jardin Massey et de ses plantations, c'est l'arrosage. Beaucoup utilisent le système d'arrosage automatique, comme on peut les voir dans les champs. Mais au jardin Massey, c'est un arrosage «d'irrigation» qui est utilisé.
Cet usage existe au jardin depuis très longtemps et permet d'irriguer les espaces verts ainsi que les arbres. Tous les petits ruisseaux que l'on peut trouver au jardin servent à arroser. Grâce à une multitude de tuyaux sous terre et aux barrages créés dans les petits ruisseaux, les espaces verts sont immergés dans l'eau. Cette pratique se fait toutes les 4 ou 5 semaines, ce qui permet d'arroser sans perte puisque l'eau vient du puits ou bien des pluies. Grâce à ce système d'infiltration, les arbres ont des racines plus solides et plus profondes, ce qui leur assure plus de force et de maintien.
C'est une économie d'eau que réalise la mairie en utilisant cet arrosage et en ces périodes de chaleur, il est bon de ne pas gaspiller.

Un havre de paix

Le jardin Massey est aussi un lieu d'échange et de convivialité. À l'ombre des arbres, beaucoup de familles viennent se balader, on y croise aussi de nombreux coureurs.
«On croise souvent les mêmes personnes et on échange avec eux. C'est plaisant de pouvoir partager avec les gens», raconte William. Un jardinier est toujours de permanence, tout au long de l'année, afin que le parc soit toujours bien entretenu. Les passants aiment discuter avec eux pour avoir quelques conseils sur les plantes ou simplement pour le plaisir de partager de bons moments. Les nombreux massifs de fleurs sont souvent pris en photo et les bancs très convoités.
Il existe une aire de pique-nique pour ceux qui souhaitent profiter d'une pause déjeuner au calme de la ville. Vous l'aurez compris, c'est un endroit familial et reposant, où la diversité règne.
«C'est le poumon de la ville, une bulle d'air qui permet de s'évader un instant», ajoute le jardinier.
La tâche des jardiniers est insoupçonnable et peu de gens se rendent compte de la charge de travail. C'est souvent le cas dans les parcs, on ne se doute pas de tout ce qui est fait en coulisses. Ce sont des aspects que le public ne voit pas mais qui, pourtant, contribuent à la beauté du lieu.

Les animaux sont chez eux

Les animaux occupent le jardin Massey, et petit à petit, ils en ont fait leur maison. Les responsables du lieu ont tout fait pour que ces animaux soient comme chez eux, ils ont créé un véritable équilibre naturel. Les temps ont changé et c'est une volonté de la ville de ne plus utiliser d'insecticide et de favoriser la nature. La faune sauvage est une solution pour lutter contre les insectes et les nuisibles. «C'est en laissant faire la nature que l'on a les meilleurs résultats», explique William, employé au jardin.
Il faut savoir que les canards, les paons, les écureuils, les oiseaux, sont en semi-liberté puisqu'ils mènent leur vie sans intervention humaine. Seule la nourriture vient de la main des employés, ils leur ont aussi construit des abris afin de sédentariser les espèces. Une technique qui s'avère payante puisque depuis des années, certaines espèces reviennent et des naissances ont lieu dans l'intimité du parc. Des nichoirs ou bien des hôtels à insectes sont dispersés dans le parc.
C'est un apport ludique pour les enfants mais aussi une contribution à la vie des animaux. Tout est mis en œuvre pour garder un équilibre naturel, la solution est d'utiliser la faune pour combattre les nuisibles. C'est un véritable cycle qui s'est installé à Massey.
La biodiversité est au rendez-vous. Depuis plus de dix ans, les employés œuvrent pour faire du jardin Massey un lieu agréable pour le public et naturel pour la faune et la flore.
Afin de plaire même aux plus jeunes, une miniferme a été reconstruite avec une ânesse, deux biquettes et quelques poules. Il est évidemment interdit de donner à manger à tous les animaux que l'on peut croiser dans le parc, mais comment résister… Il faut cependant penser à leur santé ! «Tous les jours, des seaux entiers de pain sont ramassés, les animaux se régulent tout seuls mais on ne peut pas laisser autant de nourriture. Ça profite seulement aux poissons qui vivent en totale liberté et sans intervention humaine», explique Christophe, l'un des responsables du jardin.
Les animaux font partie de la vie du jardin mais très peu se doutent du travail fourni en coulisses. C'est un travail de tous les jours pour les employés, peut importe la saison, ils sont toujours là pour veiller à l'équilibre naturel.

William : «Travailler ici quel bonheur !»

Les artistes de ce parc sont souvent méconnus. William travaille au jardin Massey depuis dix-neuf ans et c'est pour lui une véritable passion. «J'aime me lever le matin pour venir travailler ici, regarder le changement de la nature au fil du temps et y contribuer, quel bonheur!», explique William, jardinier à Massey. Le parc est en constante évolution et ce qui lui plaît le plus, c'est la botanique. Travailler sur la relation entre les végétaux et le monde animal, c'est le thème central du jardin et William y contribue. Lorsqu'il parle du jardin, on sent en lui cette passion et son investissement est total. Incollable sur tous les sujets qui touchent de près ou de loin au parc, ses conseils sont précieux.
Les nouvelles variétés, c'est son domaine et le parc n'en est que plus riche d'avoir dans ses rangs un passionné comme lui. Dix-neuf ans qu'il prend soin de ce beau jardin, et il en a connu des péripéties.
À commencer par la tempête qui a frappé le département en 1999. Ce jour-là, ce sont 150 arbres qui sont tombés. On lit d'ailleurs l'effroi sur son visage lorsque le sujet est abordé. «C'était terrible, je ne sais pas si vous vous imaginez mais pas une seule allée n'était dégagée après la tempête. On ne pouvait même pas avancer et les dégâts étaient considérables. Le parc a été fermé pendant trois semaines et 200 arbres ont été replantés», explique William.
Ce genre d'anecdote marque et reste en mémoire. Les jardiniers sont les gardiens du parc. Ils sont là pour le maintenir en vie mais aussi pour le rendre plus beau chaque jour qui passe.

29 août 2016

Le service et la part des épouses valorisés.


Certes, lors des départs de cadres, chefs de service de la fonction publique d‘État, aux rangs supérieurs de la hiérarchie civile ou militaire, qu‘il s‘agisse d‘affectation nouvelle ou de l‘accès au statut de retraité en fin de carrière, il est rendu hommage au professionnel. Ainsi, pour le lieutenant Serge Dumanoir, commandant la communauté de brigades Vic, Maubourguet, Castelnau qui, après 4 années en Val d‘Adour, a rejoint Tulle et la 7e Compagnie d‘instruction des gendarmes adjoints volontaires et des élèves gendarmes. 

À n'en pas douter, une nouvelle page, pédagogique, pour la transmission d‘une expérience forgée au cours de 20 années de terrain en métropole, ainsi que 10 années dans les départements et collectivités d‘outre-mer, à partager avec de jeunes recrues. Bien sûr, dans les interventions du commandant Jean Bouldoires, de la compagnie de Tarbes, rappelant que «la formation est un enjeu majeur», à Jean-Louis Curret, président de la communauté de communes Vic-Montaner (collectivité territoriale qui compte la gendarmerie de la rue Osmin-Ricau dans son patrimoine), en passant par Jean-Paul Pène, premier adjoint représentant le maire de Vic, et jusqu‘au major Jean-Pierre Quadri, second du lieutenant Dumanoir pour la COB, chacun aura souligné la qualité du service, des échanges institutionnels, professionnels et amicaux, les relations de confiance.

L‘émotion partagée

Si le lieutenant ne manquait pas de remercier ses collègues avec lesquels «tant a été partagé», le major Quadri qui l‘a secondé efficacement («nous avons su travailler de concert, en parfaite intelligence»), il rendra un hommage public à son épouse Nathalie. En effet, le lieutenant Dumanoir rejoindra seul son affectation corrézienne, dernière étape de son parcours professionnel ; l‘occasion de dédier à Nathalie une déclaration qui pourra aller droit au cœur des épouses de militaires et gendarmes en l‘occurrence. Une épouse «qui m‘a toujours soutenu dans les moments difficiles (...), qui appartient à la catégorie de ces épouses de gendarmes qui mettent parfois leur carrière en sommeil au détriment de la nôtre. Merci beaucoup car depuis toutes ces années, je te dois beaucoup. Et aussi quel courage! une vie rythmée à celle des aléas de la gendarmerie, sans compter 11 déménagements !«. La certitude ? Une absence en pointillé pour des liens forts que Serge Dumanoir confiera :«Je garderai toujours un œil rivé vers le Sud que j‘aurai hâte de rejoindre chaque fin de semaine ou presque!».

28 août 2016

Petit cours sur la microbiologie des sols et sur ses conséquences en agriculture.

Canyoning : une découverte à la portée de tous.


Il arpente les canyons des Hautes-Pyrénées depuis treize ans. «Fifye» propose de vivre une expérience inoubliable, à mi-chemin entre la nage et la marche. J'ai testé pour vous la descente du canyon d'Héas.
Époustouflant. Amateurs de montagne, friands d'activités aquatiques et assoiffés de découvertes, le canyoning est fait pour vous. Descendre la montagne non pas par le sentier, mais par la rivière. Une activité à tester. Et c'est avec «Fifye»(prononcez «Fifaille»), que nous vivrons l'aventure. «Rendez-vous sur la place de l'office de tourisme de Gèdre.» à vrai dire, c'est là que tous les organismes de canyoning se retrouvent. à nous de trouver le nôtre. «Fifye» est facilement reconnaissable avec sa camionnette éponyme. Le groupe fait connaissance et chacun remonte dans sa voiture pour dix petites minutes, direction le cirque de Troumouse.

Un équipement de choc

Deux possibilités : «Soit on se gare à l'entrée du canyon, soit à la sortie». Première épreuve : enfiler la combinaison en néoprène. «On est d'accord, c'est dur à mettre mais il est strictement interdit de faire pipi dedans, prévient «Fifye». Je préfère qu'on s'arrête pendant le canyon, pas de soucis.» Étape n° 1 : mettre le pantalon. Assis, debout, accroupi, on tire, on plie, on tente de faire glisser avec des poches plastique, on retire. «C'est serré», confie Colin, transpirant. Et ce n'est pas fini ! Étape n°2 : les chaussettes. Étape n°3 : la veste.

La sécurité avant tout

En attendant le grand départ, on profite du paysage. Nous sommes au cœur de la montagne. Les couleurs se mélangent. Il y a du vert, du bleu, du marron, du beige. Quel calme! «Tout le monde est prêt ?» Vérification du matériel et c'est parti. Après la (très) petite marche d'approche, un briefing s'impose. «On est là pour s'amuser mais pas au détriment de la sécurité», rappelle le moniteur. Casque enclenché. Baudrier ajusté. Combi fermée. La mise à l'eau peut commencer. L'environnement nous fait vite oublier sa fraîche température. Des arbres et des cascades nous entourent. L'eau, transparente, laisse voir les poissons. L'immense montagne nous fait sentir tout petit. Les premiers déplacements sont réalisés avec douceur. Les roches sont très glissantes. De toute façon, avec «Fifye», on prend son temps. «On passe en dernier parce que c'est un canyon très fréquenté et je ne veux pas être pressé par les autres groupes.» L'excursion se poursuit par des passages inattendus : dans un trou, sous une cascade et sans oublier les sauts. «Tu réfléchis pas et t'y vas !», confie Néo après le saut de la mort. Les plus raisonnables se contenteront du toboggan du psychopathe. De l'adrénaline que chacun gère en fonction de ses envies. «Fifye» ne force personne. Et il est patient avec ceux qui hésitent. C'est un toboggan éjectable qui clôture l'aventure. «C'est un soulagement d'enlever la combinaison», s'exclame Maxime avant de rejoindre ses amis pour crier en cœur : «C'était génial !»

Le plus d'infos

Sortie à la demi-journée, journée ou séjour (Sierra de Guarra). Renseignements : ww.fifye65.com ou au 06.17.69.51.93.
«Fifye» propose également des activités de spéléologie et des sorties randonnées.

Portrait

«Fifye» : de l'informatique au plein air

Un citadin qui devient un amoureux de la nature. C'est l'histoire de «Fifye». Originaire du Mans, ce n'est qu'à 30 ans qu'il découvre les activités de montagne. Sa première passion : l'informatique. «J'ai été muté à Toulouse. J'avais des amis qui habitaient à Argelès-Gazost et ce sont eux qui m'ont fait découvrir le milieu de la montagne», confie le Sarthois. Un choc pour le novice. Il accompagne ses amis dans leurs sorties et en 2007, il décide de passer les brevets d'État. «J'ai commencé en tant qu'accompagnateur puis, en 2009, j'ai passé celui de spéléo-canyon.» Parce que oui. En plus d'être moniteur de canyon et accompagnateur en montagne, «Fifye» raffole de spéléologie. «C'est l'ambiance, très particulière, des grottes qui m'a marqué.» Zen. Silencieuse. Apaisante. Mais étouffante pour d'autres. «L'activité est encore peu connue. Du coup, les gens qui viennent sont souvent déjà intéressés par cet univers», confie le moniteur. Des expériences uniques et passionnantes que «Fifye» veut partager : «J'aime prendre du plaisir et découvrir un milieu naturel uniquement accessible par une technique. Et partager cette aventure me plaît encore plus». Dans la conception de son activité, il privilégie la nature au-delà de la performance. «ça reste un milieu naturel, donc il faut être très vigilant. J'ai envie que les gens s'amusent mais je dois aussi les protéger.» Trouver le juste milieu et s'adapter aux gens, c'est la mission de l'informaticien, dorénavant passionné d'activités en plein air.

27 août 2016

Lactalis: boycottons cet industriel du lait et conspuons le président de la FNSEA.


«Défendre l'identité de la France, c'est aussi sauver nos éleveurs»


«Défendre l'identité de la France, c'est aussi sauver nos éleveurs»NATACHA POLONY


La campagne présidentielle s'ouvre, et déjà l'on nous assure qu'elle se jouera autour d'un thème: l'identité. Comme pour vérifier l'augure, nous nous trouvons obligés de rappeler que la France est un pays où les femmes ne sont pas considérées comme coupables du désir qu'elles inspirent, un pays où n'existent que des individus, et non des communautés, un pays où, par respect pour les autres et dans un souci de paix civile, on ne porte pas ses croyances en étendard. Oui, tout cela dessine les contours d'une identité. Mouvante, complexe, mais forgée par des siècles d'histoire.


Alors soit, débattons de l'identité de la France. Mais débattons-en vraiment. Car il est frappant de voir combien les candidats à l'élection présidentielle souffrent sur la question d'une curieuse hémiplégie. Soyons clairs: les grandes proclamations sur la France, son passé, son patrimoine… ne sont que du vent si l'on ne se préoccupe pas de revivifier son tissu industriel, agricole et artisanal. Prétendre préserver la nation alors qu'on est acquis à un modèle de développement économique dicté par les fausses évidences de l'idéologie libre-échangiste est au mieux une incohérence coupable. Cela revient, en tout cas, à confondre la mondialisation, qui est un fait, avec la globalisation, qui est un impérialisme juridique et culturel, et dont le libre-échange est l'arme.

Sans doute est-ce pour cela que l'on trouve nos compétiteurs beaucoup plus à l'aise pour réclamer des lois sur les signes religieux que pour apporter des réponses à des producteurs laitiers à l'agonie. Ils n'ont pas compris qu'une France qui perdrait ses élevages familiaux et les pâturages qui lui ont donné son visage, une France qui ne serait plus couverte que de fermes-usines et de zones d'activité avec hypermarché, McDo et autres fast-food ne serait plus cette nation qui a pu offrir au monde Chambord, Voltaire, Victor Hugo ou Monet. 

L'illusion de la compétitivité

La crise laitière, pourtant, nous apprend par quels mécanismes la France est en train de s'autodétruire. D'abord une entreprise, Lactalis, numéro un mondial, tellement enorgueillie de son statut de multinationale que son patron, Emmanuel Besnier, n'éprouve même pas le besoin de prendre ses responsabilités et préfère envoyer dans les médias son directeur de la communication, Michel Nalet, s'exposer (voire se faire malmener) à sa place. Lactalis, donc, trouve normal de profiter de son quasi-monopole pour payer 25 centimes un litre de lait qui coûte 39 centimes à produire (quand ses concurrents le payent 28 ou 30 centimes, et même 40 centimes pour la fromagerie Bobin à Coulommiers), et de réaliser une marge de 10,5 %. Notons que Lactalis, qui refuse de publier ses comptes, a tout de même dû déclarer lors du rachat de l'italien Parmalat un bénéfice de 1,78 milliard d'euros sur un chiffre d'affaires de 17 milliards. Oui, il y a des secteurs économiques qui se portent plutôt bien. Ceux dans lesquels une usine peut produire des dizaines de milliers de camemberts par jour avec… deux salariés.

Pourquoi en est-on arrivé là? Parce qu'un syndicat majoritaire, la FNSEA, qui cogère l'agriculture avec le ministère depuis soixante ans, a cru bon pendant tout ce temps de conseiller aux paysans de vendre toujours moins cher en baissant toujours plus la qualité pour «rester compétitifs» ; parce que la grande distribution a exigé des prix toujours plus bas en faisant croire qu'elle œuvrait pour le «pouvoir d'achat» des ménages ; parce que des politiques ont applaudi à cette mise en concurrence généralisée dans laquelle nos paysans, avec leurs contraintes sociales, avec aussi les contraintes d'une configuration géographique qui détermine la qualité de leur lait mais augmente les coûts de production, ne pouvaient qu'être laminés.

Pourtant, il y a des éleveurs heureux. Bernard Gaborit, en Mayenne, produit un lait bio d'une qualité exceptionnelle que les consommateurs acceptent de payer son juste prix. Il n'est heureusement pas le seul. Et ce sont ces gens qui perpétuent l'identité vivante de la France. Encore faut-il que le pays se mobilise pour eux. Encore faut-il que les programmes politiques ne soient pas remplis de considérations sur la «compétitivité» qui devrait nous contraindre à baisser indéfiniment les coûts de production, et donc la qualité, pour nous aligner sur des pays qui ont fait de l'agriculture une industrie comme les autres, et de toutes les industries des machines à faire du profit hors sol et hors frontières. Hélas, on cherche en vain dans les livres dont ils nous gratifient la moindre ligne qui esquisse une réflexion sur les ravages de la grande distribution ou la réorientation de la consommation vers les emplois nationaux.

Le principal défi de cette campagne est là: perpétuer la France en persuadant les Français que chacun de leurs achats est un choix politique, celui de sauver ou non des emplois, des savoir-faire, un mode de vie. Dire que la France est fière de son passé, de ses valeurs, mais aussi de ses PME, de ses artisans et de ses paysans, parce qu'ils sont l'incarnation vivante de cet art de vivre qui résiste encore et toujours à l'uniformisation par la médiocrité consumériste.
 

Danse orientale : rentrée avec Wasolunké.


15 ans pour l'association Wasolunké, créée en 2002 par trois amies - Laurence Pécantet, Caroline Noguès et Denise Vidalé - et toujours la passion relayée des rythmes et couleurs d'expressions féminines qui vont au-delà des chorégraphies, du continent africain, d'abord, puis de l'Orient, depuis quelque cinq ans. 
Danse orientale donc avec une rentrée programmée le mardi 13 septembre prochain, sous la conduite aujourd'hui de Nathalie Ben Hassime sur le plancher de la salle Canal à la Maison des associations. Pour des cours tous les mardis : de 19 heures à 20 heures , cours aux «avancés» ; de 20 heures à 21 heures, aux débutants.

Tarif : 16 € / mois ; cours de septembre gratuits.
Pour plus d'infos, contacter Laurence, au 06.85.19.48.56; Denise, au 06.33.87.53.56, ou Caroline, au 06.60.62.63.26.

26 août 2016

La Saint-Jacques a été dignement fêtée.


Le public était nombreux pour la fête de la Saint-Jacques autour de l'orgue dont la municipalité prend grand soin. La manifestation culturelle, pour sa 5e édition, proposait un ensemble musical d'un genre un peu particulier ayant pour titre «De Bach à Piazolla» préparé avec beaucoup de sérieux. À l'orgue et au piano : Odile Sablayrolles, titulaire de l'orgue Saint-Martin de Vic-en-Bigorre, professeure d'éducation musicale et chant choral, qui participe activement à la réalisation des concerts et ne ménage pas son temps et son énergie pour faire sonner le bel orgue de Sauveterre.

Elle était accompagnée d'un trio à vent avec Michel Doubrère, clarinettiste local; Dominique et Marie-Hélène Berio au basson et au hautbois. Ces trois musiciens amateurs jouent ensemble dans des orchestres parisiens : l'Harmonie du chemin de fer du Nord, orchestre symphonique national des chemins de fer. Ils se produisent avec des formations de musique de chambre, et notamment en trio d'anches.
Le programme proposait à l'écoute des œuvres, mais aussi des compositeurs très peu connus comme Germaine Tailleferre ou Jacques Leclair (tous deux contemporains).
Le concert très réussi s'est terminé par un «Printemps à Buenos Aires» très applaudi. Le verre de l'amitié offert par la municipalité a rassemblé les participants donnant l'occasion d'excellents échanges avec les musiciens.

25 août 2016

Une route, une histoire et des valeurs.


Lorsque l‘avenir prend ses racines dans l‘histoire locale auréolée du romanesque littéraire de cape et d‘épée, on mesure l‘exception culturelle française rayonnant jusqu‘à l‘Europe ! La route d‘Artagnan, dont le panneau a été inauguré à l‘étape artagnanaise, est à la fois prometteuse et déjà porteuse de valeurs. Le maire de la commune, Stéphane Étienne, entouré notamment de son conseil municipal, d‘Isabelle Lafourcade et Bernard Poublan, conseillers départementaux ; d‘Alain Libéros, président fondateur de l'Association de la route européenne d'Artagnan, Area (www.route-dartagnan.eu) relayée par l'association locale que préside Daniel Fourrage.

«Tous d'Artagnan» , rappellera les liens de la commune avec l‘illustre personnage, mousquetaire du roi, depuis sa mère, Françoise de Montesquiou, jusqu‘à ce jour. Oui, «le château des comtes d'Artagnan existe bel et bien. Même s'il ne se visite pas (c'est une demeure privée), il est visible de la rue. Ruiné en partie par un incendie en 1934, il ne reste de sa partie médiévale que les deux tours. On peut voir également, près du portail d'entrée, un moulin magnifiquement restauré ainsi qu'un platane plusieurs fois centenaire». Après avoir évoqué la statue érigée devant la Maison des associations, «en 2010, nous inaugurions la statue de d'Artagnan de l'artiste Claude Brugeilles, œuvre contemporaine, originale, évoquant la dimension intemporelle du gentilhomme gascon immortalisé par le roman d'Alexandre Dumas», le maire confirmait la volonté municipale : «Au regard de son passé, la commune d'Artagnan ne pouvait qu'adhérer à l'Association européenne de la route d'Artagnan, d'autant plus que les objectifs poursuivis sont totalement partagés».

Et d‘en souligner l‘essentiel : «Promouvoir la diversité culturelle ; travailler en réseau dans un esprit de coopération et de solidarité, c'est retrouver les valeurs héritées des mousquetaires, le fameux «Tous pour un, un pour tous» ; développer le tourisme durable des territoires traversés, c'est permettre aux habitants de vivre au pays et partager savoirs, savoir-faire et savoir être avec les randonneurs».
Perspectives. L‘ouverture de la route donnera lieu à un bilan, d‘une part avec les cavaliers utilisateurs sur le tracé dans le département, et puis avec la collectivité territoriale (conseil départemental des Hautes-Pyrénées) concernant Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR) et les aspects touristiques.

Vacances de proximité intercommunale.


Depuis l'été 2011, la commune d'Andrest, associée à celle de Siarrouy, collabore avec la fédération Léo-Lagrange 65 pour proposer un accueil de loisirs aux enfants de 3 à 12 ans. Municipalités rompues aux pratiques intercommunales et qui ouvrent donc le service estival aux enfants des communes environnantes ; en l'occurrence Aurensan, Marsac, pour une promotion de juillet qui a rassemblé jusqu'à 50 participants (au demeurant nombre limite de l'effectif). Du côté de l'équipe d'animation, Laeticia, Didier, Prescillia, Angélique, Cindy, Anthony, des objectifs ludiques bien sûr, aussi bien sportifs que de découvertes patrimoniales, d'échanges avec d'autres structures que la préparation de la fête de clôture ! 

C'est ainsi que du marché à Maubourguet à l'accrobranche à Aignan, de la piscine de Vic à Ludina de Mirande, des sorties à vélo aux alentours jusqu'à la dégustation des Confitures de Solange à Campan… le succès a ponctué les propositions du programme. Tradition festive de la dernière soirée avec au menu, outre le buffet gourmand à partager avec les parents, un concours de pétanque et les élections de Miss et Mister Camping ! Les vacances de juillet 2016, à l'accueil de loisirs ? Un indice de satisfaction au top !  

J.P.

24 août 2016

Chaude semaine dans le département.


L'été redevient brûlant. L'épisode de fortes chaleurs qui concerne tout le Sud-Ouest jusqu'à vendredi n'épargne pas les Hautes-Pyrénées. Contrairement aux Pyrénées-Atlantiques, Météo France n'a toutefois pas placé la Bigorre en vigilance jaune canicule. Hier, il a fait 33° à Tarbes, alors qu'à Pau, la température ressentie a atteint 40°. Dans les Hautes-Pyrénées, c'est à Lomné qu'il a fait le plus chaud avec 34,6°. Jusqu'à vendredi, le mercure va osciller au plus fort de la journée entre 30° et 35°. Si on se situe dans des valeurs nettement au-dessus de la moyenne - 25° - pour la période, on n'atteint pas des records de chaleur. Le mercure était en effet monté à 39° le 13 août 2003, année de la canicule.
Les jours ont nettement diminué et, la nuit, la température redescend entre 16° et 18°.
On ne se trouve donc pas dans un épisode de canicule, mais seulement sur une semaine de fortes chaleurs au-dessus des moyennes de saison. C'est d'ailleurs la tendance générale pour tout le mois d'août, en dehors de période de rafraîchissement au début du mois et entre le 18 et le 20 août. Bref, les vacanciers bénéficient d'une très belle semaine avant de reprendre l'école ou le travail, la semaine prochaine. Cependant, les Haut-Pyrénéens le savent bien, il y aura encore de très belles journées en septembre et octobre. Le Sud-Ouest bénéficie, et ce de manière récurrente, d'une belle arrière-saison.

23 août 2016

Mocker's d'ici et rock intemporel.


C'était bien une première à Vic, dans le cadre de la soirée ambiance bickers-rockers, que la prestation des Mocker's 70. Premier concert sur la scène vicquoise de cette formation, un groupe de 7 aux instruments, au micro et à la technique. 

Dont 3 guitaristes (Joël, rythmique; Lionel, lead guitar, et Loïc, basse); 2 au chant (Sandra et Valérie), 1 à la sonorisation (Anne); des amis, bien sûr, certains en couple, du groupe qui a accueilli Dominique à la batterie, ajoutant le paramètre «collègues commerçants». 

Pour Sandra, de la boutique Entre copines; Anne, de celle Au Masculin; Dominique, de Cosy Cuisines, qui avaient adhéré à l'idée d'Alban, de Picoti&Picota, pour cette soirée du 6 août, l'expression de talents, il faut bien le dire, généralement méconnus des Vicquois ! À l'évidence, des ressources locales artistiques . Nous y reviendrons.

JP.

22 août 2016

Après le «vide» un gaveur refait surface.


Maire de Guizerix et gaveur de canards, Jean-Michel Lebihan a repris sa production le 28 juillet dernier. Mais il estime que la période de vide sanitaire observé pendant trois mois est «indispensable».
Une deuxième bande de 672 canards élevés dans le village voisin de Castelvielh est arrivée ce vendredi 12 août dans la salle de gavage de Véronique et Jean-Michel Lebihan, à Guizerix, depuis la fin du vide sanitaire le 28 juillet dernier. C'est un peu comme si leur exploitation renaissait après trois mois de «jeûne». Entre le 26 avril et le 28 juillet, aucun canard n'est rentré dans la salle de gavage du couple exploitant de Guizerix, près de Trie-sur-Baïse. 
Le vide sanitaire imposé par le ministère de l'Agriculture pour assainir la filière a fait perdre 40.000 € sur les 600.000 € de chiffre d'affaires de l'exploitation du couple qui fait du «prêt-à-gaver» pour environ 15.000 canards IGP Sud-Ouest par an et élève des porcs fermiers du Sud-Ouest Label rouge. «Nous avons reçu une première compensation financière de l'État de 7.000 € et une autre du même montant sera versée fin 2016-début 2017. Ce n'est pas suffisant. Nous nous en sortons parce que nous avons aussi notre production de porcs.» Pour beaucoup d'acteurs de la filière, ces mesures sanitaires tombées d'en haut sont une catastrophe. 
Pour Véronique et Jean-Michel Lebihan, elles sont un moindre mal. «Ce vide sanitaire est indispensable pour repartir sur de bonnes bases, rassurer le consommateur et la filière. Il est grand temps de faire le nettoyage dans la filière canards qui a trente ans de retard au niveau du sanitaire sur les autres filières comme le porc», souligne le maire de Guizerix (et président du club de foot qui évolue à l'échelon régional) qui possède le recul et l'expérience de son ancien métier de technicien agricole. Pour lui, la filière ne s'en sortira que si elle applique, comme ailleurs, des mesures de biosécurité, ce que l'exploitation des époux Lebihan a pris depuis longtemps, persuadée que «l'avenir de la filière, c'est le sanitaire». «Ici, nous avons l'ADN du sanitaire. 
Comme nos porcs, nous tendons vers un objectif zéro antibiotique. Et pour avoir des canards en meilleure santé, gage d'une meilleure productivité, on est obligé d'être très scrupuleux sur l'hygiène. Nous avons mis en place un sas de désinfection à l'entrée de la salle de gavage qui est nettoyée entre chaque bande de canards. Les transporteurs ne sont plus autorisés à rentrer et leurs camions sont systématiquement désinfectés à chaque livraison. La ventilation et l'extraction de l'air du bâtiment sont aussi très importantes». Résultat : «Nous avons eu 0,75 % de mortalité en 2015, autant dire rien du tout. On peut faire de l'élevage industriel de qualité. Je considère que nous faisons de l'écologique intensif».

21 août 2016

Le cosmos dans le bassin.


Exposition inédite à découvrir à la piscine intercommunale Louis-Fourcade à Vic ; à l'invitation de l'équipe autour de Patrick Marot, troquez vos lunettes de soleil pour un masque de plongée et un tuba (que vous devrez amener), puis équipé d'une tablette flottante qui sera mise à votre disposition, prenez l'échelle du grand bassin pour une visite exceptionnelle ! 
Ouvrez grand les yeux sur une galerie de 21 photos grand format (70x70) disposées sur fond bleu ! Une galerie d'art aquatique à visiter en apesanteur; l'inatteignable et mystérieux, le cosmos et toutes ses merveilles (les nébuleuses, les comètes, les trous noirs, la voie lactée) sous l'eau, l'univers inversé, dessus-dessous, le ciel dans l'eau. 
Du mardi 23 au dimanche 28 août, aux heures habituelles d'ouverture de l'établissement nautique de la communauté de communes Vic-Montaner (11 heures à 20 heures) et en clôture de la saison estivale 2016, un voyage insolite et inédit à ne pas manquer. Renseignements au 05.62.96.81.53.

20 août 2016

Libération des Hautes-Pyrénées : pèlerinage du souvenir dans le canton.


Sous égide du comité départemental de la Résistance, la libération de Tarbes et des Hautes-Pyrénées est commémorée par un pélerinage du souvenir sur tous les lieux où monuments et stèles perpétuent la mémoire de ceux qui s'engagèrent et combattirent jusqu'au sacrifice pour leurs concitoyens. 
Dans le canton de Vic, Andrest, Caixon, Saint-Lézer, sont les trois communes où des stèles perpétuent la mémoire de résistants patriotes martyrs. Le lieutenant-colonel Louis Maslies, président du Souvenir français, avec les associations patriotiques du canton et les municipalités concernées, invitent à se rassembler pour le 72e anniversaire de la Libération et honorer ces hommes, le samedi 27 août, à 16 heures, à Saint-Lézer, route de Tarasteix, devant la stèle de Robert Laffargue ; à 17 heures, à Caixon, près de La Tuilerie, devant les deux stèles dédiées à André Magne, Daniel Seguin, Marcel Danzas et Paul Danzas. à Andrest, la cérémonie aura lieu le dimanche 28 août, à 12 heures (rassemblement à 11 h 45), devant la stèle de François Cadennes, place de la Libération.

19 août 2016

Éblouissante Lydie Solomon.


La collégiale était presque trop petite pour contenir tout le public venu assister au concert de Lydie Solomon. Cette phrase n'est pas une image ou exagération, elle dit un fait. Il y avait des spectateurs debout tandis que de nombreux autres avaient pris place dans le chœur grâce à l'aimable invitation du père Gérard Debord. À l'évidence, la réputation de Lydie Solomon l'avait précédée et le moins qu'on en puisse dire, c'est qu'elle n'est pas usurpée. 
Et pourtant, se produire à l'orgue était une première pour la pianiste. Un orgue historique dont, tout au long du récital, elle rappela le parcours mouvementé et dit combien elle appréciait l'instrument. Elle rendit également hommage à Michel Trilha († 2013) qui pendant cinquante ans en fut le titulaire assidu lors des offices dominicaux. Castelnau a vécu un grand moment de musique. Le mérite en revient d'abord à l'artiste mais aussi à l'association Les Amis de l'orgue, initiatrice de ce concert remarquablement organisé.

Un voyage de quatre siècles

C'est avec William Tisdall, compositeur du XVIe siècle, que débuta le récital qui emmena l'auditoire jusqu'aux portes du XXe siècle avec César Franck. Les étapes furent aussi variées que belles : Louis Couperin, Johann Sebastian Bach, Georg Friedrich Haendel, Padre Antonio Soler, Wolfgang Amadeus Mozart, Frédéric Chopin, Franz Liszt et Charles-Marie Widor. Chaque pièce jouée était enrichie d'un commentaire de l'organiste. Son propos fut tour à tour historique, anecdotique, souriant ou émouvant, mais toujours pertinent. Chaque partition offrit au public un moment rare, alliage de grâce et de talent. Comment une «novice» de l'orgue pouvait-elle atteindre un tel niveau de maîtrise, de virtuosité et de décontraction? 
Ses doigts volaient sur le clavier, son jeu révélait une grande personnalité d'interprétation, l'assistance était conquise. L'ovation finale en fut l'éclatante démonstration. Si, d'un geste, Lydie Solomon associa l'orgue de Dom Bedos de Celles à son succès et l'en remercia, le moine bénédictin, depuis son paradis, peut à son tour remercier Lydie Solomon d'avoir, en cette superbe soirée, tiré la quintessence de l'instrument qu'il réalisa en 1760.



Un NAC bien sympathique.


Version d'aujourd'hui de la comptine des tendres années, «Il court, il court, le furet, le furet du bois, Mesdames/Il court, il court, le furet, le furet du bois joli», à l'espace du Cèdre. 
Version 2016 avec un joli furet tenu pour la circonstance en laisse, une laisse ne semblant pas faire problème à l'animal quelque peu cabotin, faisant du charme aux enfants et posant. Un Nouvel Animal de compagnie, un NAC, le furet ? 
Ceux qui l'ont adopté (ils seraient autour d'un million dans les foyers français) l'encensent, «plus joueur que le chat, plus complice qu'un rongeur, moins contraignant qu'un chien»… ou encore «intelligent, vif et joueur…» ; bon d'accord, il est aussi têtu, parfois indiscipliné et peut être mordeur, mais ne sont-ce point là des travers de beaucoup d'autres compagnons !

18 août 2016

Quand l'eau ne coule plus.


Le Lys, une petite rivière qui traverse Caixon, est à sec depuis quelques jours, alors que l'irrigation bat son plein. Un élu de la commune s'insurge de la situation.

Serge Barbé est un homme en colère. Deuxième adjoint à la mairie de Caixon, il peste contre ce qu'il appelle «un manque de partage». Il nous emmène à la sortie du village, en direction de Larreule, emprunte un petit chemin de terre au milieu des champs de maïs triomphants. Et copieusement arrosés. Deux motopompes avalent des centaines de litres d'eau recrachés par les lances, une eau captée dans les puits prévus à cet effet. Jusque-là, rien que l'ordinaire en Val d'Adour… À ceci près que quelques mètres plus loin, Serge Barbé nous montre le lit du Lys, un petit affluent de l'Échez, complètement à sec, hormis quelques poches d'eau morte, où croupissent des dizaines de vairons ou d'alevins de truites. Morts. Il arpente le lit d'un air désolé. «Ce matin, j'ai pris deux truites encore en vie, je les ai mises un peu plus haut, il y avait une poche un peu plus importante. Mais je pense qu'elles vont y passer aussi.»
Pourtant, notre homme n'est pas un pêcheur invétéré, ni même un écolo pur et dur. «Je n'ai rien contre les agriculteurs, je comprends, mais quand même, ils pourraient arroser la nuit, par exemple, on sait très bien que quand il fait chaud, 50 % de l'eau s'évapore. C'est du gaspillage, et surtout, à mon sens un manque de partage des ressources. À force de puiser comme ça dans la nappe, les cours d'eau s'assèchent et la vie y disparaît. Pour le Lys, ce sont 10 km qui sont ainsi à sec.»
Et ce n'est pas tout, Serge Barbé raconte qu'un peu plus loin, en direction de Sanous, coule un petit canal destiné à l'irrigation justement, le canal de l'Uzerte. Mais là aussi, de l'excès. «Ils barrent des écluses sur des tronçons, du coup, le canal est lui aussi à sec. En revanche, à côté, il y a 60 cm d‘eau dans les champs ! Or cette pratique par immersion est interdite. Je ne comprends pas, c'est un manque de partage, de l'égoïsme. Et puis ce n'est pas un hasard s'ils ont fait ça à la veille du week-end du 15 août, les services de l'État sont au ralenti. J'ai appelé à la préfecture, mais j'ai bien compris que ce week-end, ce n'était pas la peine d'espérer quoi que ce soit. Là encore, je ne critique pas, mais en attendant, le Lys est en train de crever, et tout le monde laisse faire…»

«Tirer des leçons plutôt que rechercher des coupables»

Alors qu'hier, un technicien de la DDT était dans le Val d'Adour pour examiner la situation du Lys et de l'Uzerte, les agriculteurs ne veulent pas être les seuls incriminés : «Du fait de travaux qui tardent entre Oursbelille et Andrest, l'Uzerte est moins alimenté, pointe Bruno Delas, président du syndicat d'irrigants Adiva 65. L'institution Adour y travaille mais rien n'est résolu pour l'heure. Depuis trois ans, nous avons eu de la chance d'avoir des orages arrosés. Ce n'est pas le cas cette année. Ce ne sont pas les agriculteurs qui ont puisé dans l'Uzerte, puisqu'il n'y avait carrément pas d'eau». Malgré cette tension en Val d'Adour, aucun arrêté préfectoral n'a été pris dans les Hautes-Pyrénées. «Sans contrainte officielle, les irrigants font ce qu'ils veulent. Quand on pompe à un endroit, on ne voit pas la situation en aval. Là, la nappe est très basse. C'est la rivière qui alimente la nappe et pas l'inverse. Il n'y a pas de coupable à chercher mais des leçons à tirer de cette situation.» Le syndicat travaille sur l'amélioration des pratiques chez les agriculteurs, en lien avec l'État et l'institution Adour. «Il faut restreindre l'irrigation à la planche et interdire la submersion. Cela implique de trouver des solutions transitoires pour ces gens qui ont de petites parcelles et ne peuvent supporter de gros investissements. Il faut aussi chercher à sortir les gens de la rivière, en favorisant la création de puits.» Autant de propositions émises au fil des nombreuses réunions.

17 août 2016

Les «manchots» sur le pré.


C'est parti pour la nouvelle saison avec les seniors du Football-Club du Val d'Adour (FCVA). À ce jour, une bonne cinquantaine de licenciés seniors intégrant les U19 pour deux «onze» évoluant respectivement en excellence et en promotion première division. 
Le pool des entraîneurs ? Une équipe d'anciens, dont certains ont commencé il y a plus de deux décennies à l'école du Football-Club vicquois ou joué sous des couleurs «tango et noir» de ce même club avant la fusion avec les voisins de Maubourguet, et de plus jeunes ou nouveaux venus. Joueurs et entraîneurs illustrant une complémentarité décrite ainsi : «L'objectif est de créer une osmose entre jeunes et éléments d'expérience, pour le maintien évidemment et progression dans la hiérarchie». Le calendrier de la saison démarrant avec la Coupe de France dès ce mois d'août, matchs programmés entre le vendredi 19 et le dimanche 21, le FCVA étant opposé à l'équipe d'Ibos/Ossun.
Le staff des entraîneurs : Yannick Filho, Julien Fontan, Aurélien Lalonde, Laurent Alcaraz, David Destrade, Didier Skrzynski. Entraînements aux Arcalès, pour août , les lundis, mercredis, vendredis, de 19 h 30 à 21 heures ; pour septembre avec le site du collège à Maubourguet, les mercredis et vendredis. Pour toute information, rejoindre le club, au terrain de foot, 437, promenade des Arcalès à Vic, aux heures d'entraînement, ou téléphone r au 05.62.96.88.69.

16 août 2016

Incendie à la maison de retraite.


Le 14, vers 17 heures, les pompiers de Maubourguet sont alertés d'un dégagement de fumée et d'une odeur de brûlé à la maison de retraite située en plein cœur de Maubourguet. Très vite, ils ont déployé d'importants moyens, dont deux grandes échelles, pour parer au pire. Il est vrai que les occupants de la maison de retraite ont des difficultés à se déplacer et qu'en cas d'incendie, il vaut mieux réagir vite. 

Sur les lieux, les hommes du feu ont rapidement constaté qu'il y avait plus de peur que de mal, et c'est heureux, le dégagement de fumée et l'odeur de brûlé provenaient de machinerie de l'ascenseur de l'établissement, qui a dû être victime soit d'un court-circuit, soit d'une surchauffe passagère. Et il n'y a pas eu de blessé, ni personne incommodée. «Par chance, le personnel de l'établissement a très bien réagi», notait le chef de groupe des pompiers du Val d'Adour, «les personnes susceptibles d'être affectées ont immédiatement été isolées derrières des portes coupe-feu.» Après avoir interrompu l'alimentation électrique de l'ascenseur les pompiers ont inspecté l'ensemble de l'établissement, par sécurité.

C.V.

Diaporama Equestria.


15 août 2016

Orédon : le refuge du bonheur en altitude.



«Ouais, je sais ! Il n'est pas mal mon bureau, pas vrai ?» Grand sourire aux lèvres, Christophe balaie le paysage qui s'offre à lui. Un paysage de rêve, une beauté à couper le souffle, un calme exceptionnel dans une nature non moins exceptionnelle. Le refuge, ou plutôt à présent les refuges, d'Orédon sont tenus par la famille Carrère depuis des décennies. Les parents de Christophe tout d'abord et lui ensuite : «Je n'imagine pas vraiment ma vie sans le Néouvielle.» Au départ, il y a eu le fameux «hôtel refuge», surplombant le lac d'Orédon, rénové de fond en comble, la petite dépendance sur le lac comprise. Depuis cette année est venu s'ajouter un autre petit refuge : l'ancienne cabane en pierre des ingénieurs hydrauliciens. Là encore, la magie des travaux bien faits a fait le reste : un bijou de petit refuge, tout à côté du chemin, avant le cabanon de péage. On peut s'y restaurer, boire un coup, goûter, casse-croûter en rentrant de rando et, bien sûr, on peut y dormir, suivant le principe de tous les refuges de montagne, mais avec un confort inégalé. Avec Christophe, l'ambiance est toujours ultra-conviviale, chaleureuse, montagnarde. Sa cuisine est une authentique cuisine de montagne, simple, savoureuse. A sa façon, Christophe suit les traces des grands gardiens de refuges d‘antan : il connaît le Néouvielle comme sa poche, déborde de conseils en tous genres, de bons plans et propose un accueil incomparable de bonne humeur.
À 1.850 m d'altitude dans le paysage du Néouvielle, le bonheur ne peut être que complet. Il est tout de même prudent de réserver si l'on veut une place pour la nuit : 06.23.05.72.60.
Hélène Dubarry

14 août 2016

La délégation Pyrénées aux fourneaux.


L'association Mira Europe/Fondation Frédéric-Gaillanne tient avec Vic-en-Bigorre plus que le site du siège de la délégation Pyrénées que préside Anne-Marie Larmitou ; Mira Europe est la première école de chiens guides spécifiquement destinés à des enfants déficients visuels à partir de l'âge de 12 ans, dans toute l'Europe ; la fondation éduquant sur son site, à L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), les chiens guides remis gratuitement aux enfants et adolescents. Pour ce faire, des objectifs que chaque délégation régionale concrétise : «faire connaître le premier centre européen d'éducation de chiens guides pour les enfants déficients visuels de 12 à 18 ans, aux familles et aux jeunes déficients visuels, aux professionnels qui sont en contact avec les jeunes déficients visuels ; organiser des manifestations artistiques, sportives, ludiques… pour collecter des fonds et financer les chiens guides qui sont éduqués et offerts aux jeunes».

La dynamique équipe au polo rouge de la délégation Pyrénées s'inscrit parfaitement dans ces objectifs, et dans ce cadre, assure l'organisation de soirées événementielles grand public, et participe à des manifestations, festivités, programmées, avec, comme lors de la braderie des commerçants, la brigade des crêpes !
Toutes infos sur Mira Europe/Fondation Frédéric-Gaillanne, le centre, les actions et actualités sur le site (http://www.miraeurope.org/).

Les opposants à Nuit Debout, Le moment Meurice.