31 janvier 2018

Chasseur d'aurores boréales

L'exposition de Yannick Legodec est une invitation au voyage.

On l'a connu «manchot» sur les pelouses de football. On le connaissait musicien sur des scènes de concert. On peut le découvrir dans un registre de chasseur d'images et précisément, en l'occurrence, voyageur photographe. Dans une exposition, «Lapland Tale», à la médiathèque intercommunale Adour-Madiran à Vic, pour ses photos capturées vers le froid. Yannick Legodec, «chasseur d'aurores boréales», tel qu'il s'est qualifié lui-même lors de la présentation d'une série où l'eau et le minéral, la lumière du ciel et le végétal au sol se déclinent dans une palette de couleurs, reflets. 
Tellement vivants qu'on en perçoit le silence, qu'on en entend le bruit de l'eau courant, le craquement des pas… Courez-y vite, jusqu'au 2 février. Et puis, déjà, l'appel du Grand Nord et une nouvelle expédition en perspective pour le Vicquois, en équipe cette fois. Une autre aventure à raconter en images !
Galeries photos nature à découvrir sur le site http://yannicklegodec.wixsite.com.

Grève à l'Ehpad de Lannemezan : «On fait comme l'on peut avec les moyens que l'on a»


Hier, comme un peu partout en France, les personnels de l'Ehpad Les Fougères, à Lannemezan, se sont mobilisés pour demander des améliorations de leurs conditions de travail.
À l'entrée de l'Epad Les Fougères, à Lannemezan, les personnels sont rassemblés. Les pancartes qu'ils portent autour du cou sont explicites : «Soignants malmenés, patients en danger», «Résidents appauvris, personnel démuni», «Résidents déshumanisés, personnel révolté» ; «Soignants dépouillés, patients délaissés», «Résidents en galère, personnel en colère». Elles traduisent un malaise. Un mal-être. De professionnels en souffrance. «Usés physiquement et psychologiquement».
Ils nous l'ont dit et répété : ils sont attachés à leurs patients, aux résidents, à leur métier. C'est ce qui les fait tenir. Durer et endurer.
Mais ici, comme ailleurs, le constat est amer. «En 2017, il y a eu 877 jours d'arrêt maladie et les accidents de travail sont en augmentation. Nous travaillons en sous-effectif. Il manque au moins une aide-soignante et un agent technique. Les moyens humains et financiers sont insuffisants», indiquent les déléguées du personnel, Isabelle Joaquim et Cathy Cazes. Même la direction, représentée par Muriel Pellicer, se montre solidaire du mouvement et de la protestation.
«On nous demande de plus en plus de la qualité avec notamment de nouvelles normes au niveau de la sécurité et de l'accessibilité, sans moyens supplémentaires. Comment peut-on faire ?», interroge la directrice de l'Ehpad.
Et tous arrivent à la même conclusion : «On fait comme on peut, avec les moyens que l'on a, dans le respect des résidents, des personnes».
C'est pour eux une évidence : l'accompagnement des personnes âgées doit être une cause nationale. Majeure. Pour de vrai.

Repères

Le chiffre : 80 %

Taux >De grévistes. Hier, à l'Ehpad Les Fougères à Lannemezan.

Des responsabilités mal payées

Au-delà des conditions de travail à améliorer, de l'aspect financier à prendre en compte, les personnels demandent aussi à être mieux considérés. Pour ce qu'ils font, mais aussi pour ce qu'ils sont.
Ils sont les premiers à ne pas accepter et à vivre mal le fait de ne pas pouvoir s'occuper mieux des résidents. Avec qui plus est des salaires qui laissent à désirer. Ainsi, une infirmière ayant 20 ans de carrière perçoit 2.040 € net. Une aide-soignante avec 20 ans d'ancienneté, travaillant deux dimanches par mois, perçoit 1.612 € net.

Des vœux d'actions collectives

Charles Rocheteau a exprimé la volonté de mener des actions collectives./ Photo F. A.

La traditionnelle cérémonie des vœux s'est déroulée en mairie où s'est exprimé le maire, Charles Rocheteau : «Tout d'abord, mes remerciements à mes collègues du conseil municipal, à nos employés communaux pour le travail effectué avec sérieux et dévouement chaque année. Je salue le travail mené par la communauté de communes autour de son président, bien secondé depuis un an par ses vice-présidents et son personnel administratif, très engagé, qui a dû faire face à de nombreux défis en prenant de manière optionnelle ou obligatoire de nouvelles compétences. 
Constatez à deux titres la présence des maires de communes voisines pour un projet commun avec Tostat, Ugnouas et Sarriac sur la circulation de l'eau sur nos territoires, avec une obligation de maîtrise de risque d'inondation des routes départementales, communales et des facilités pour l'irrigation des terres agricoles. 
Avec les maires du RPI, dont ceux d'Artagnan et de Camalès, unis dans l'action pour la défense des écoles rurales. Ce sujet me tient tout particulièrement à cœur, non pas que notre école soit menacée à court terme, mais je crois qu'il faut dire à nos habitants que ce RPI existe et qu'il fonctionne à la satisfaction générale, qu'ils peuvent placer leurs enfants dans nos écoles sans chercher ailleurs ce qui existe si près avec des écoles de qualité : déplacements restreints, cantines et garderies dans chaque établissement. Nous sommes heureux de voir arriver de nouveaux habitants, en espérant qu'ils trouvent dans cette commune de grands moments de joie et de bonheur partagés. Je leur demande pour cela de faire confiance à nos chères associations. 
Nos projets 2018 concernent l'embellissement du village (entrées du village, terrain de football, espace devant la mairie) dans le cadre du zéro phyto avec le concours de pays du Val d'Adour et du lycée Adriana, l'aménagement de la grange du presbytère en logement locatif. À tous, mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour 2018», a conclu l'édile.

Les Petits As de Tarbes - 36e Petits As. Le rideau est tombé sur le mondial minimes tarbais.



Les deux finales auront tenu en haleine un public venu en grand nombre, ce qui n'aura pas toujours été le cas pendant cette dizaine. Deux finales durant lesquelles les favoris n'auront pas réussi à confirmer leur rang ce qui démontre, une fois encore, qu'à Tarbes la vérité des classements n'éclate pas forcément au grand jour.

Suspense total chez les filles

Honneur aux jeunes filles qui avaient pris place les premières sur le central tarbais. Une finale de grande classe faite de rebondissements et lorsque Linda Noskova boucla le premier set (7-5), en quarante minutes nous étions dans une certaine logique vu que la Tchèque n'avait pas encore cédé le moindre set à ses rivales jusqu'ici. Seulement voila, Alexandra Eala, wild card et non tête de série, ne voulait rien lâcher à l'image de ce break réussi d'entrée et confirmait sur son service. Noskova donnait le change pour égaliser à 2-2, mais, par la suite, la Philippine que nul n'attendait à ce niveau engrangeait les jeux pour remporter la deuxième manche et, surtout, s'octroyer le droit d'un set décisif (6-3). Dans celui-ci Eala se faisait breaker d'entrée (0-2), les deux jeunes filles sous les clameurs se rendaient coup pour coup jusqu'au tie-break. Un jeu décisif qui consacrait Alexandra Eala reine des Petits As, (5-7,6-3,7-6 (5) en 2 h 06 de jeu). Pour Linda Noskova, Eala jacta est, elle ne remportera pas cette trente-sixième édition du mondial Haut-Pyrénéen.
Chez les garçons les choses sont allées beaucoup plus vite, mais, au bout, une nouvelle surprise avec la victoire du Bulgare Victor Lilov (qui possède la double nationalité américano-bulgare). La tête de série numéro cinq s'est offert le numéro un, le Russe Mikhail Gorokhov en une heure et quinze minutes d'une bataille qui laisse présager d'un bel avenir pour ces deux garçons (6-4,7-6). Un succès bien mérité pour Victor Lilov qui a fait d'une pierre deux coups en remportant également le double associé à l'Américain Evan Wen celui-là même qu'il a sorti en demi-finale du simple.

Mgr Brouwet dans les vignes

La taille de la vigne, un moment technique captivant./ Photo J. N.

Le dernier jour de la visite pastorale, Mgr Brouwet, coiffé du bérêt local, a visité le château Perron avec l'abbé Montagnol et quelques animateurs paroissiaux. Accueilli par Isabelle de Saint-Sernin, propriétaire du château, et Alain Cassou, maire, il découvrira l'authenticité du lieu, la richesse des bâtiments dont l'histoire remonte à 1734 avec un chai remarquable.
Après les explications, direction les vignes malgré la pluie et la boue pour une initiation à la taille. Mgr Brouwet prendra le sécateur sous les explications de Michel et d'Alain Cassou. Laurent Oustry, de la Maison des vins, donnera les explications techniques, où il sera question de tannat et de vinification. La visite des bâtiments commence dans le pressoir, se poursuit dans les chais avant de se terminer dans la chapelle peinte du château. Aux réalités économiques locales s'ajoute ici un fleuron du patrimoine pour une fin de séjour en beauté.

La Domus Aurea ou Maison dorée est un immense palais impérial de la Rome antique, que Néron fit construire, qui couvrait une partie importante de Rome intra muros



30 janvier 2018

Au Canada, des sages-femmes défendent leur profession

Magali Dubosc (à gauche) et sa collègue Hélène Laborde au congrès international des sages-femmes./ Photo D.R.

Sage-femme libérale à Vic et à Tarbes, Magali Dubosc a participé au 31e congrès international des sages-femmes à Toronto au Canada, avec sa collègue Hélène Laborde.
«La sage-femme a un rôle important dans le monde sur la santé des femmes, leur accompagnement avant, pendant et après la grossesse et sur leur émancipation.» En assistant au 31e congrès international de l'ICM (International Confédération of Midwives) à Toronto, au Canada, parmi 4.200 sages-femmes de 140 pays, Magali Dubosc s'est rendu compte que sa profession «était porteuse de beaucoup d'espoir». Celle qui était la première sage-femme à s'installer à Vic, il y a désormais bientôt huit ans, aujourd'hui associée avec sa jeune collègue Coline Blanc, a appris beaucoup de son séjour au Canada, pays qui a mis en œuvre une politique exemplaire de réhabilitation des sages-femmes et du suivi global de la femme. «La notion d'«empowerment» est revenue très souvent dans les débats sur la santé et la vie des femmes, c'est-à-dire qu'elles doivent être capables de se prendre en charge et que la sage-femme encourage la capacité du corps de la femme à accoucher et non pas à «se faire accoucher». Par exemple, au Pakistan, notre profession est le seul métier valorisant que la femme puisse envisager dans sa vie, son seul moyen d'émancipation.

Un rôle de prévention

Dans un contexte tout à fait différent, dans beaucoup de pays industrialisés comme en Amérique du Sud, les femmes subissent des césariennes imposées alors que le corps médical et la société devraient être beaucoup plus à l'écoute du corps et des compétences des femmes. En Amérique, le taux de césariennes est de 36 % alors qu'en Europe, il est de 23 % et seulement de 4 % en Afrique». Magali, qui consulte également à Tarbes, à son domicile du 8 bis, rue Jules-Verne les mardi et jeudi, rappelle que «la grossesse n'est pas une maladie et qu'elle est physiologique. Elle peut être suivie du début à la fin par une sage-femme, pour les femmes qui le souhaitent. La sage-femme a un rôle de prévention sur la santé des femmes, elle a en revanche le devoir d'adresser la femme à un médecin pour une pathologie. Nos soins sont remboursés pour la plupart à 100 % par la Sécurité sociale pour la femme enceinte et à 70 %, comme ceux des médecins, pour la femme en bonne santé qui a un suivi gynécologique et de contraception».

«Une tchatcherie espatarouflante».

«Je suis un écrivain doublé d'un conteur.» / Photo DR.

C'est sur les planches que l'écrivain Christian Laborde, chroniqueur à «La Nouvelle République des Pyrénées», présente son nouveau roman «Tina» (éditions du Rocher) lors d'une «tchatcherie espatarouflante».
Après avoir «tchatché» à Uzeste, Avignon, Pau et Biarritz, Christian Laborde arrive en Bigorre. Il sera le 3 février à Argelès-Gazost, le 10 février à Trie-sur-Baïse, avant de monter sur la scène de l'Ecla à Aureilhan, le 2 mars. Partout, l'entrée est gratuite.
Pourquoi monter sur les planches quand on est écrivain ?
Je monte sur les planches parce que je suis un écrivain doublé d'un conteur. J'aime écrire et j'aime dire. J'aime beaucoup jouer de la luette. Ah luette, gentille luette, ah luette, donne-moi des mots !
Vous serez, le 3 février, au Petit Théâtre d'Argelès-Gazost ? Pourquoi Argelès-Gazost ?
Parce qu'il y a, dans cette ville, des personnes qui, comme Christine Godillot et son association Des Mots pour le dire, s'efforcent de promouvoir la lecture, en organisant, par exemple, un Salon du livre dont j'ai été, en 2016, le parrain… Et puis, Argelès-Gazost, c'est le pays de mon ami Jacques Chancel. Jacques m'avait ouvert son micro lors de la parution de mon premier livre, «L'Homme aux semelles de swing», et il était à mes côtés quand «L'Os de Dionysos» a été censuré et que j'ai été viré de l'Éducation nationale… Je penserai à lui au moment d'entrer en scène.
On vous retrouvera le 10 février à Trie-sur-Baïse…
Trie, c'est super ! L'été dernier, le maire Jean-Pierre Grasset, fan du Tour de France, m'avait invité pour parler de Robic, vainqueur du Tour 1947, et j'ai découvert la belle salle du monastère des Carmes… Ayant été condamné pour «pornographie», «paganisme» et «lubricité» par le tribunal de grande instance de Tarbes, il était normal que je vienne présenter «Tina» dans un… monastère.
Et vous finissez votre «tournée des grands d'Oc», le 2 mars, à Aureilhan où vous êtes né… Que représente Aureilhan pour vous ?
Aureilhan, c'est mon enfance, c'est la nature, le vent dans les arbres, les haies, les chemins, les vaches, et c'est aussi la Tour de Babel. Car à Aureilhan, tous les mots s'étaient donné rendez-vous : les mots français, les mots gascons, les mots latins du curé, les mots espagnols des maçons… À Aureilhan, mon oreille était pleine de sons, ça tchatchait beaucoup à Aureilhan… Mon amour des mots est né à Aureilhan.
Vous avez «tchatché» à Uzeste, à Avignon, et la presse, chaque fois, a parlé d'une «veillée poétique et tonitruante».
C'est une veillée, en effet. Je le redis : je suis un conteur, mais un conteur d'aujourd'hui, avec des mots d'aujourd'hui, des rythmes d'aujourd'hui. Je parle avec la bouche, avec les mains, avec les pieds. Et la poésie est celle des souvenirs que je raconte et des mots colorés dont je me sers. Enfin, il y a en effet du «tonnerre» dans ma tchatcherie, quand je fustige notre époque, qui n'aime pas les mots…
Les micros sont pourtant allumés en permanence autour de nous ?
Les micros sont nombreux, certes, mais où sont les mots ? Je n'entends que du bavardage, du patois d'expert. On nous sert un brouet sonore insipide. Moi, sur scène, je propose une vraie garbure verbale.
Argelès-Gazost, samedi 3 février, à 16 h 30, Petit Théâtre de la Gare.
Trie sur Baïse, samedi 10 février, à 18 h 30, monastère des Carmes.
Aureilhan, vendredi 2 mars, à 18 h 30, Ecla.

Pyrénées : à l'école des chiens d'avalanche



    Les chutes de neige survenues, hier, n'ont pas entamé la motivation des maîtres-chiens du massif pyrénéen venus s'exercer à la station d'Ax-3-Domaine. Pour cette formation, ils devaient secourir quatre victimes ensevelies par une avalanche. Truffe collée au sol, les oreilles en arrière, alertes, «Inuit» flaire énergiquement l'épais manteau neigeux qui s'est posé, hier matin, sur la station d'Ax-3-Domaines. En quelques minutes seulement, ce jeune border collie détecte une présence humaine ensevelie sous un amoncellement de neige. Il alerte son maître par plusieurs aboiements vifs. Très vite, le duo s'active, plus complice que jamais. «Inuit» finit par ramener à la surface l'une des victimes - fictives - de cette avalanche. À peine récompensé pour son travail, son maître lui intime l'ordre déjà de s'y remettre. Car selon le scénario choisi pour la formation, trois autres personnes restent introuvables.

    Cinq formations obligatoires

    L'exercice s'est déroulé, hier, dans des conditions plus vraies que nature. En effet, dans cette petite enclave du domaine skiable d'Ax-3-Domaines, située aux abords de la piste du Tremplin, la neige est tombée abondamment. Des conditions météorologiques qui n'ont pas découragé la dizaine de maîtres-chiens, venus de toute l'Ariège et des Pyrénées-Orientales, pour suivre cette formation «recyclage». Comme chaque année, elle est dispensée par l'association nationale pour l'étude de la neige et des avalanches (l'Anéna) sous la houlette de son directeur technique local pour la formation, Xavier Stinglhamber. Il est épaulé cette année par Guy Gatounes, CRS et moniteur de maîtres-chiens d'avalanche au sein de l'association. «Cette journée s'inscrit dans le cadre de la formation que doit recevoir tout maître-chien pendant l'hiver pour pouvoir être opérationnel sur le terrain durant l'année, indique Xavier Stinglhamber. Chaque année, cinq séances de «recyclage» sont obligatoires. Elles déterminent si l'équipe - le maître et son chien - est en capacité d'intervenir en conditions réelles.» Une remise à niveau nécessaire aussi bien pour le maître que pour son chien. «Aujourd'hui, on a décidé de mettre en place un scénario dans lequel deux chiens doivent travailler ensemble, sans se distraire, pour retrouver quatre victimes ensevelies sous plusieurs couches de neige. Dans de telles conditions, on travaille la concentration, l'engagement mais également la relation au sein de l'équipe», ajoute le directeur technique pour la formation.

    Une complicité essentielle

    Cette relation est le ciment d'une bonne équipe cynotechnique. Xavier Stinglhamber est lui aussi sur le point d'en former une. Tout jeune, son chien doit encore être formé. Mais déjà, une belle complicité est née. «En plus des races plus prédisposées que d'autres - comme les border collies, les goldens et les bergers allemands - on cherche principalement l'engagement des chiens dès leur plus jeune âge. Ensuite, on construit une relation dès l'âge de deux mois. Une relation sociale et conviviale pour que le chien soit à l'écoute du conducteur pour qu'il veuille jouer avec lui. Car pour eux, il s'agit bien d'un jeu grandeur nature.» Un jeu qui chaque année sauve des vies et pour lequel ces chiens se donnent de toutes leurs forces.

    Le chiffre : 11

    maîtres-chiens > présents. Hier, à Ax, ils venaient de toute l'Ariège et des Pyrénées-Orientales. Le département compte six maîtres-chiens.

Beure. 1930



Degas et Évariste de Valernes, Edgar Degas



29 janvier 2018

La gériatrie, un exemple de l'expérience vicquoise

Les maillons du service hospitalier public./ Photo J. P.

Dans le périple traditionnel de janvier, avec la présentation de vœux, bilans et projets, l'équipe de direction du centre hospitalier de Bigorre, autour de Christophe Bouriat, après les étapes de Tarbes et Lourdes (voir les éditions des 13, 22 et 23 janvier), étape sur le site de Vic, salle d'animations aux Acacias. Avec Pascal Capdepon, président de la Commission médicale d'établissement (CME) ; Patricia Laborde, directrice des sites gériatriques du CHB ; François Labat, attaché administratif du site de Vic ; rejoints par Clément Menet, le maire de Vic, siégeant à ce titre dans les instances de gouvernance. 
Confirmation que le dossier du site unique hospitalier est le projet n°1 de l'Agence régionale de la santé Occitanie (ARS), le directeur du CHB inscrivant le projet dans «une réaction de consolidation de l'offre de soins publics face au privé assez féroce». Christophe Bouriat déclinera les différents points du groupement hospitalier de territoire (un des 135 en France), la feuille de route, les engagements et implications à partager. «Le dossier doit être porté par tout le monde, y compris les élus», pour cet hôpital de demain, à l'horizon sept à huit ans. Le docteur Capdepon précisera, hors le projet médical Tarbes-Lourdes, le maintien des moyens gériatriques sur les sites, ajoutant : «On compte beaucoup sur le fait que l'expérience vicquoise nous serve pour le développement du site de Tarbes».
«Terreau qui suscite des vocations». Patricia Laborde indiquant d'abord : «On a la chance que 5 bassins gériatriques aient été actés et que Vic en fait partie». Elle félicitera les équipes médicales et soignantes pour leur énorme implication : «Compétence, générosité, dévouement, à chacun des maillons de la chaîne» ; la dynamique de projets, les très bons résultats, et livrera son sentiment avec un an de recul depuis son arrivée à la direction. «C'est important pour un directeur de se sentir bien et je me sens bien à Vic.» Lors de son intervention, Clément Menet voudra «partager les éloges» de la directrice, ajoutant «le sentiment partagé par la population» sur l'hôpital de Vic, ajoutant en conclusion un mot à l'adresse du président de la République, «prompt à réformer», pour qu'il aborde «une réforme de la dépendance».
Des chantiers en perspectives et des mouvements (affectations et arrivées) dans une prochaine édition.

Nuit de la Lecture : les Victambules à La Litote

On a poussé les rayonnages./ Photo J. P.

Dans sa décennie d'exercices, les théâtreux de l'association des Victambules ont porté sur scène onze créations originales, dont la dernière en itinérance 2018, «Il y a de la guerre dans l'air». Ces passionnés ont aussi donné des lectures publiques thématiques telles «Paroles de poilus, lettres et carnets du front 1914-1918» ; «Sur les pas de Jules Renard», «Souviens-toi de Georges Pérec», ou encore «Hommage à Marius Noguès», en collaboration avec les Éditions du Val d'Adour (Evad), à l'occasion de la réédition des œuvres du natif d'Haget et avec l'association Les Contes courants à Auch. à l'invitation de Nathalie Curiel, de la librairie La Litote, les Victambules se sont inscrits dans la 2e édition de la Nuit de la Lecture ; espace convivial où des textes d'Annie Saumont, Philippe Claudel, Anna Gavalda, Jean-Paul Alègre, Anne Sylvestre ou Juliette, aussi Pennac, Anouilh… nouvelles, extraits, fables, aphorismes… connus, reconnus ou découverts dans la saveur partagée des mots et autres gourmandises. 
Une des déclinaisons locales — parmi les 4.100 événements proposés en France dans les bibliothèques, médiathèques et librairies — de l'action lancée par le ministère de la Culture en 2017. Une réussite de proximité.

Il invente un système pour éviter un contresens sur autoroute

Alain Sorge, 73 ans, avec les dessins de sa création./ Photo DDM, J.C.

Retraité de la Défense nationale, Alain Sorge n'a jamais cessé de créer. Dernière invention en date, un système pour protéger autoroutes et passages à niveau.
Ancien ingénieur divisionnaire de la Défense nationale, Alain Sorge n'en est pas à son coup d'essai. Inventeur depuis toujours, le retraité de 73 ans revendique la paternité de nombreux objets, du dé à 3 faces pour jouer au Loto sportif, au cache pour signer les listes électorales sans déborder du cadre.
Mais cette fois, l'enjeu est tout autre. Dans sa maison perchée à Louey, le septuagénaire, «très orienté sécurité», a mis au point «Bloc Auto», un système «efficace, simple et peu cher», afin de lutter contre l'intrusion à contresens sur les autoroutes et le franchissement des passages à niveau fermés.
La démonstration tient en une feuille, six dessins et quelques annotations fléchés. «Pour celui qui le prend dans le bon sens, ça fait comme un gendarme couché. Sinon, il est stoppé net», détaille Alain Sorge, en montrant une des illustrations. Elle représente «une plaque de ferraille» montée sur ressorts. Quand un véhicule est dans son bon droit, le dispositif s'aplatit sous son poids. S'il transgresse, il le percute.
Pour que les conducteurs en tort ne soient pas piégés la nuit, le Haut-Pyrénéen propose d'installer des catadioptres, ou lumières réfléchissantes, alimentées par énergie solaire, sur la tranche de la plaque.

Lettres au gouvernement

Sûr de sa trouvaille, l'homme a déjà écrit au Premier ministre Édouard Philippe et à la ministre des Transports Élisabeth Borne pour leur en faire part. «Matignon m'a répondu pour me dire qu'ils avaient bien reçu ma lettre, sourit-il. Avant de repartir de plus belle. Ce système ne coûte que 3.000 ou 4.000 €, on pourrait quand même essayer. On trouve un industriel et on teste. Ça épargnerait une trentaine de vies par an sur les autoroutes et autant aux passages à niveau. Ça vaut le coup.»
D'ailleurs, sur plusieurs vidéos Youtube qu'Alain Sorge se plaît à relayer, on voit un dispositif du même genre empêcher des accidents entre voitures et trains, en Russie.
Pour les contresens, en revanche, il faudra un argumentaire plus solide, car si l'on en croit les récentes paroles d'Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, sur le site internet du Parisien, «les secours doivent pouvoir emprunter les bretelles de sorties à l'envers en cas d'urgence». En inventeur de toujours, Alain devrait pouvoir trouver une parade…

Film les Tablées vicquoises 2017



Arlequin et Pierrot, André Derain



28 janvier 2018

Les Petits Déj'Pro s'invitent au Réverbère

Partager, échanger./ Photo J. P.

Première étape 2018 pour Les Petits Déj'Pro s'invitent en Val d'Adour, à Vic, au Réverbère précisément, où Cathy et Xavier Spadiliero se sont inscrits dans une formule originale initiée et développée par deux acteurs de la vie économique de Bagnères-de-Bigorre, Valérie Robert, du café des Thermes, et Frédéric Boué, du Carré Py. Maillage bigourdan d'un réseau dont Christine Gauriau, Régine Granjé, Evelyne Petitdemange, ont été les pionnières vicquoises, et dont Pascal Robert, relais et animateur sur Tarbes, rappelle la vocation : (…) «la formule correspond à un véritable besoin. Besoin du chef d'entreprise de sortir de son isolement, de développer son propre réseau de partenaires ou de clients, de rencontrer des personnes confrontées aux mêmes problématiques». Formule simple que celle des Petits Déj'Pro s'invitent dans les entreprises, une itinérance conviviale : «Le but est de se rapprocher encore plus des entreprises, de mieux les connaître, de leur offrir une visibilité. Et quoi de mieux que de les visiter ?».
Première étape 2018 à Vic, avec des hôtes qui indiquent : «Nous avons été ravis de l'instant convivial partagé lors de la réception des Petits Déj'Pro ; cela a été l'occasion de rencontres, d'échanges enrichissants et de propositions de services mutuelles ; autrement dit, les Petits Déj'Pro, c'est joindre l'utile à l'agréable».
L'année 2018 s'annonce au mieux pour le concept né en Bigorre ; avec la diffusion sur «France-Inter» de l'interview de Valérie Robert — à écouter sur (http ://bit.ly/2CSGpNW)-, des perspectives nouvelles se dessinent et des projets fleurissent à Trie, Anglet, la Guadeloupe, en Champagne…
Renseignements et actualités sur le site (https://www.facebook.com/LesPetitsDejPro/posts).

Les anciens d'Algérie fidèles à leur tradition

Au sein du bureau de la section Fnaca du secteur de Rabastens, le secrétaire Gilbert Flin a donné lecture du bilan d'activité de l'année 2017./ Photo F. Abadie.

Au sein de la section Fnaca du secteur de Rabastens, les anciens d'Algérie se retrouvent traditionnellement en début d'année pour fair le point, échanger leurs meilleurs vœux et déguster la non moins traditionnelle galette des Rois. Le secrétaire de section Gilbert Flin a donné lecture du bilan d'activité de l'année 2017 : «Avant de commencer le rituel de nos activités, ayons une pensée pour tous ceux qui sont dans la peine et qui souffrent dans leur chair. L'effectif cantonal est de 46 adhérents, dont 10 épouses de camarades disparus. Il y a eu 6 défections suite à des problèmes de santé. 
Comme vous avez pu le constater en lisant, dans la page départementale de «L'Ancien d'Algérie», une page est consacrée à nos adhérentes. Elle a pour but d'essayer de les aider à faire certaines démarches administratives. Notre comité a été représenté aux cérémonies patriotiques sur le canton. Depuis trois ans, pour le 11 novembre, nous sommes présents au dépôt de gerbe à Ugnouas, cela à la demande de Christine Habas, maire de la commune, et de son conseil municipal. Qu'ils en soient remerciés. 
Pour diverses raisons, nous n'avons pas participé aux nombreuses manifestations départementales. Comme on le voit, l'année écoulée a été zen, ce qui ne nous a pas empêchés de nous retrouver pour nos agapes habituelles. Après de nombreuses demandes, Jean Baraille s'est vu attribuer la Médaille militaire. Nous le félicitons chaleureusement. Avant d'en teminer, nous voudrions remercier les maires de Sarriac-Bigorre, Ugnouas et Rabastens pour l'intérêt qu'ils portent au monde combattant, ainsi qu'aux adhérents qui s'investissent pour la bonne marche de notre association». Puis, le président Roger Bourrieu a rappelé : «En 2019, année du renouvellement du bureau, il serait souhaitable de voir de nouvelles têtes à la direction de notre section. Que celles et ceux qui sont intéressés fassent acte de candidature».

Une démonstration de krav maga clôture les vœux de la municipalité

Le maire au cours des vœux avec les conseillers municipaux./ Photo J. C.

«Nous voilà à nouveau réunis pour la traditionnelle cérémonie des vœux, moment important pour la commune. Ayons une pensée pour ceux qui nous ont quittés ou qui souffrent : la santé est primordiale». Tels furent les premiers mots de Frédéric Ré, maire et président de la communauté de communes Adour-Madiran, en présence d'une importante assistance. Il excuse deux conseillers municipaux pris par leur travail et fait le point sur les réalisations de l'année : déplacement de la mairie au bâtiment agence postale communale, avec créations d'un lieu associatif (bar, épicerie), d'une salle de réunion et achat de terrains. La cour commune école/salle des fêtes a été entièrement rénovée. 
Au cimetière : installation d'un jardin du souvenir et d'un columbarium ; rénovation de l'église, intérieur et extérieur ; il remercie pour cela bien vivement l'association Lahitte-Toupière et son patrimoine. L'année 2017, ce sont aussi les grandioses réceptions à Tarbes, et ici même, du champion du monde de krav maga Stéphane avec Momo, son alter ego maubourguétois ; la création d'une nouvelle association, En face du kiosque, et un service civique animé par Mauranne. C'est encore la belle réussite de la fête locale avec des félicitations appuyées au dynamique comité des fêtes, mais aussi à toutes les associations : Ascal, pétanque, chasse, etc., qui font vivre le village : «Qu'elles soient assurées que la municipalité sera toujours à leurs côtés». 
Des remerciements aux conseillers municipaux et aux employés communaux qui s'impliquent sans compter. Des projets pour 2018 : continuité des travaux, notamment à l'ancienne mairie-école, aménagement des parcelles achetées, travaux de voirie, éclairage public. Un mot aussi sur la redevance des ordures ménagères ou concernant une étude sur le réseau d'eau potable. Il ne lui restait plus qu'à adresser, en son nom et en celui du conseil municipal, les vœux les meilleurs pour l'année 2018 et il invite chacun à partager le verre de l'amitié qui servira d'un bon remontant pour les non-initiés au krav maga, médusés par l'éclatante démonstration du duo champion.

Acordéon, accordéon...



Le tricheur à l’as de carreau, Georges de La Tour



27 janvier 2018

En mots et notes, d'ici et du monde

Invitation au voyage./ Photo J. P.

Partenariat ou collaboration, peu importe, les propositions communes du foyer laïque d'Andrest autour de René Trusses et de la médiathèque Pierre-Gamarra, du réseau intercommunal Adour-Madiran, autour de l'équipe d'Emmanuelle Michard, directrice, avec Céline, sont autant de programmations s'inscrivant dans une vie culturelle hors standards. Un lieu, un cadre, une proximité, du partage de valeurs.
La soirée chansons et poésies : «Le sentiment du monde», avec le duo Nicole et Jean-Charles Vasquez, au pupitre chanteurs guitariste ; Françoise Delile et Christophe Verzeletti, de La Malle d'Aurore, au pupitre «diseurs», l'a parfaitement illustré. Certes, au générique, du «patrimonial», d'ici et d'ailleurs, avec Brassens, Neruda, éluard…
Et si la nostalgie d'un temps d'avant a parfois affleuré, des touches intemporelles et contemporaines, avec la mise en rimes des rejets, méfiances, problèmes de communication sur un ton humoristique et grave à la fois, avec des textes de Leprest, Michaux, Siméon… pour un auditoire de citoyens d'aujourd'hui. Exercice culturel applaudi.

Journée retrouvailles de l'USV XV

Plus de 500 personnes ont participé à la journée de retrouvailles de l'USV XV./ Photos J. P.

L'équipe d'une soixantaine de bénévoles autour du président Frédéric Dayman a assuré ! Plus de 500 participants (inscrits, évidemment beaucoup plus au fil de la matinée) ont convergé vers le stade Antoine-Ménoni pour une journée exceptionnelle. 
Actualité sportive avec le match du championnat 3e/4e séries opposant l'équipe vicquoise de l'USV XV à celle desdits «laitiers» de Villecomtal, équipes sorties du tunnel entre la haie des jeunes pousses de l'école de rugby de l'Entente Adour/échez ; programme festif, sportif, amical, avec un tournoi de rugby à V (toucher) qui a vu des équipes mixtes à plus d'un titre ; séquence souvenir et hommage avec un dépôt de gerbe sur la stèle dédiée aux anciens joueurs du club disparus, et la découverte de la plaque en hommage à Jean Dupuy, «Pipiou» ; et puis dans un gymnase qui fut le temple du Basket-Club vicquois, la convivialité dans un brassage d'acteurs du rugby bigourdan et vicquois de plusieurs générations et décennies, tant sur le pré que dans les tribunes. ADN ovalie partagé d'un rugby historique renaissant.

D'Hendaye à Banyuls 900 km en traîneau à chiens



Le musher-alpiniste haut-pyrénéen Romain Da Fonseca va entamer la première traversée des Pyrénées avec des chiens de traîneau, le samedi 3 février, sur la plage d'Hendaye. Il poursuit sa préparation avec sa meute. Reportage en Val d'Azun.
Une langue de neige, un rien verglacée, résiste au départ des pistes de Couraduque. Ce mardi matin, l'ambiance est plutôt printanière dans la station du Val d'Azun, fermée suite à la météo capricieuse de ces derniers jours : pluie et redoux. «J'ai l'impression d'être en octobre avec mes chiens. Maintenant, dans les Pyrénées, ça peut changer vite et, en deux jours, on peut avoir de grosses quantités de neige.» Romain Da Fonseca, accompagnateur en montagne installé à Bun, s'entraîne avec sa meute sur les pistes vierges de neige de l'espace nordique. Il est dans la dernière ligne droite de sa préparation pour relever le défi sportif qu'il s'est fixé : à savoir effectuer la première traversée des Pyrénées avec des chiens de traîneau. Le départ sera donné le samedi 3 février, vers 10 heures, depuis la plage d'Hendaye. Le périple devrait durer environ un mois. Début mars donc, Romain et ses chiens devraient fouler une autre plage, celle de Banyuls, en guise d'arrivée de leur aventure. Ce voyage en Pyrénées représente une distance de 900 km pour 30.000 m de dénivelé (plus de 3 Everest). Passé le col d'Ibardin, l'itinéraire chemine essentiellement versant espagnol car les parcs naturels et réserves français ne tolèrent pas les chiens. Romain a couché 17 étapes sur le papier, mais il sait qu'il ne va pas forcément les respecter. Et avancer, comme un marin, de nuit comme de jour, en fonction des conditions météo et d'enneigement.
«Comme aujourd'hui à Couraduque, je pense que je vais effectuer les 2, 3 premiers jours en kart.» En effet, en fonction des conditions d'enneigement, Romain progressera soit en traîneau, soit en kart. «Sur certaines étapes, je sais que je vais passer, à certains endroits, sur des cailloux en traîneau et sur de la neige avec le kart». Romain et l'équipe logistique qui le suivra devront s'adapter à ces conditions changeantes. La communication entre lui et le groupe sera primordiale. Frédéric Cabot, nivologue à MétéoFrance et auteur de topo-guides de ski de randonnée, sera le routeur météo de Romain.

Le traîneau équipé de couteaux à neige

Côté matériel, le musher-alpiniste prépare ses deux véhicules un peu à l'instar d'un skieur de randonnée. «On est en train de fabriquer des couteaux à neige pour équiper le traîneau. S'agissant du kart, j'ai aussi un jeu de roues cloutées.»
La difficulté de la traversée, c'est qu'elle ne s'effectue pas sur un terrain plat mais en haute montagne sur des secteurs accidentés, variés et techniques avec des passages de cols à 3.000 m. «Je n'ai pas d'interrogations sur les chiens, mais il faudra être vigilant dans les descentes, les dévers. On peut notamment rencontrer des cols verglacés, peu difficiles à passer à pied, mais très compliqués à franchir en traîneau».
D'où l'importance de la préparation et de la coordination avec l'équipe logistique. Romain et ses chiens s'entraînent tous les jours, matin et soir. «On effectue entre 40 et 80 km, avec environ 1.500 m de dénivelé par jour… Depuis septembre, les chiens totalisent 2.000 km d'entraînement. Ils sont jeunes mais ce sont de bons chiens avec un excellent mental.» Le mental, une donnée primordiale à toute expédition de ce type. Romain le sait. Même si ce défi relève de la première, il s'agira de sa quatrième traversée des Pyrénées.
Sur le site supertramp-dafonseca.com, on pourra suivre l'expédition en temps réel.

Le belvédère du pic



L'assemblage de la structure, une manoeuvre périlleuse./ Photo DR

L’image contient peut-être : ciel, nuage, plein air et nature

L’image contient peut-être : ciel, nuage, montagne, plein air et nature

L’image contient peut-être : neige, ciel et plein air

L’image contient peut-être : ciel, montagne, neige, plein air et nature

"Premier pas vers le rêve…" Voilà la description qui a accompagné la première image du futur belvédère du Pic du Midi, publiée sur sa page Facebook du site. Une structure dont la première partie est arrivée par les airs mercredi, à la faveur d’une fenêtre météorologique favorable. Quelques mètres et quelques tonnes aussi qui s’avancent au-dessus du vide à partir du Vaisseau des étoiles.
Le reste de la structure, longue de douze mètres et au plancher translucide afin de pourvoir apprécier le vide sous ses pieds, devrait arriver la semaine prochaine au Pic du Midi. Le "Ponton dans le ciel" a été réalisé à quelques kilomètres du Pic du Midi, dans les ateliers de Mécamont à Lannemezan, où la structure a été assemblée.
Si l’hyperbelvédère du Pic du Midi ne devrait être accessible au public que pour les vacances d’hiver, les premières images laissent entrevoir tout le potentiel de cette nouvelle attraction vertigineuse.

Vente promotionnelles...


Les amants III, René Magritte



26 janvier 2018

Le bilan de l'accident de bus scolaire dans le Gers s'alourdit : 36 blessés dont 7 en urgence absolue



Le bilan de l'accident de transport scolaire qui s'est produit hier à la mi-journée sur la RN 524 dans la commune de Manciet dans le Gers ne cesse d'évoluer depuis hier soir. Après une première évaluation, chacune de victimes potentielles a été classée dans une catégorie d'urgence. Deux collègiens ont rapidement été identifiés en urgence absolue, puis un troisième. Ceux-ci ont fait l'objet d'un transport sanitaire par héliportage sur Pau, Mont-de-Marsan et Toulouse-Purpan au moyen de deux hélicoptères (Samu 31 et Dragon 47).
Au fil de l'après-midi puis de la soirée, des symptômes inquiétants se sont révélés sur plusieurs autres collègiens admis au sein d'un poste médical avancé installé sur le site. Dans un premier temps, 5 puis 7 victimes ont été classées en catégorie "urgence absolue", tandis que d'autres ne présentant aucune blessure a priori rejoignaient finalement l'un des nombreux véhicules ambulances.
Le bilan actualisé ce matin par la préfecture est donc de : 29 blessés "légers"; 7 blessés en "urgence absolue".  Sur un total rappelons-le de 51 personnes impliquées dans cette collision entre un bus scolaire transportant 45 élèves de 3e et trois accompagnants du collège Jean-Rostand d'Eauze et une Renault Clio. 

Hôpital de Vic : synergie d'équipes pour les résidents

Les équipes du centre hospitalier de Bigorre se sont rassemblées pour partager la galette./ Photo J. P.

En ce mois de janvier, sur le site vicquois du Centre hospitalier de Bigorre (CHB), les prétextes rassembleurs — s'il en était besoin — sont la présentation échange de vœux et le partage de la galette des Rois. Salle Campet-Larmitou, à la résidence La Clairière, les deux motifs ont fusionné en y ajoutant la dimension du spectacle musical et chansons de Patricia Armary. Avec, tout d'abord, l'invitation de l'établissement hospitalier aux bénévoles associatifs qui s'engagent auprès de l'équipe d'animation. 
Car au-delà des remerciements pour leur participation tout au long de l'année, l'organisation d'événements et l'accompagnement ludique, culturel, cultuel, festif, sont autant de plus dans le bien-être des résidents. Les échanges intergénérationnels, les liens vie de la ville et quotidien de l'établissement ont été salués ainsi : «Merci à vous, les bénévoles, qui nous aidez à accomplir nos missions, qui nous enrichissez de votre présence». 
La participation au côté de l'équipe d'animation, des équipes de direction, cadres de santé et administration, dont la directrice des sites gériatriques du CHB, Patricia Laborde, accompagnée de Catherine Hardy, directrice des soins du CHB ; Annick Focqueur, cadre supérieur de santé du pôle gériatrique ; François Labat, attaché administratif du site de Vic ; Joëlle Gasnier, cadre de l'Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) La Clairière ; Mélanie Fesquet, cadre de l'Ehpad des Acacias, du Pôle d'activités et de soins adaptés (Pasa) et de la Structure d'accueil spécialisée Alzheimer (Sasa), comme plus que la reconnaissance. Mais bien le témoignage de la complémentarité de compétences professionnelles des personnels hospitaliers, de qualités humaines et de valeurs partagées avec les bénévoles des associations. à leur rang, ceux de l'association des Amis d'hier et d'aujourd'hui autour de Paquita Laclote et Paulette Cramarégeas ; de l'aumônerie, autour de Robert Chauveau (Sabine Barbe-Combes, aumônier, étant excusée, retenue par des engagements sur le site de La Gespe), de l'Accueil des villes françaises (AVF) Vic autour de la présidente Michèle Aué. 
Les résidents dans la salle, les «blouses blanches» et les associatifs réunis dans les applaudissements à l'artiste, la dégustation des galettes, les échanges ; réellement une synergie plurielle et unique à la fois.

Pas de sortie de crise en vue

Hier, les surveillants, malgré deux «expulsions», ont poursuivi le mouvement. Mais aujourd'hui, avec les menaces de sanctions ?/ Photo L. Dard.

Hier encore, les surveillants de la centrale de Lannemezan et de la maison d‘arrêt de Tarbes ont poursuivi leur mouvement de blocage. Intermittent, puisqu'à Tarbes, ils ont été délogés deux fois par la police, à 10 heures puis à midi. «Il n'y a pas eu de heurt, on s'est juste bousculés un peu», résument Franck Sanchez (Ufap-Unsa) et Sylvain Berger (FO Pénitentiaire), «et puis on est revenus, pour retarder un peu les parloirs». Et du coup «embêter» un peu les détenus et leurs familles. Pas si sûr, les détenus soutiendraient plutôt le mouvement… 
«Après tout, quand on parle de violences en milieu carcéral, les premières victimes, ce sont les détenus eux-mêmes…» Des propos confirmés par l'épouse d'un détenu de la maison d'arrêt de Tarbes, qui attend patiemment en face de l'entrée. «Je comprends leur mouvement, les détenus n'ont pas à agresser les surveillants, surtout que de ce que j'en sais, les surveillants ne sont pas là à chercher des noises. Au contraire, je sais qu'ils protègent les détenus les uns des autres…» De fait, pour le moment, l'ambiance n'est pas trop tendue dans les établissements du département. 
En revanche, chez les surveillants, la colère est montée d'un cran après l'échec des négociations et surtout la diffusion d'une circulaire qui menace ceux qui bloquent les accès d'une exclusion de 15 jours, et ceux qui essaieraient de se faire porter pâles de 5 jours de mise à pied… «On a vu mieux comme dialogue social», ricane Stéphane Espinasse (Ufap-Unsa), surveillant à Lannemezan. «Mais nous, on continue. Et jeudi, on va vraiment tout bloquer, les visites, les parloirs.» Ici, comme à Tarbes, la population semble soutenir le mouvement, les automobilistes saluent d'un coup de Klaxon®, «et des gens viennent nous porter spontanément du café ou de la nourriture…»

Un bâtiment agricole détruit par le feu

Incendie sur ce bâtiment dans le Val d'Adour. / Photo R.B.

Ce mercredi, vers 18 heures, un important incendie s'est déclaré dans un bâtiment agricole situé sur la route de Vic à Sarriac-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées. Les pompiers ont déployé de gros moyens; pas moins de 26 hommes venus des centres de secours de Tarbes, Andrest, Vic et Rabastens, ainsi qu'un nombre important de véhicules, notamment pour pallier le manque d'alimentation en eau.
Malgré les efforts des hommes du feu, le bâtiment qui contenait essentiellement du fourrage, a été ravagé par les flammes, mais l'incendie a pu être contenu, sans faire de victime, et ne s'est pas propagé aux bâtiments avoisinants.

Plantes carnivores



Elle est où la force ?



25 janvier 2018

Après 15 mois de chantier ouverture de la piscine

Présentation et visite guidée./ Photo J. P.

Alors que les premiers utilisateurs — les scolaires — de la piscine Louis-Fourcade ont investi l'établissement nautique depuis le 8 janvier et avant l'ouverture au public le 3 février prochain, visite guidée du site rénové et de l'extension, avec les élus Frédéric Ré, président de la communauté de communes Adour-Madiran ; Serge Joseph, vice-président plus particulièrement dans sa délégation services techniques ; Aurélien Simonet, responsable de ces services au titre de la maîtrise d'œuvre, piscine et aires d'accueil des gens du voyage ; Patrick Marot, direction de la piscine. 
Historique et présentation de la réhabilitation inscrite dans les prescriptions et impératifs de sécurité, d'accessibilité, de performance énergétique, de fonctionnalité pour l'existant et présentation de la création de l'espace détente dans l'extension. Parties techniques de la galerie en sous-sol, aux plages, en passant par le bassin, en particulier celui de l'intérieur dans une configuration nouvelle avec des équipements dont la vocation pédagogique ne cède en rien au volet loisirs. Découverte du tout nouvel espace détente qui, du sauna au hammam, en passant par les douches rafraîchissantes et massantes à jets, élargit la gamme des propositions aquatiques, donc dès le 3 du mois de février, étant entendu que l'établissement voit une ouverture aux horaires et services différenciés saisonniers en quatre périodes (article dans une prochaine édition).

Un chantier sur quinze mois

Prévu sur six mois (de la fermeture, en septembre 2016, jusqu'au printemps 2017), le chantier de réhabilitation s'est étiré sur quinze mois, incluant entre autres, hors passage d'une gouvernance à une autre avec l'application de la loi NOTre et la fusion de trois collectivités, une planification hasardeuse, des dysfonctionnements, des surprises (carrelage du grand bassin, par exemple). Dire que l'enveloppe est passée de 1,4 à 1,9 million HT au fil d'avenants (au passage, le président Ré saluera les entreprises «qui ont joué le jeu d'avenant en avenant»), en précisant le montant de l'enveloppe, les 986.000€ subventionnés (État, conseil régional, conseil départemental), donc les 922.460 € HT restant à la charge de la CCAM, c'est dire la volonté politique de maintenir et entretenir un équipement public intercommunal ludique et pédagogique sur le territoire. 
De l'investissement, c'est fait, plus du fonctionnement assuré malgré «des recettes non maîtrisables» (météo, problèmes techniques…), c'est validé ; tout en rappelant : «Si le gain n'est pas l'obligation, l'équilibre est une volonté».

La ferme d’Adèle a besoin de vous


Jonathan, 26 ans, et sa compagne Glwadys, 27 ans, ont monté un projet de ferme maraîchère et de poules pondeuses biologiques à Bordes. Ils font appel au financement participatif.

Respectivement technicien aéronautique à Airbus et professeur des écoles, Jonathan et Glwadys ont démissionné de leurs postes pour se consacrer entièrement à leur projet de vie. En 2015, durant un an, les deux jeunes gens ont multiplié les expériences de « woofing » (1) dans diverses fermes en Nouvelle-Zélande et même dans une communauté au Royaume-Uni, toutes installées en permaculture. « La vie loin de nos amis et nos familles nous a permis d’apprendre sur nous-mêmes, de nous ouvrir aux gens et de rentrer avec des idées plein la tête », soulignent-ils. Car si les deux jeunes gens ont un parcours atypique, ils ne sont pas pour autant des néoruraux qui se sont découverts sur le tard. « Cela faisait longtemps que j’avais envie de reprendre la ferme familiale de ma grand-mère Adèle, explique Jonathan, qui a baigné dans le milieu agricole depuis sa plus tendre enfance. 
Et comme je ne voulais pas faire du gavage de canards comme mon père, j’ai décidé de m’orienter vers le maraîchage et les poules pondeuses biologiques ». Au retour de leur voyage, en 2017, Jonathan passe le brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole et Glwadys le BTS de gestion et protection de la nature. Décidément sur la même longueur d’onde, les deux jeunes gens se tournent vers l’agroécologie « pour nourrir sainement et durablement les habitants du département tout en respectant la nature et en favorisant la biodiversité ». Sur la parcelle de 3 ha que le père de Jonathan leur a cédée, jouant la carte de la polyactivité, ils ont choisi de coupler un verger avec un poulailler, pour que les 250 poules pondeuses y trouvent un abri, tout en offrant des bons fruits à leurs clients. 
En guise d’échauffement, ils ont réalisé une première récolte de courgettes et de courges cet été, à petite échelle, en vue de faire de la vente en circuit court sur les marchés locaux, notamment à Tournay, dans des magasins de producteurs, auprès du réseau Biocoop et de la vente directe à la ferme. Mais le véritable démarrage de l’activité est prévu pour le printemps 2018. Les trois serres, dont une à semis de 600 m2 au total, n’attendent plus que les bâches et la clôture du poulailler ses demoiselles à plumes. Si le couple a pu mettre en place une bonne partie des infrastructures grâce à leurs économies et à l’aide de leurs proches, via notamment des chantiers participatifs, ils font appel au financement participatif pour boucler leur budget. 
En contrepartie, ils offriront des paniers de légumes. Viendra ensuite l’étape de la pérennité économique de leur belle entreprise. « Le plus difficile, ce n’est pas de faire pousser les légumes mais d’en avoir tout le temps et de les vendre », confie Jonathan. Les deux jeunes gens veulent donner encore plus de sens à leur projet en développant une ferme pédagogique pour utiliser au mieux les compétences de Glwadys. Quand nous vous parlions d’un vrai projet de vie…
CYRILLE MARQUÉ 
Pour soutenir le projet : https 
://bluebees.fr/fr/project/406
(1) Travail bénévole sur des fermes biologiques.

Les vœux de l'Union nationale des combattants

Des vœux avant la galette autour du président Charles Kranzer./  Photo F. A.

La section UNC du secteur de Rabastens compte 64 adhérents dont des veuves d'anciens militaires. C'est une tradition pour cette association, toutes armes et générations de feu confondues, que de partager la galette des Rois et d'échanger des vœux en tout début d'année. «La plupart sont là mais nous ne sommes pas assez en ce moment de félicité mais toujours aussi nombreux dans cette section de Rabastens. 
Une stabilité qui va nous permettre de nommer un nouveau secrétaire au bureau prochainement», a dit aux présents le président Charles Kranzer avant de rappeler «quelques aides matérielles, financières ou concernant la santé, auxquelles ont droit les membres des six sections départementales UNC. Des appuis dont ont bénéficié vingt personnes dans les Hautes-Pyrénées dont quatorze à la section de Rabastens». L'assemblée générale de la section est prévue courant avril 2018.

Le bélinographe.



24 janvier 2018

La piscine ouverte aux scolaires

Bassin intérieur./ Photo J. P.

L'établissement nautique, sous la direction de Patrick Marot, est ouvert depuis le lundi 8 janvier aux scolaires (pour mémoire, le transfert de la compétence scolaire à la collectivité intercommunale concerne pour la seule strate «école élémentaire de l'accueil à la maternelle jusqu'aux classes de cours moyen», plus de 1.830 enfants scolarisés du cycle 1 au cycle dans plus de 30 écoles communautaires). 
Ouverture également associative avec les historiques Tritons vicquois, nés dans la foulée de la création de la première piscine publique à Vic à l'été 1972. Activités nautiques programmées selon un calendrier et des horaires saisonniers. Pour l'ouverture au public, la période d'hiver arrêtée va du 3 février au 13 avril avec accès aux petit bassin et espace détente, les mercredis et samedis, de 14 heures à 18 heures ; les lundis et vendredis, de 12 heures à 14 heures pour les adultes ; les tarifs d'entrée générale : 2,50 €; enfants jusqu'à 5 ans : 1 €; accès tous équipements petit bassin et espace détente 5,50 €; location aquabike : 3 €. 
Pour les périodes printemps du 30 avril au 29 juin, d'été du 30 juin au 2 septembre, et d'automne du 3 septembre au 20 octobre, tous les équipements sont accessibles (petit bassin intérieur, espace détente, grand bassin extérieur, toboggan, pentaglisse) ; tarifs de l'entrée générale : 5,50 €; enfants jusqu'à 5 ans : 1 €; de 6 à 11 ans : 2,50 €; 12 ans et + : 3,50 €, et 2,50 € à partir de 18 heures ; tarifs réduits sur abonnements (renseignements sur site). Renseignements, contact au 05.62.96.81.53 ; mail (lapiscine@adour-madiran.fr).