31 octobre 2017

Montanérès et Bigorre en Grèce

Pause et pose devant le temple d'Athéna./ Photo J. P.

Les seniors du club de la Tour de Montaner ouvrent leurs rangs aux seniors de la plaine béarnaise et aussi bigourdane ; il en a été ainsi pour l'expédition touristique, culturelle et même sportive en Grèce.
Avec leur guide Andromaque — pas un pseudonyme non mais un vrai prénom d'état civil — les seniors ont satisfait à un périple classique d'Athènes et l'Acropole jusqu'au Péloponnèse via le canal de Corinthe, et étape à Olympie, berceau des Jeux Olympiques.
Quelque 2.800 ans après la première édition, trois sportifs du groupe se sont risqués à faire une course sur le stade mythique ; au compte rendu de l'épreuve de ce mois d'octobre 2017, il est dit : «Le vainqueur ayant triché, selon la légende il aura sa statue à l'entrée du stade aux frais de sa famille».
De l'exercice pour tous avec la visite du site des Météores et ses monastères perchés avant de naviguer sur la mer Égée jusqu'à la découverte d'Hydra, Poros et Egine.
Les voyageurs proposent de «refaire le voyage», cette fois-ci sur écran, le dimanche 5 novembre, à 14 heures, à la salle des fêtes.

Pour le sanglier c'est loupé

Les chasseurs, la meute mais pas un seul sanglier./ Photo J. N.

Depuis des années, l'animal est chassé pour les dégâts qu'il fait dans les cultures ou terrains voisins. Il n'est pas rare d'en voir à présent près des habitations, comme celui qui a pénétré dans la maison, route de Bordeaux. Un animal qui a aussi une grande utilité : le mélange génétique !
En remuant le sol à la recherche de nourriture, il permet son aération, dissémine les graines, favorise le remplacement d'espèces d'arbres et débarrasse les sous-bois des chenilles et autres larves.
La chasse avait lieu dans les bois de Sombrun et Caussade avec 40 chasseurs et 40 chiens. La traque a commencé dès 9 heures et bien sûr, les chasseurs ont vu 4 beaux sangliers et une femelle d'au moins 80 kg avec les petits, mais voilà, ils ont tourné et tourné encore et pas un seul tir.
Alors, vers 11 heures, Jean-Claude Laurent sonne la trompe et ses amis aussi pour rappeler les chiens et les chasseurs, après un grand bol d'air, s'en retournent bredouilles.

La Suleymanïe de Sinan depuis la corne d'or

Un tour sur la tour ?

30 octobre 2017

Vic-en-Bigorre bonifie à Montestruc

Le deuxième ligne Mathieu Armary échappe à la défense Montestrucoise, sous le regard d'Aurélien Pomès./ Photo DDM F. F.

Il a fallu attendre la 9e minute pour voir les Vicquois concrétiser leur domination par le centre feu follet Vincent Soulan qui échappe aux griffes montestrucoises, pas exempt de tout reproche (5-0). Sept minutes plus tard, une charge dévastatrice du 2e ligne «bleu et blanc» Mathieu Armary, sur une vingtaine de mètres, s'achève derrière la ligne (12-0). Là aussi, la défense fut pour le moins passive. En poursuivant, Vic-en-Bigorre va aggraver le score par l'intenable Soulan qui joue de la défense de Montestruc sur 30 mètres et va entre les barres pour un 19-0 à la pause. Montestruc sera un peu plus présent en seconde période, mais n'empêchera pas Fabrice Vialade d'y aller de son essai, le 4e pour l'USV XV (26 – 0, 54e).
L'USM se rebiffe enfin et Anthony Carpentier déborde et pointe en coin (5-26, 60e). Riposte dix minutes plus tard du visiteur Cyril Couget (33-5).
L'USV XV va alors tout faire pour solidifier le bonus acquis, mais connaîtra quelques frayeurs face aux locaux très présents en fin de rencontre pointant par Aurélien Pomès (12-33, 71e) et très près de marquer un 3e essai. Vic saura sauvegarder les cinq points mérités, face à une USM qui a su rivaliser surtout devant.

Montestruc 12-  vic-en-Bigorre 33

MT 0-19. Arbitre : J.Y. Kuhne (A.-B.). Représentant fédéral : J.-L. Rossoni (A.-B.).
Pour Montestruc 2 E A. Carpentier (63), Pomès (74) ; 1 T De Campo.
Pour Vic-en-Bigorre 5 E Soulan (9 et 37), Armary (14), Vialade (56), Couget (69) ; 4 T Vialade.
USM Metge ; Carpentier A., Wittman, Bergamo, Prat ; (o) Pomès ; (m) De Campo ; Clavet, De Magalaes (cap.), S. Carpentier ; De Lary, J.-M. Peotta ; Dariès, Bes, Garcia. Entrés en jeu : Maragnon, Chahid, Camps, Castaing.
Cartons blancs F. Péré F. (40), G. Péré (65).
USV XV Vialade ; Larose, Soulan, Imberti (cap.), Duhau ; (o) Brouillon, (m) Baget. K. Barréjot, F. Péré, G. Péré ; Armary, Teulé ; Fatta, Abadie, Dayman.
Entrés en jeu : Kalu, Trouches, Manchon, Séris, A. Barréjot, Couget, Rey.
Carton blanc Clavet (23).

Les lutteurs vicquois à Nègrepelisse

Le CLV, 9e sur 50 au classement général./ Photo J. P.

Première sortie du Club des lutteurs vicquois pour le 27e challenge international de Nègrepelisse, compétition majeure dans le calendrier de la lutte avec des lutteurs venus de 50 clubs dont 6 d'Espagne, le plateau sportif franco-espagnol de 322 lutteurs et lutteuses était de très haut niveau. En benjamins, Romane Ribatet, 3 combats/3 victoires ; Eva Ricquebourg, 3 combats/3 victoires ; Baptiste Barthélémy, 3 combats/2 victoires ; Erwan Pineau, 3 combats/1 victoire. Julie Bonnet, Loic Ferret, Alexiane Depierris, Maxime Caminade et Thommy Leloutre ont connu des fortunes diverses. 
Le message du président Garatens : «Pour progresser, il faut travailler plus sérieusement aux entraînements, se servir des techniques apprises, participer à toutes les compétitions et se faire confiance». Et un bravo général compte tenu que le Club des lutteurs vicquois se classe 3e en benjamins et 9e au classement général. 
Le challenge de Nègrepeliise a été suivi de deux jours de stage auquel ont participé Nicolas Larroudé et Maxime Caminade. Au programme : perfectionnement de l'élite régionale benjamins, minimes, cadets et juniors lutte libre gréco et féminines, ainsi que la formation continue des cadres de l'équipe technique régionale, des animateurs BF1 et arbitres.

Un septuagénaire meurt écrasé par son tracteur

La victime est décédée sur le coup./ DDM Laurent Dard
La victime est décédée sur le coup./ DDM Laurent Dard
Hier après-midi, un habitant de Trébons a perdu la vie, écrasé par son tracteur qui s'est retourné dans une descente assez escarpée. Le malheureux a été tué sur le coup,
Depuis le début de l'après-midi, Roger Bie, un habitant de Trébons, avait effectué plusieurs voyages de bois avec son tracteur, entre son domicile et la maison où habite son frère, chemin de Thou, sur la route d'Astugue à Trébons. Plusieurs voyages avec le chargement de bois qui s'étaient bien passés, mais le dernier lui aura été fatal. Le chemin, assez escarpé, Roger Bie en connaît sans doute les dangers, notamment cette longue descente taillée à flanc de colline, juste avant un virage en épingle, sans doute un peu glissante. C'est justement à cet endroit que son tracteur et la remorque se sont retournés, écrasant le pauvre homme.
C'est son frère, inquiet de ne pas le voir revenir, qui est descendu sur le chemin et découvert Roger Bie prisonnier de l'attelage renversé et a donné l'alerte, il était un peu plus de 16 heures. Mais l'homme de 72 ans a vraisemblablement été tué sur le coup. Il avait en tout cas perdu la vie à l'arrivée des secours, qui ont dégagé le corps. Les gendarmes de Bagnères se sont évidemment saisis de l'enquête, laquelle devra déterminer les causes du drame. «Pour l'instant, nous ne privilégions aucune hypothèse. Une chose est sûre, il a perdu le contrôle de son tracteur et a commencé à monter sur le talus», confiait un des enquêteurs en montrant les traces sur la paroi, «ce qui a provoqué le retournement du tracteur. Maintenant, il nous reste à savoir si la victime a fait un malaise et a quitté la bonne trajectoire, ou si l'accident est dû à un problème mécanique, une rupture de la direction ou un défaut de freinage.»

La tronçonneuse de la vengeance

Image associée
Et revoilà le jeune Dimitri dans le box. Il était déjà passé dans le prétoire en mai dernier pour une histoire de vols, en récidive, bien sûr. Cette fois, il est détenu, encadré par la pénitentiaire. Ce qu'on lui reproche : le vol d'une tronçonneuse. 
Ça peut paraître anecdotique, futile et insignifiant, mais quand on les accumule, il y a toujours un moment où la goutte d'eau fait déborder le vase. D'où son placement en détention après ce fameux vol, une peccadille, en fait. À un détail près. Le 6 juillet, notre loustic de 21 ans à peine passe à Sarriac-Bigorre où se tient un chantier de jardinage. Par terre, il y a une tronçonneuse et pas loin son propriétaire, Julien. Dimitri s'arrête et au nez et à la barbe de Julien, pique la tronçonneuse et part avec. Tous les témoins sont formels, y compris Julien : on a reconnu Dimitri, sans l'ombre d'un doute. 
Ce dernier était placé sous bracelet électronique, peine alternative à la prison, et faisait l'objet d'une mise à l'épreuve. Il savait donc parfaitement qu'il devait se tenir à carreau. Pourquoi donc un geste aussi bête ? «C'est un coup de folie qui m'a pris, Madame la présidente.» Un peu court. «Il ne s'agirait pas plutôt d'une vengeance ?» «Ben si», répond le jeune homme. 
En effet, Julien, qui connaît bien notre homme, l'avait balancé quelques mois plus tôt dans une histoire de stups. Alors, quand il a vu la tronçonneuse… il n'a pas réfléchi plus loin que le bout de son petit nez. Et pour faire bonne mesure, quand les gendarmes l'ont arrêté, il leur a à son tour balancé Julien qui faisait pousser des plants de cannabis dans son jardin. Retour à l'envoyeur. «Après tout, il participe au maintien de l'ordre public…», fera remarquer avec un brin d'ironie son défenseur, Me Jacques Bertrand. Cette histoire de petite vengeance n'est pas du goût de la procureure Aurore Davy qui reconnaît toutefois au jeune des efforts louables pour se réinsérer. 70 heures de TIG.

Saint Pétersbourg

St Petersburg, Russia: Alexander Column and Hermitage Museum seen through the arch of the General Staff Building.

1662 m sur un fil.

29 octobre 2017

Amicale des anciens d'AFN

Mémoire et recueillement.

Tradition et fidélité que celles reconduites par l'Amicale des anciens d'Afrique du Nord du canton de Vic née il y a plus de 45 ans : tradition de retrouvailles conviviales annuelles des camarades adhérents et leurs conjoints ; fidélité au principe du déplacement dans les différentes communes du canton. 
En ce véritable été de la Saint-Martin d'un mois d'octobre très ensoleillé, c'est à Caixon que le président de l'Amicale, Jacques Stulz, et la délégation de quelque 70 personnes se sont retrouvés, d'abord au monument aux morts pour un dépôt de gerbe, et ensuite à la salle des fêtes. 
Double exercice de souvenir et de mémoire avec d'abord le dépôt de gerbe auquel participaient les représentants de la municipalité et Robert Herran, ancien combattant ; puis à l'heure de la convivialité amicale, le président Stulz évoquera la mémoire des amis disparus au cours de l'année écoulée.

Des jeunes sapeurs-pompiers formés et soutenus

Formateurs et parents./ Photo  J. P.

L'effectif de l'école des JSPdu Val d'Adour est de 24, entre 12 et 17 ans, filles et garçons aspirant à intégrer au bout d'un cursus de quatre ans un Centre de secours (cds) en pompier volontaire (même pour certains, vers la voie professionnelle). 
D'une part, formation assurée par des sapeurs-pompiers volontaires jusqu'à l'obtention du brevet de cadet. L'équipe d'encadrement et formation, placée sous la responsabilité de l'adjudant Bernard Paupéré et son adjoint, le sergent-chef Raphaël Belmonte, voit l'intervention de Géraldine Dedieu, Alexis Jammes-Péré, Vincent Labarrère, Cyril Génelot, Axel Ladgoski, Quentin Fakamé, Dylan Boudigue, Lilian Borowik, auxquels se joignent les renforts d'aide à l'encadrement du cds de Maubouguet, Arthur Dualo et Thibault Gérard, ainsi que les renforts du cds de Rabastens, Océane Dupuy, Jordan Juan, Lola Dufréchou. 
Avec cette équipe issue des rangs des pompiers en activité du Val d'Adour, une association de parents de JSP, parents engagés dans un accompagnement à plusieurs volets. Delphine Cardeillac, la présidente, explique : «Nous fournissons la collation du samedi matin et faisons les repas pour tous les déplacements sportifs des JSP et des formateurs (cross, Téléthon…)». Et d'ajouter : «Nous pouvons compter sur l'Amicale des sapeurs-pompiers de Vic et des sapeurs-pompiers des autres casernes du Val d'Adour, aussi, nous nous soutenons mutuellement». Des centres de secours, une école de JSP, une association de parents et des sponsors : autant d'éléments qui font que l'école des JSP est possible.

En pratique

Un bureau avec Delphine Cardeillac ; Isabelle Lecreteau, trésorière ; Vincent Papillion, secrétaire, plus quelques parents. Pour l'exercice 2016-2017, l'association a reçu le soutien de 3 entreprises (BTP Morales, entreprise BTP Georges Cano à Tarbes, PAP'S LAB à Sénac). Pour l'exercice qui vient de démarrer, des mairies sollicitées ont accordé des subventions. Et de préciser que le premier objectif — des tenues sportives identiques pour chacun des JSP — a été atteint, le projet aujourd'hui étant d'organiser une visite d'une caserne dans la région des Bouches-du-Rhône ; donc recherche de fonds (lotos ?).

Sublime concert en l'église

Décor de rêve pour l'Ensemble instrumental de Tarbes./ Photo D. R.

L'année 2017 a été marquée par le 40e anniversaire de l'Ensemble instrumental de Tarbes Hautes-Pyrénées. Une véritable apothéose pour ce concert programmé en l'église abbatiale de Larreule dans le cadre des Escales d'automne initiées par le conseil départemental. Quelque 380 mélomanes étaient rassemblés pour ce concert d'exception dirigé par Emmanuel Petit.
Dans un ensemble de grande qualité, le public a applaudi chaleureusement trois solistes au violon, alto et violoncelle : Cécile Agator dans la «Romance en Fa», de Beethoven ; Adeliya Chamrina dans un bouleversant mouvement lent du «Concerto pour alto», de Bach ; Henri Casadesus et Emma Savouret dans diverses pièces de Frédéric Chopin arrangées par Emmanuel Petit.
Escale d'automne culturelle et conviviale relayée par l'équipe municipale autour de Claude Laffonta.

Hautes-Pyrénées : deux ânes sauvés de la vase

Les ânes sortis de la vase. /Photos DR

Alertés par la propriétaire, les sapeurs pompiers de Vic-en-Bigorre se sont portés au secours de deux ânes, ce mardi soir, à Larreule. Les équidés, semble-t-il coutumiers des escapades buissonnières, ont glissé ce soir dans un fossé. Envasés, ils ne parvenaient pas à en sortir et commençaient à s'épuiser.

Par bonheur, les secouristes avaient sur eux les coordonnées d'un voisin, à Larreule. Ancien président des Jeunes agriculteurs du 65 et élu à la chambre d'Agriculture des Hautes-Pyrénées, Lilian Lasserre s'est aussitôt porté volontaire. Grâce à la dextérité du jeune agriculteur du Val d'Adour à manier son tracteur-chargeur, la propriétaire soulagée a vu ses animaux sauvés. 

Deux Bigourdans champions du monde de krav maga

Stéphane Bindé, charpentier, et Mohamed Moussaoui, deux Bigourdans sur le toit du monde. / Photo DR

Mohamed Moussaoui et Stéphane Bindé, membres du club du SO Maubourguet Budokan, dans les Hautes-Pyrénées, ont été sacrés champion du monde de krav maga séniors 2017 à Jérusalem en Israël ce week-end. Un événement qu'ils préparaient depuis plus d'un an.
Les deux compères ont retrouvé la Bigorre lundi soir et ont été accueillis à leur retour à l'aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées par une centaines de membres de leur famille, de proches, d'amis et de licenciés du club maubourguétois. 
Un succès international d'autant plus symbolique qu'il a été glané sur les terres originelles du krav maga, cette méthode d'autodéfense d'origine israélo-tchécoslovaque combinant des techniques provenant de la boxe, du muay-thaï, du judo, du ju-jitsu et de la lutte. 

28 octobre 2017

Conseil municipal du 18 Septembre

Nouveau jubilé au Tivoli

Un joyeux anniversaire à Adrienne./ Photo J.N.

Depuis 1964, année d'arrivée de Loulou et Adrienne Cénac place Gambetta, à l'enseigne de l'hôtel-restaurant Le Tivoli, l'histoire écrite est celle d'une activité toujours inscrite dans l'exigence de la qualité, en même temps que l'histoire d'une entreprise familiale sur 3 générations. 
Après le jubilé des 50 ans de l'établissement, en 2014, ce mois d'octobre a été marqué par une autre fête d'anniversaire, celle des 80 ans d'Adrienne. Ses proches d'ici et puis ceux qui sont venus d'un peu plus loin, comme sa sœur, rejoints par les amis de Bigorre et d'ailleurs, invités pour honorer Adrienne dont l'émotion a été à la mesure de la surprise qui lui avait été réservée par les siens. 
Aux attentions, aux fleurs, aux messages de la voix du cœur, se sont ajoutées d'autres voix, celles des polyphonies et de bel canto qu'apprécie particulièrement Adrienne. Une belle fête partagée.

Installation de bornes de collecte

En permanence, les outils du civisme.

Ordures ménagères, déchets, rebuts, encombrants, tri sélectif, recyclage, récupération… un champ lexical intégré dans le langage et nos modes de vie quotidienne, et des thèmes de réflexion, d'actions, d'expérimentations de ceux qui, aujourd'hui, gèrent les effets d'une société de consommation souvent débridée. Pour mémoire, VAE est administré conformément aux dispositions des articles 5121 et suivants du code général d'administration des collectivités territoriales par un comité syndical constitué de 104 délégués élus par les différentes instances (conseils municipaux, conseils communautaires ou comité syndicaux lors du renouvellement général des conseils municipaux), Robert Médiamole est le président en exercice de VAE. À l'heure où plus de 29.000 habitants de plus de 80 communes bénéficient des services collecte et déchetterie de l'établissement public intercommunal Val d'Adour Environnement, point sur les dispositifs et une nouveauté proposée à titre expérimental : des bornes de collecte devant la déchetterie du Chemin-Vert à Vic.
Réseau de collecte. Hors la collecte au porte-à-porte lors de tournées précises, VAE collecte le papier et le verre par apport dit «volontaire» dans des bornes installées en plusieurs points du territoire et en partenariat avec l'association d'insertion Le Relais, les vêtements sont collectés dans des bornes spécifiques en vue d'un réemploi ou d'un recyclage ; par exemple pour Vic, bornes disponibles au hameau des Acacias, place «Zizite», rue du Château-d'Eau, lotissement Saint-Aunis, angle avenue du Régiment-de-Bigorre/impasse Matisse, près du centre de tri postal, et à l'intérieur de la déchetterie accessible aux heures d'ouverture.
Un constat : les incivilités répétées sur les points d'apport volontaire avec dépôts autres que verre, papier, vêtements et dépôts de produits autorisés en dehors des bornes ; des incivilités qui ont conduit la commune à décider d'enlever les bornes installées sur des endroits pollués par ces dépôts ainsi sur le site du parking proche du stade Ménoni et sur le site proche de l'espace du cèdre mitoyen de l'ancienne gare, les bornes ayant été «retirées sur ordre de la mairie».

Des emplois pour des personnes en réinsertion

Robert Médiamole explique : «En termes de préservation de l'environnement, il est particulièrement intéressant de collecter les vêtements usagés, démodés ou sans usage. La collecte permet un réemploi de certains en qualité de fripes et un recyclage des autres. Elle permet d'employer des personnes en réinsertion. Sur la seule commune de Vic-en-Bigorre, 25 tonnes ont été détournées des ordures ménagères vers un recyclage pour la période de janvier à août 2017, soit 4,5 kg/habitant. Sur tout le territoire, il a été détourné des OM, durant la même période, 72 t, soit une économie en frais de traitement de 7.200 € sur le traitement des ordures ménagères (ref. http ://www.touleco-green.fr/Le-Relais-32-collecte-et-recycle», explique Robert Médiamole. D'autres emplacements hors terrain communal sont à l'étude pour une réimplantation, sur des terrains communautaires notamment, et un point de collecte à usage privé est accessible au Secours populaire.
Donc, en plus des bornes à l'intérieur de la déchetterie, mises à disposition à l'extérieur de la déchetterie et donc accessibles 24/24 heures et 7 jours/7. Pour la collecte papier, verre et vêtements. Les dépôts doivent être mis obligatoirement à l'intérieur des bornes. Les personnes qui contreviendraient à ces dispositions feront l'objet de poursuites (article R4166-2 du code pénal). Étant précisé «qu'en cas d'incivilités, ces bornes seront enlevées». Des prescriptions et consignes pour la pérennité d'un service d'intérêt général.

La petite musique du «paloumayre»

Préparation de l'appeau casqué./ Photo J.N.

La lune brille encore un peu, Jacques et Alex sont près de la palombière entre Hères et Soublecause et installent les appeaux, un geste ancestral qui se répète tous les mois d'octobre pour tenter de faire approcher les vols de palombes. Cette année, la Saint-Luc a été le «petit truc», les vols sont rares et peu fournis.
Ces deux inconditionnels sont 100 % paloumayres, une passion qui efface tout. Tous deux amoureux de cette chasse en apprécient aussi le côté chaleureux et amical. Ils ont conçu ensemble la cabane qui est devenue pour eux un lieu de vie, une seconde maison. D'abord, il faut emprunter la passerelle pour monter jusqu'à 12 m afin d'atteindre l'espace de chasse et le poste d'observation. Une pièce qui s'ouvre sur les chênes voisins taillés dès le printemps pour la visibilité. Tout l'art consiste, en maniant les appeaux, à faire croire aux palombes que l'endroit est fréquenté par des copines. Attention, voilà un petit vol, «elles ont glissé», râlent-ils. En attendant les prochaines, ils refont le monde, les matchs locaux…

Moment d'adrénaline

Un gros vol est en vue et ils entendent alors le refrain tant espéré, le clac-clac des oiseaux bleus, branle-bas pour les chasseurs. «Tu y es, et on compte 1, 2, 3 et puis le tir, celle-là est touchée, elle a un pet de travers.» Les branches frémissent, le vent fait frissonner les feuilles… Puis, dans un moment, en dessous, dans le coin repas, ce sera le crépitement des grillades du casse-croûte, terrine et pâté, la tourte et la confiture maison, la bouteille de vin, l'apéro, là aussi un moment incontournable. Et puis l'attente… le ciel reste vide. Nos deux comparses écoutent les bruits de la forêt, la musique des arbres et ils y croient. On attendra le vol de 16 heures puis celui de 17 heures… Les jours se suivent et ne ressemblent pas et parfois, s'ils en ont assez, un jour de repos comme ce samedi, et dimanche, c'est reparti «il faut y croire, la migration sera plus tardive», disent-ils.

Transhumance. Métaphore d'un pays...

Foudre

27 octobre 2017

Les voies maritimes depuis PMF

Deux années scolaires jalonnées d'étapes sur le terrain./ Photo J.P.

Des élèves inscrits en option marine au lycée professionnel Pierre-Mendès-France, avec leurs parents ; l'équipe pédagogique autour du proviseur Pascal Touzanne, Stéphanie Berségol (directrice déléguée aux formations professionnelles et technologiques, DDFPT), Sébastien Sicre (enseignant en électrotechnique) ; le 1er maître Lydie et le major Philippe, interlocuteurs délégués autour du capitaine de corvette Éric Brothé (chef du service de recrutement de la marine secteur Sud-Ouest, et chef du Centre d'information et de recrutement des forces armées, Cirfa Toulouse).

Parcours commun

Un ensemble d'acteurs des sphères éducatives et professionnelles pour une signature d'engagement dans un parcours que marine nationale et Éducation nationale ont dessiné entre établissements d'enseignement professionnel et le corps d'armée exerçant dans de multiples secteurs, depuis les bases portuaires jusqu'aux grands espaces maritimes, une rencontre partagée, informative et solennelle à la fois, sachant que les élèves de l'option marine bénéficient d'un suivi «dans la transversalité» marine-établissement-parents. Pour mémoire, lors de sa visite à la cité scolaire Pierre-Mendès-France, sur le thème de l'accompagnement des élèves par les parcours personnalisés, la rectrice de l'académie de Toulouse, Hélène Bernard, avait apporté ce commentaire concernant l'option marine : «Une option très séduisante et en même temps très exigeante dans un partenariat tout à fait remarquable, bien ciblé. «Ils étaient 9 élèves de première, Mathéo R., Valentin T., Silvain L., Loan B., Thomas B., Aristide F.C., Alexandre G., Killian L., Lucas O., qui ont apposé leur signature concrétisant plus qu'un projet. Le capitaine de corvette Brothé rappellera qu'être marin «ce n'est pas un métier qui se choisit par hasard», y ajoutera la part des possibles, «ne mettez pas un frein à votre rêve, osez croire en vos capacités, on a tous un talent ; on peut entrer dans la marine avec un bac et devenir pilote !».
Les formations métiers de l'électricité et de ses environnements connectés, Systèmes numériques (SN) qui conduisent vers le bac pro Systèmes électroniques numériques (SEN), Électrotechnique énergie et équipements communicants (Eleec), l'option marine, des voies porteuses, des voies ouvertes qu'ont choisies 9 élèves, depuis cette rentrée, et qu'envisagent des élèves de seconde venus avec leurs parents s'informer à l'occasion de cette cérémonie.

Tendances et les AAA ont remis le feu

Allumeurs d'ambiance.

Une soirée cabaret était organisée par l'Association Animations Andrest, soirée de divertissement convivial, remarquable à plus d'un titre. Un commentaire unanime des 3A, relayé par tous ceux qui avaient rejoint la salle des fêtes : «Le groupe Tendances a remis le feu à Andrest». Une nouvelle fois, en effet, après leur prestation en mai de l'an dernier dans le cadre du Capsus-Capbat 2016. Une fois de plus, un grand plaisir pour AAA de recevoir ce groupe de jeunes talents issus du centre de formation music-hall de Saint-Gaudens. 
Pas de répit pendant plus de trois heures de spectacle avec jeux de lumières, chorégraphies, beaux costumes et de très belles voix (en solo ou en duo, de 10 à 12 chanteurs et danseurs dans un répertoire à 95 % de chansons françaises des années «30» à nos jours). Une programmation qui a témoigné une fois de plus des bons choix de l'équipe des 3A, tant dans le spectacle que dans le repas concocté par l'équipe de J.-L Darré : la soirée cabaret a été saluée par un public enthousiaste. Une soirée qui clôturait l'exercice 2016-2017 du programme des 3A pour la saison, dernière sous la présidence de Yann Le Lilhuit.
En effet, les AAA tiendront leur assemblée générale annuelle le samedi 28 octobre, à 18 heures, à la salle des fêtes d'Andrest. Relève, relais, renouvellement, continuité… Les Andrestois sont invités à cet exercice de démocratie associative.

Les pommes du verger du centre transformées en jus

Le jus de pommes est pressé./ Photo J.N.

Le projet est parti d'une question simple : que faire des pommes du verger du centre, qui étaient peu exploitées depuis bien longtemps ?
La solution du jus de pommes est naturellement apparue, en lien avec une association du Gers, l'Adear et son projet Croq'ton jus.

Déroulement de la fabrication

Tout d'abord, les élèves du centre médico-professionnel ont récolté les pommes du verger du centre. Puis, le village de Larreule a généreusement proposé qu'ils viennent récolter celles de leur verger.
Ces récoltes ont été complétées par une commande de pommes auprès de Lionel Dupont, agriculteur, financée par la coopérative scolaire.
L'utilisation s'est faite sur deux sites : à Idron (64), dans une entreprise familiale, qui en a transformé une partie en compote et en jus ; sur le site du CMPro, pour une grande journée de pressage grâce à un pressoir ambulant de l'Adear 32, encadré par Jean Claude, installé sur le terrain de basket du centre.
À cette occasion, les élèves du centre ont participé à la production de jus de pommes, du tri et lavage des pommes, à la mise en bouteilles, en passant par le pressage et la stérilisation du jus.
Ils ont été rejoints par les élèves du RPI de Lascazères/Soublecause, invités à participer. Ils avaient amené, en remerciement, de la compote fabriquée par leurs soins avec les mêmes pommes. Elle a été dégustée lors du goûter convivial.
Le jus et la compote fabriqués seront vendus aux familles des élèves du centre et des écoles de Lascazères et Soublecause ainsi qu'aux professionnels du CMPro.

Et il pleut même pas !

Travel Frases

Les Dechiens

26 octobre 2017

«Momo» et «Steph» sur le toit du monde

Le président du SOM budokan, Marc-Albert Brunet, entoure ses deux champions du monde, Stéphane Bindé et «Momo» Moussaoui./ Photo Joël Diez.

Mohamed Moussaoui et Stéphane Bindé, membres du SOM budokan, sont entrés dans l'histoire de leur discipline, le krav maga, dont ils sont devenus les premiers champions du monde.
Ils auraient pu céder à la facilité, s'inscrire chez les vétérans et s'approprier le titre mondial de krav maga qui leur tendait les bras. C'était mal connaître Mohamed Moussaoui, 51 ans, qui a vite convaincu son binôme Stéphane Bindé, le Lahipiérois, un peu plus jeune, de concourir dans la catégorie royale : «Je voulais autre chose. J'ambitionnais le titre suprême. Stéphane m'a dit : ‘C'est un truc de fou. On risque de perdre'. Tant pis, on va essayer…».
De l'audace mais aussi de la confiance pour ce duo au palmarès déjà solide avec un titre de champion de France et un open international en poche, dans cette discipline de combat rapproché, née en Israël, jadis réservée aux militaires, mais dont la pratique se diversifie. Jusqu'à l'organisation de ces premiers championnats du monde de krav maga, à Jérusalem, forcément. Un événement que les deux licenciés du SOM budokan préparaient depuis le début de l'année. Trois entraînements en commun, d'autres séances en individuel. «Au final, on y était tous les jours», rigole Mohamed qui, comme Stéphane, a dû composer avec ses vies professionnelle et familiale. Un travail de l'ombre et une présence au plus haut niveau des arts martiaux (Mohamed a été champion du monde de sambo) qui ont précédé le binôme bigourdan, même sur la terre originelle du krav maga.

«La vie, c'est tout ça…»

Pourtant, le plateau est relevé pour le duo. Mais ni Israël, en demies, ni Monaco en finale, ne stoppera leur parcours royal. «On a été plus efficaces, plus précis, plus rapides que nos adversaires, même si c'était sans doute plus fatigant pour nous, raconte le Maubourguétois. Les juges en ont décidé au terme des combats. On savait qu'on serait au rendez-vous, malgré la pression énorme de la compétition. On voulait gagner, ramener quelque chose pour la France, pour les Hautes-Pyrénées, son comité. On a beaucoup travaillé pour que ça se passe bien. Et ça a été mieux que ça !» Une démonstration qui force même l'admiration des juges israéliens qui se presse auprès des champions pour des photos-souvenirs, autour de ce binôme complice. «Stéphane a été un de mes élèves. 
On se connaît depuis tout jeune même si on a eu des chemins de vie différents. Quand il est revenu, il a gravi les échelons. Puis, on s'est mis à la compétition pour partager ça. Là, c'est exceptionnel. Ça consacre cette amitié, cette complicité. La vie, c'est tout ça…» De l'émotion pour ces gaillards lors de «La Marseillaise». «Il y a eu des larmes. C'était énorme. Ça ne peut pas se décrire.» Pas plus que leur accueil triomphal, lundi, à plus de 22 heures, par plus d'une centaine de proches, d'amis, de sportifs, à l'aéroport de Tarbes. «Au retour, on a repleuré. Nous qui tapons fort et vite, on a aussi du cœur, de l'émotion. Ça sort naturellement. On les remercie tous, le comité et son président, le club du SOM, nos familles, nos amis, nos sponsors. Un retour comme ça, ça prend aux tripes.» Des émotions qui pourraient convaincre Mohamed Moussaoui de prolonger une carrière riche qu'il s'était promis de terminer en beauté…

«Les premiers champions à jamais…»

Présent pour accueillir les champions, le président du comité départemental de karaté, David Morenilla, s'est réjoui de ce sacre : «Ils seront les premiers champions du monde à jamais. Et puis, gagner chez eux, à Jérusalem, c'est quelque chose. Mohamed, très investi dans les instances d e son sport, et Stéphane forment une belle équipe. Ils auraient dû shooter en vétérans et là, ils sont sacrés en seniors. C'est une sacrée prestation. On est superfiers d'eux et le comité va les valoriser à la hauteur de leur titre».

Une campagne de maïs malheureusement "trop bonne" en Hautes-Pyrénées

La campagne 2017 fera date, quantitativement et qualitativement, grâce à des conditions optimales./Photo DDM, Laurent Dard.

En termes de technicité, la campagne 2017 de maïs restera dans les annales décennales. Beaucoup moins pour ce qui est de la trésorerie des agriculteurs bigourdans.
Jamais contents ? Au contraire, les maïsiculteurs des Hautes-Pyrénées, à commencer par ceux du bassin de l’Adour, ont toutes les raisons d’être satisfaits : l’année 2017 est à marquer d’une pierre blanche dans leur vie d’« éleveurs » du végétal sud américain. Les caractéristiques générales des parcelles moissonnées récompensent généreusement le labeur consenti par ces femmes et ces hommes de la terre.
Élu de la chambre départementale d’Agriculture, ancien éleveur laitier converti aux grandes cultures sur son exploitation de Larreule, Lilian Lasserre est, «techniquement», un agriculteur heureux. «Non seulement les conditions météorologiques de cette campagne nous ont permis de mener une bonne gestion de la culture, mais en plus nous avons eu la chance de bénéficier de quelques épisodes pluvieux pendant l’été. De sorte que, en vallée de l’Adour notamment, j’ai entendu parler de très bons rendements. Jusqu’à 15 tonnes en sec, 150 quintaux aux normes», quand la moyenne nationale est aux alentours de 10 t selon le service statistique du ministère de l’agriculture, soit la moyenne basse estimée en Hautes-Pyrénées.
«Les orages très localisés qui ont éclaté sur les coteaux, par exemple, font qu’il y a des variations importantes de rendement, parfois à seulement quelques kilomètres de distance. À cela s’est ajouté un phénomène de pluviométrie "inversée" : au début plutôt sur le nord du département, puis après - disons en août - ce sont les cultures des coteaux qui ont bénéficié d’eau, mais en fin de cycle.» D’où cette moyenne basse estimée à une centaine de quintaux.

Rendements en hausse, cours encore en baisse

Même les derniers jours de campagne font esquisser un sourire aux maïsiculteurs. «On s’approche des 80 % de parcelles récoltées, et cette fin de semaine les chantiers s’accélèrent pour profiter des dernières chaleurs. C’est important, car le maïs sèche naturellement, comme cela, il n’y a pas beaucoup de frais de séchage. D’habitude on est de 28 à 29 ; là, ça se ramasse à 17, soit quasiment la norme.»
Que du bon. Trop bon, malheureusement. Car les agriculteurs bigourdans ne sont pas seuls à clore une belle campagne : un peu partout en Europe, et même au-delà, le maïs a coulé à flots et en qualité. Résultat : « économiquement c’est très compliqué. Pour la 4e année consécutive, nos trésoreries sont mises à mal par la baisse des cours.» Volatil d’un jour sur l’autre, le prix de la tonne payée "au cul" du tracteur est aux alentours de 128 €. À cela, il faut encore retrancher 1 € du point, puis les ultimes frais de séchage. En net le céréalier bigourdan peut donc s’estimer heureux quand il perçoit 120 € la tonne, selon la période de mise sur le marché. Mais le plus souvent l’état de la trésorerie (charges, préparation de la campagne 2018, etc.) impose de vendre vite et de n’encaisser que peu, à savoir 115 €/t. À titre de comparaison, il y a une poignée d’années le grain jaune se négociait à 180 € la tonne.

Réorganisation du stockage

Ni sardine, ni baleine : ce sont les céréales qui bouchent les ports, actuellement. Au point que certains chantiers de récolte ont dû être mis en stand-by dans le pays. «C’est lié, explique Lilian Lasserre, à la concomitance de plusieurs nouveaux facteurs qui occasionne un chamboulement, un temps d’adaptation à la réorganisation des zones de stockage : la diversité des assolements imposée par la PAC, et donc l’arrivée de plusieurs céréales à stocker séparément, tout comme le bio…»

Les truites d‘élevage introduisent du mercure marin dans les lacs pyrénéens

Gaël Le Roux et l'équipe du CNRS vont maintenant étudier les lacs du parc des Pyrénées./ Photo reproduction DDM

Gaël Le Roux est l'un des six chercheurs du CNRS de Toulouse qui viennent de publier un article dans la revue Scientifique Report. Il démontre que les truites d'alevinage élevées aux granulés en pisciculture introduisent du mercure marin dans les lacs de montagne.
La présence de mercure provenant de la pollution atmosphérique dans les zones éloignées de la pollution était déjà connue quelle est la nouveauté de votre étude ?
La nouveauté, c'est que nous démontrons qu'en plus du mercure issu de la pollution atmosphérique, les truites d'alevinage sont un vecteur important du mercure présent dans les lacs de haute montagne. Nous avons constaté que le mercure retrouvé dans certaines truites d'altitude possède la même signature isotopique que celui qui se concentre dans l'organisme des requins ou des espadons. La raison en est simple. Ces truites sont élevées en pisciculture. Elles y sont nourries de granulés composés de farine et d'huile de poissons marins. Le résultat, c'est qu'au lieu de se retrouver en bout de chaîne alimentaire d'un écosystème montagnard, les truites élevées au granulé se retrouvent au bout d'un écosystème marin.
Comment faites-vous le distinguo entre la présence de mercure issu de la pollution et des piscicultures ?
Nous pêchons des truites dans les lacs de haute montagne, sur lesquelles nous prélevons de petits morceaux osseux, au niveau des ouïes. Cela nous permet de reconstituer la biogéographie du poisson. Nous voyons notamment s'il est né en pisciculture ou à l'état sauvage. Ensuite, nous mesurons la signature isotopique du mercure présent dans le poisson. Celle-ci est différente si le mercure est prélevé sur une truite sauvage ou issue d'un élevage où il est alors le même que celui que l'on retrouve dans les prédateurs marins.
Ce mercure termine son parcours dans les eaux des lacs ?
Effectivement, car le mercure s'accumule tout au long de la chaîne alimentaire. Avant d'être lâchée par hélicoptère dans un lac, la truitelle accumule le mercure qu'elle ingère en consommant des granulés. Une fois dans le lac, elle peut mourir ou être mangée par une plus grosse qui finira par mourir à son tour. Son corps sera recyclé par la microfaune… et le mercure se retrouvera finalement dans le lac.
Dans quels lacs avez-vous réalisé vos observations ?
Dans les étangs de Bassies dans la vallée de Vicdessos en Ariège. Les piscicultures d'où proviennent les alevins de truites sont implantées dans les vallées.
Quel type de mercure retrouve-t-on dans les truites d'alevinage ?
La quantité de mercure introduite reste relativement faible. Mais il s'agit de méthylmercure qui est le mercure qui s'accumule le plus facilement dans la chaîne alimentaire.
La présence de ce mercure est-elle dangereuse ?
On peut pêcher et manger les poissons des lacs. Les niveaux de concentration restent dans les fourchettes réglementaires. Selon des études canadiennes, une personne en bonne santé devrait consommer deux truites par jour tous les jours pour risquer une intoxication au mercure.
Quel est votre objectif ?
La suite de l'étude va consister à étudier d'autres chaînes de montagnes ou d'autres vallées pyrénéennes pour vérifier si nos observations portent sur un cas isolé ou s'il s'agit d'un phénomène mondial : l'alevinage massif tel qu'il se pratique depuis plus de 50 ans dans les Pyrénées existe dans le monde entier. Nous souhaiterions également cartographier les lacs les plus contaminés des Pyrénées afin d'informer les personnes les plus vulnérables sur les risques de consommer le poisson de ces lacs.

Repères

Le chiffre : 1

tonne > de mercure marin. est selon l'étude du CNRS potentiellement transférée chaque année vers les écosystèmes d'eau douce des zones continentales par les poissons élevés en pisciculture et nourris avec des granulés fabriqués à base de poisson de mer.

Le plomb transformé en mercure

Depuis deux ans, une équipe pluridisciplinaire du CNRS composée de quatre agrochimistes d'un spécialiste des poissons et d'un spécialiste de l'écologie historique rattachés aux universités de Toulouse et Pau étudie les rapports entre l'homme est son milieu dans la vallée de Vicdessos.
Le prochain volet des travaux dont les résultats seront publiés ultérieurement portera sur les lacs du parc des Pyrénées.
À l'origine de leurs recherches, Sophia Hanson, Jeroen Sonke, Didié Galop, Severine Jean et Gaël Le roux et Gilles Bareilles, les six signataires de l'article publié dans la revue Scientifique Report recherchaient des traces de plomb et d'argent dans les lacs situés à proximité des anciennes mines de la vallée de Vicdessos.
C'est dons un peu par hasard qu'ils ont été interpellés par les fortes concentrations de mercure relevées dans les étangs de Basies, et surtout par sa signature isotopique qui ne correspondait pas à du mercure issu de la pollution atmosphérique.

Les plantes perdent la tête

Le forsythia refleurit./ Photo J.N.

La nature perd la tête avec cette douceur automnale et si l'on regarde bien, on assiste à des scènes pour le moins étranges, dans la rue, au jardin, dans les maisons…
Qui ne connaît pas cet arbuste aux fleurs d'or ! Semblable à l'hirondelle, le forsythia annonce le printemps ! Il est un des tout premiers arbustes à fleurir au jardin dès le début du printemps… et là, il refleurit. Fleurs, feuilles, se croient au printemps. On assiste actuellement à une floraison précoce des fleurs d'automne. Il en est ainsi du camélia, mais aussi du laurier-tin, de l'aster d'automne. Les insectes pullulent comme ce genre de petits moustiques qui forment des nuages gris au-dessus de nos têtes. La punaise verte est en recrudescence et envahit les maisons. Elle est inoffensive, cependant, si elle se sent menacée, elle émet une odeur désagréable.
Les oiseaux, il fait bon et ils ne bougent pas. De plus, les grains de maïs sont abondants et les palombes ne passent guère. Le merle, de son côté, chante comme en plein été. Un beau décalage avec ce climat insensé ou alors serait-ce le réchauffement climatique ?

Attention !


Devinez qui?

Résultat de recherche d'images pour "HUMOUR dessins lascar"

Brise glace

25 octobre 2017

24 jeunes à l'école des JSP du Val d'Adour

De 12 à 17 ans, une pépinière de sapeurs-pompiers./ Photo J.P.

Trois lettres pour Jeune Sapeur-Pompier : JSP. Des jeunes entre 11 et 18 ans, parfois dénommés «cadets pompiers» ayant le goût du service aux autres et de l'action, ils s'inscrivent dans une des écoles de JSP intégrées à des casernes. Par exemple, pour le territoire du Val d'Adour, la structure d'accueil est rattachée au centre de secours de Vic-en-Bigorre, la section des JSP étant placée sous la responsabilité de l'adjudant-chef Bernard Paupéré, épaulé par Raphaël Belmonte et une équipe d'encadrement formée à cet effet et agissant en bénévoles. 
Les jeunes participent à 3 cycles de formation obligatoire avec des examens de passage à l'année supérieure ainsi qu'un examen de certification de fin de cursus. L'école des JSP du Val d'Adour est accompagnée par une association de parents, qui œuvre tout au long de leur formation d'une durée de 4 ans, sur les volets intendance, recherche de sponsors, tenues sportives (nous reviendrons sur le bureau de l'association des parents, l'équipe de formation et le programme).
Effectif de l'année 2017-2018 Rentrée avec 24 JSP filles et garçons entre 12 et 17 ans. 12 JSP de Vic-en-Bigorre : Mattéo, Lola, Kévin, Samuel, Bastian, Élise, Florian, Noa, Benjamin, Alexandre, Annaëlle et Hugo. Puis Yoan, d'Andrest ; Steven, de Bagnères-de-Bigorre ; Rémi, de Larreule ; Giovani, de Villecomtal-sur-Arros ; Axelle, de Maubourguet ; Floraine, de Rabastens-de-Bigorre ; Alexis, de Sénac ; Océane, de Bazillac ; Anthony, de Nouilhan ; Fantine, de Sombrun ; Maxime, de Labatut-Rivière ; Nathan, de Pujo.

L'ADMR a informé sur l'emploi

Présentation de l'ADMR par le bureau./ Photo J. N.

Une réunion d'information s'est déroulée au centre culturel pour présenter les métiers et les formations possibles à l'ADMR, appuyée par des partenaires comme Pôle Emploi, l'institut Saint-Simon, la Mission locale et la fédération. Une vingtaine de personnes a répondu présent à cette journée.
Le déroulement de la réunion
Présentation de l'ADMR, présentation de l'ADMR Rivière-Basse et des postes proposés, présentation de l'Institut Saint-Simon, diffusion d'une vidéo de témoignage en situation de travail et au final, prise de parole de Pôle Emploi.
Durant la présentation de l'ADMR Rivière-Basse, quatre employées ont décrit une journée type et ont représenté leurs métiers : agent à domicile, auxiliaire de vie (maintenant AES) et employée à domicile.
Les différents parcours de formations ont été exposés, proposé d'une part par l'Institut Saint-Simon (diplôme d'AES en contrat de professionnalisation) et d'autre part par Pôle Emploi (AFPR : Action formation préalable à l'emploi)
Le recrutement
Dans les deux cas, un exercice a été proposé aux personnes intéressées.
L'exercice MRS (Méthode de recrutement par simulation) met les candidats face à des situations courantes du métier. Le but étant de répondre à plusieurs questions de mise en situation réelle, il permet d'introduire le candidat dans les gestes courant du métier pour qu'il puisse en avoir une idée précise.
Suite à ce test, les huit personnes qui ont réussi participeront à un entretien de motivation individuel au bureau de l'ADMR, et le candidat pourra choisir quel parcours de formation il voudra suivre.
Rappelons qu'en décembre 2016, le même format de recrutement avait été proposé, permettant à 10 personnes de suivre une formation et de signer un contrat en CDI.
Il s'agit ici d'une grosse session de recrutement pour préparer au mieux l'année 2018.

Un record de longévité à l'Ehpad Curie-Sembres

La famille, la direction et le personnel de l'établissement se sont associés à ce bel hommage./ Photo F. A.

Coco Chanel disait : «Personne n'est jeune après 40 ans, mais on peut être irrésistible à tout âge». Une assertion que la doyenne de l'Ehpad a dû s'approprier depuis longtemps, elle qui vient de dépasser le siècle de vie de 5 ans depuis le 5 octobre dernier. «C'est donc une manifestation rare et très exceptionnelle à laquelle vous êtes conviés. 
Rare parce que c'est la première plus que centenaire que nous ayons pu recenser dans les archives de l'Ehpad de Rabastens. Exceptionnelle parce qu'il y en a encore si peu qu'il convient de marquer cet événement de façon aussi modeste que possible, car vous le savez, Marie Llanes n'aime guère les honneurs et apprécie la gentillesse mais en toute simplicité. Merci à tous ceux qui, physiquement ou par la pensée, lui témoignent sympathie, amitié et reconnaissance», a dit Denis De Vos, le directeur de l'établissement, qui a inventorié un panégyrique de l'année 1912 «tristement célèbre pour le naufrage du Titanic, l'institution du régime obligatoire des retraites ouvrières et paysannes, le 17 octobre marqué par le début de la première guerre balkanique, le 18 octobre par la signature du traité de Lausanne qui met fin à la guerre italo-turque et, comme un clin d'œil à l'Histoire, paraissait, en octobre, «La Guerre des boutons», de Louis Pergaud, succès littéraire et cinématographique. Le 5 octobre 1912, Maria a vu le jour au sein d'une famille nombreuse de 8 frères et sœurs. Elle est née Maria Angelo Guardado Cueto, dans les Asturies, à Nueva en Espagne. 
Elle adoptera le nom de Llanes lors de son mariage avec Luis, en 1937, identité qu'elle donnera à son fils José. Maria est arrivée en France en 1953 et s'est installée à Aignan dans le Gers. Elle est entrée dans notre résidence en décembre 2009. C'était il y a 8 ans. Elle est venue rejoindre à Rabastens sa sœur Humilidad Cuardado. Maria reste une personne attachante, vivante, curieuse de tout et qui croque la vie à pleines dents. Mais qui sait aussi dire non quand quelque chose ne lui convient pas ou si elle n'a pas envie. Tout cela la conserve, la rend agréable. Tout ça pour dire que nous apprécions Maria et que nous espérons le lui redire tous les ans et à chaque occasion de la voir. Et puis cela donne l'espoir d'atteindre le même but !». Suerte Maria..

.

sur la route des vacances - &&

Canal de Corinthe et autres...

24 octobre 2017

Des astronautes à l'école

Tout près de légendes ! / Photo J. P.

L'opportunité du 30e Congrès mondial des astronautes organisé en ce mois d'octobre à la Cité de l'espace à Toulouse pour une opération exceptionnelle ! Celles d'astronautes du monde entier, voyageurs de l'espace lors de missions à bord de vaisseaux, fusées, navettes… partis à la rencontre d'élèves d'établissements scolaires dans 28 villes de France, et dans les Hautes-Pyrénées, à Lannemezan, Tarbes et Vic-en-Bigorre
La mission baptisée «Community Day» sur le thème «L'espace est mon futur» a conduit André Kuipers, astronaute européen, hollandais précisément (2 missions dans l'espace pour le compte de l'Agence spatiale européenne, ESA, et Brian Duffy, astronaute américain (4 missions pour le compte de la National Aeronautics and Space Administration, NASA), jusqu'à la salle de CinéVic au centre multimédia. Des élèves de classes de cours moyen des écoles de Larreule, Bazet, Aurensan, Peyrun et Pierre-Guillard de Vic, avec questionnaires, travaux réalisés dans le cadre de l'appel à projets pour participation à cette véritable aventure.
Si pour les astronautes et ambassadeurs de l'Association des explorateurs de l'espace (ASE), dont André Kuipers et Brian Duffy, un des objectifs du congrès est de «sensibiliser le public aux questions spatiales et à leurs répercussions sur la planète et l'environnement», voire à «susciter des vocations scientifiques vers les filières du spatial et de l'astronomie», les échanges avec les élèves ont autant porté sur les prochaines étapes spatiales (marcher sur Mars ?), que sur les aspects de la vie quotidienne (sinon questions de société) à bord des vaisseaux : y a-t-il des femmes spationautes dans les équipes ? Quels sont les loisirs ? Et s'il y avait un incendie à bord ? Nous y reviendrons.

Des titres pour le COB

Le Club ornithologique de Bigorre sur la route du succès./  Photo J. P.

L'excellence, une fois de plus, pour les compétiteurs du Club ornithologique de Bigorre, le COB, que préside Christian Werlé ; avec une délégation de compétiteurs engagés au championnat de France du Club des exotiques, qui ramène titres, prix et médailles. Confirmations nationales, quelques lignes de plus au palmarès et «un président qui ne peut qu'être fier de cette pluie de médailles». 
Déplacement en Vendée, à Chantonnay précisément, où les ambassadeurs du COB ont présenté leurs exotiques parmi quelque 2.000 oiseaux en compétition ; déplacement qui vaut les remerciements de la délégation autour du président Werlé, à Raymond et Evelyne, convoyeurs compétents et disponibles.
Raymond Saint-Jean obtient le grand prix d'élevage avec 5 médailles d'or. Les compétiteurs «habitués» ont confirmé la valeur de leur élevage avec plusieurs médaillés dont Thierry Bascaules, Claude Cazeaux, Cyrille Garre, Henri Perez et Christian Werlé. Quant aux nouveaux compétiteurs dans ces catégories, ils ont fait mieux que figurer, qu'on en juge : Julie Ruiz obtient 2 médailles d'or (un 100 % avec 2 oiseaux présentés et 2 champions !) ; Gérard Domec obtient 1 médaille d'or pour un oiseau et un Best Show pour le second (sur 2 oiseaux présentés) ; Ingrid Rexach, 1 médaille d'or et une seconde place (2 oiseaux présentés) ; et que dire de Christophe Bégué, qui, dans une catégorie très prisée arrive au pied du podium, sinon que la dynamique est bonne pour l'année prochaine !

Automne...

Lckdwnhvn : Photo

Russe = incroyable !


Oгромные машины, огромные проблемы = Machines énormes, énormes problèmes

Transposition approximative du russe en alphabet latin: Ogromnyye mashiny, ogromnyye problemy.

23 octobre 2017

Balade du goût pour les Petits Loups

Le goût s'apprend dès le plus jeune âge./  Photo J. P.

La semaine du Goût, ce n'est pas que pour les grands et la cantine. Dans le périple des Petits Loups en balade, en Val d'Adour, l'étape à Rabastens a été aux saveurs et couleurs de fruits pour composer une salade. 
Arnaud, l'éducateur, avait inscrit une activité qui a rassemblé parents et enfants, d'une part, pour la fabrication de toques de cuisiniers ; d'autre part, la préparation de la salade. Raisin, mangue, banane, pomme et poire à découper et à répartir dans des gobelets que chacun a emporté, pour le dessert, à la maison. Prochaines étapes : le lundi 23 octobre, à Lascazères ; le jeudi 30, à Lafitole.