31 janvier 2020

Vic-en-Bigorre. Un sol fertile pour conjuguer rentabilité et environnement



Une agroécologie rentable et réaliste. Voilà l’intitulé du temps d’échange organisé ce vendredi après-midi au LEGTAF Jean-Monnet de Vic-en-Bigorre, à l’initiative de la communauté de communes Adour-Madiran. C’est Emmanuelle Richard, ingénieure de formation, passée par la production, et désormais à la tête du bureau d’études spécialisé Agronomie et terroirs qui mènera les débats sur l’adaptation des pratiques. "Je suis passionnée par le sol et le rapport avec les plantes", explique celle qui a créé son entreprise indépendante à Averan, dans le Marquisat, en 2012. Depuis, elle accompagne les agriculteurs (une trentaine dans tous les secteurs) vers des pratiques plus durables. "Ils sont acteurs de ce changement, se forment et échangent sur leurs pratiques, explique l’agronome. Le sol, c’est la source de vie. C’est important de le protéger. on a besoin d‘un sol fertile pour une bonne nutrition de la plante." Un constat simple a priori mais duquel s’étaient éloignées les techniques agricoles. "Avec l’agronomie, les agriculteurs, à la fois paysans et chefs d’entreprise, reviennent aux fondamentaux."
C’est une approche terre à terre donc qui va guider les débats vendredi après-midi à Vic. "Il s’agit de partager l’évolution des pratiques avec des témoignages d’agriculteurs engagés. On va parler du local, avec des exemples à l’échelle du territoire, pour une agroéconomie réaliste et rentable. On n’est pas là pour faire rêver. Pas besoin d’être superman pour se lancer. Chacun avance pas à pas. L’objectif, c‘est de donner envie de tester de nouvelles pratiques dans le but d’améliorer la fertilité des sols et la rentabilité des exploitations, dans un souci environnemental." Voilà pourquoi outre les exposés techniques d’agriculteurs (sur la transition vers le non-labour, le semis direct et la couverture du sol) interviendront des conseillers en gestion et des cabinets comptables. "On n’est pas dans l’idéalisation d’un concept mais dans du pragmatique, avec la nécessité de s’adapter vis-à-vis des changements climatiques, réglementaires, économiques et sociétaux."
Le colloque Sol, Agronomie, agroécologie et économie sera ouvert à tous les professionnels du monde agricole à partir de 13 h 30 ce vendredi après-midi au lycée Jean-Monnet. Contact : 06.08.63.74.34.
Andy Barréjot

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30 janvier 2020

Vic-en-Bigorre. "Demain je m’installe" en agriculture, 23e édition


L’établissement d’enseignement agricole vicquois, le lycée Jean-Monnet, accueille chaque année l’action "Demain je m’installe" organisée et animée par les Jeunes Agriculteurs, les JA des Hautes-Pyrénées. Dans un contexte départemental à dominance rurale souligné par Pauline Robert, présidente des JA65, "l’agriculture est un moteur de l’économie haut-pyrénéenne qui, outre sa fonction nourricière, permet de valoriser, d’embellir et dynamiser nos territoires", et cet état des lieux "plus de 50 % des exploitants agricoles sont âgés de plus de 50 ans", les JA s’engagent en faveur du Renouvellement des Générations en Agriculture, notamment par la mise en place d’actions de communication "Valorisation des Métiers de l’Agriculture". 
Ainsi, cette 23e édition a proposé aux élèves et étudiants 4 ateliers (installation, transmission, salariat, commercialisation) animés par un intervenant d’une structure agricole et de deux JA. Au rang des intervenants, Noëlie Sost (Conseillère Point Accueil Installation et Conseil en Entreprise à la Chambre d’Agriculture), Charline Castera (JA installée en ovin et volailles à Auriébat), Hélène Gabos (Juriste au CERFRANCE, réseau de conseil et de comptabilité), Mathilde Penin (JA installée en ovin viande à Soues), Sylvain Sayous (JA installé en bovin lait à Lourdes), Marlène Abbadie (responsable administrative du Service de Remplacement des Hautes-Pyrénées) et Ludovic Coste (Salarié au SRA), Barbara Béjottes (Conseillère animatrice du réseau Bienvenue à la Ferme), Pauline Robert (JA installée en volailles à Tournous-Devant) et Laurent Batan-Lapeyre (JA installé en bovin à Beaucens). Institutions, organismes, professionnels employeurs et salariés agricoles, élus, de la Chambre d’Agriculture, du Service de Remplacement des Hautes-Pyrénées, de l’Association départementale du réseau national emploi formation en agriculture (ADEFA), du CER, pour informer, échanger, témoigner, lors des ateliers auxquels ont participé une cinquantaine d’élèves. 
Les témoignages de jeunes "qui sont passés par là" et dont la motivation pour l’objectif "développer un projet viable, vivable et transmissible, se dégager un salaire tout en réussissant à concilier vie personnelle et professionnelle" relevait d’un véritable challenge, ainsi que les échanges plus axés sur les cadres et règles de l’économie agricole, une étape essentielle de l’engagement sinon mission des JA.
JP

Tarbes : le carnaval social n'est pas près de finir



Pas de tête de Macron au bout d’une pique dans le cortège de manifestants* contre la réforme des retraites, ce mercredi 29, à Tarbes, mais un « M. Finance », installé sur le toit de la camionnette de la CGT. « On a fabriqué un pantin qui représente de manière symbolique la finance », explique Gildas Lebret, du syndicat énergie Hydro 65, à l’origine de l’initiative qui a donné, à quelques jours de Mardi gras, un côté « carnaval social », à cette nouvelle manifestation. « M. Finance » a été brûlé comme il se doit sur le perron de la préfecture.
La finance, BlackRock et le président Macron, ont été, une fois encore ciblé par les manifestants. En effet, ils estiment, comme l’a rappelé Patrick Cazalas, au nom de l’intersyndicale, que la réforme «n’a d’autre objectif que de construire les conditions du démantèlement de la retraite par répartition pour ouvrir en grand les portes de la capitalisation et répondre ainsi aux exigences du capital financier». Parmi les slogans faisant référence à la finance et au président Macron, citons « Macron économie = nanti système », « Non à la retraite de perlin point point ». D’autres évoquent à la fois la crise démocratique, l’aspect autocratique et violent du régime Macron : « Imposer une réforme rejetée par le peuple, c’est ça la violence », « Réécrire la constitution, la cause de tous les maux ».

«Les violences policières viennent

d’en haut»

Sur les violences policières, en fin de manifestation, Benjamin Goussy, pompier présent la veille à Paris, a souligné «que les ordres viennent d’en haut. On a parlé avec les policiers et les gendarmes, et il en ressort que c’est quelque chose qui est commandé par les responsables, les gouvernants».
Ce sentiment de dérive autoritaire, Jean-Jacques Caussade, gilet jaune, le relève. «La démocratie est en danger… Macron est un second choix. Deux inscrits sur 10 ont voté pour lui. Pour moi, il n’est pas légitime. Or, il s’entête sur cette réforme mal préparée. Il y a une majorité de Français contre cette réforme. Il devrait la retirer».
À l’appui du retrait, Patrick Cazalas, a évidemment surligné le rapport du Conseil d’État sur la réforme, la qualifiant en substance, de bâclée. «C’est un tacle sévère et, en foot, cela mérite un carton rouge». En l’occurrence, l’expulsion de la réforme des retraites de la vie des Français.


*1000 personnes selon la police et 1600 selon l’intersyndicale.

La "Vierge voilée" de Strazza : un marbre transparent qui fascine

La Vierge voilée, de Giovanni Strazza, milieu du XIXe siècle

29 janvier 2020

VIDEO. Tarbes : Retraites : ils ont fait brûler M. Finance


Une nouvelle manifestation était organisée à Tarbes contre la réforme des retraites ce mercredi 29 janvier à l’appel de l’intersyndicale : CGT, FO, FSU et Solidaires.
Environ 1000 manifestants ont défilé dans les rues de Tarbes. Ils sont partis de la Bourse du travail afin de rejoindre la préfecture des Hautes-Pyrénées.
Ils ont mis le feu à M. Finance sur le parvis de la préfecture. Une délégation a ensuite été reçue.



Vic-en-Bigorre. Rue Fauré : l’effet enchaînement


Sur le mode inauguration, la délégation d’élus, chefs de service et représentants des entreprises intervenantes autour du maire, a arpenté la rue Fauré ; élus dont Danièle Bajon et Corinne Carrère (respectivement adjointe et conseillère déléguée à l’aménagement du territoire), Denise Chartrain (Adjointe à l’urbanisme et à la voirie), Jean Abadie et Didier Sarrazin (Adjoint et Conseiller délégué en charge de l’environnement), Patrick Roucau (Adjoint au sport et aux ressources humaines) ; l’équipe communale dont Damien Constantin, Directeur Général des Services, Julien Madrigal, Directeur des Services Techniques à laquelle s’était joint Florian Lassalle, Directeur des Services techniques de la Communauté de communes Adour-Madiran, qu’accompagnaient Jean-Luc Layre et Manuel Gergonne, respectivement Directeur de l’agence et Conducteur de travaux de la SPIE Batignolles-Malet, Pascal Lacassagne, responsable secteur Saur-Vic. Clément Menet rappellera l’historique du chantier, "une rénovation pas forcément prévue" mais compte tenu de l’ouverture de la maison de santé et de l’augmentation des usagers du quartier, un "projet communal en concertation et en bonne intelligence avec la CCAM" ; en pratique, la commune avait aménagé la place Verdun (inaugurée en septembre dernier), le chantier rue Fauré avait démarré en octobre. Pour le maire commentant "un résultat tout à fait satisfaisant, une rue que l’on redécouvre, aussi bien en voiture qu’à pied", cette remarque : "on ne doute pas que les riverains des rues perpendiculaires nous disent qu’ils souhaitent que leurs rues soient pareillement refaites".

Enveloppes et caractéristiques

Travaux "conjointement menés par la mairie de Vic-en-Bigorre et par la CCAM ; financement partagé (75 % CCAM / 25 % Mairie), direction des travaux par la commune". Réalisations : réfection des réseaux (assainissement et eaux pluviales), création d’un caniveau, pose "d’enrobé d’un seul profil pour permettre l’accessibilité". Montant (CCAM + Mairie)) : 121 K€ TTC.
JP

Lascazères. Un vent de jeunesse à la Palombe gourmande


L’inauguration de la Palombe gourmande à Lascazeres se déroulait ce samedi 25 janvier dans la nouvelle salle joliment décorée et qui sent bon l’authentique. Mais le clou de la soirée n’est pas là.
C’est plutôt le nouveau "patron" qui a retenu toutes les attentions. En effet Jean Carbonne du haut de ses 21 ans a impressionné l’auditoire par sa gentillesse et ses compétences. Non seulement ce jeune est talentueux mais de plus il s’entoure d’une brigade du même acabit avec :
Colin Laurencery, 24 ans, spécialité salle et cocktails (copain d’école)
Clément Billeret 26 ans chef pâtissier, 2d de cuisine
Antoine Hubert 24 ans service en salle avec aussi une formation sur place.

Un parcours qui en dit long

Quant à l’accueil de l’équipe il était tout simplement remarquable. Les petits plats à déguster étaient tous succulents, originaux, créatifs.
Après un Bac S, Jean Carbonne fait l’école Ferrandi (école supérieure de la table – Best arts culinaires) à Bordeaux. Il parfait sa formation avec des stages l’un chez Trois Gros, l’autre chez Claude Darroze et le dernier à l’Etoile Rouge de Saint Emilion.
Passionné de cuisine sa maxime est à retenir "élan de passion à la recherche du terroir".
Il présentera son projet en retraçant les démarches faites en amont à savoir la rencontre et les contacts avec les producteurs locaux avant de se lancer.
"J’ai fait le tour des producteurs pour m’assurer de la qualité des plats que je servirai". Il les remerciera chaleureusement ainsi que tous les aidants, soutiens et Christian Bourbon, maire.
Avec le restaurant, le bar, le coin cocktails, la salle séminaires (nous reviendrons sur les contenus), le jeune chef a aussi des projets notamment avec le gîte attenant au restaurant pour un accueil de 6/10 personnes, le projet pâtisserie à emporter (sur commande).

Janine Noguez

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Grève



28 janvier 2020

Vic-en-Bigorre. Libre Boule vicquoise : bientôt 32 terrains à Ménoni


Du rugby et du basket le stade et le gymnase Antoine-Ménoni ont été les temples avant que le site devienne ensemble sportif et ait accueilli au fil des décennies – en plus des scolaires- plusieurs clubs et pratiquants du tennis et puis de padel, de la pelote basque et plus récemment avec l’aménagement des locaux de l’ancienne conciergerie et de l’espace autour, des salles d’activités administratives et conviviales pour le club des Mille Pattes, la Libre Boule vicquoise ayant quant à elle procédé à un déménagement historique par étapes depuis le boulodrome de l’Echez vers l’enceinte du stade. L’assemblée générale annuelle programmée en ce mois de janvier s’est déroulée sous la présidence collégiale de Jean-Michel Pujo, Christian Garcia, Jacques-Henri Laborie, Patrick Arduin et a rassemblé quelque 22 licenciés. Pour les différents points et comptes rendus (activité, finances) le constat de l’équilibre, pour le calendrier, les rendez-vous du vide-greniers le 31 mai prochain, un concours en doublettes le 20 juin.
Le représentant de la municipalité, Patrick Roucau, adjoint délégué, ayant annoncé la bonne nouvelle imminente : "Les 32 terrains sur le site Ménoni seront opérationnels à la fin de ce mois de janvier 2020", cette édition de l’exercice démocratique associatif pouvait se prolonger dans la convivialité partagée au bar Le Central.
J.P.

Maubourguet. Séjours montagne pour les jeunes


Dans la continuité du projet ados mené en collaboration avec la mairie, deux séjours montagne sont prêts avec l’association des Bouscarret’s (accueil de loisirs pour les 12 à 17 ans).
Lieux, dates, programme
Ils auront lieu à Luz-Saint-Sauveur du dimanche 9 au mardi 12 février pour le premier séjour et du mardi 12 au samedi 15 février pour le second.
Au programme de chaque séjour, les jeunes bénéficieront de 8 heures de leçon avec un moniteur de l’ESF les deux premiers jours. Ils auront la possibilité de skier en autonomie grâce à un test passé avec le moniteur afin d’appréhender le niveau de chacun. Cette autonomie est travaillée avec les jeunes en amont du séjour par la construction d’un contrat signé entre le président de la structure des Bouscarret’s Pierre Manhes, les parents, le jeune et le moniteur de ski.
Après une longue journée de glisse, les jeunes seront de retour dans la navette mise en place par la station, à la grange au bois de Yannick.
La soirée se terminera par un repas cuisiné par les ados eux-mêmes accompagnés de Thierry le chef cuistot.


Janine Noguez

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27 janvier 2020

Vic-en-Bigorre. La lutte bigourdane à la Réunion



Une formidable aventure qui va conduire neuf lutteuses de trois clubs, dont cinq du Club des lutteurs vicquois (CLV), licenciées Fédération française de lutte (FFL) et Union nationale du sport scolaire (UNSS), jusqu’aux championnats de France de lutte féminine 2020 qui ont lieu les 16 et 17 avril à l’île de la Réunion. Une aventure sportive et humaine sous égide du Comité départemental de lutte des Hautes-Pyrénées (CDL 65) que préside Patrice Cancel et à laquelle la Maison d’enfants diététique et thermale (MEDT) de Capvern apporte son concours. Objectif de podiums bien entendu pour les compétitrices et objectif de "développement d’un sport qui reste méconnu, particulièrement dans cette catégorie féminine" pour le comité. Sous les couleurs du club vicquois que préside Michel Garatens, cinq ambassadrices (une d’Andrest, deux de Bazet, une de Siarrouy, une de Calavanté) de 13 et 14 ans, de la benjamine Lucie Poinsot-Dargaignon à Louna Pecapera en passant par Mathilde Vignes, Romane Ribatet, Julie Bonnet, accompagnées par Mégane Brunet, entraîneur du comité des Hautes-Pyrénées intervenant sur les clubs du département.
Accompagnement participatif
Une aventure sportive et chiffrée pour laquelle le financement doit être finalisé ; le déplacement a un coût, aussi chaque club s’engage dans des actions pour collecter des fonds pour le voyage. Déjà, la société Mademoiselle Pap’et Cie, d’Alexandra Aubigny, de Sarniguet, créatrice notamment de nœuds papillons et bretelles, s’est engagée, participant à la cagnotte pour les lutteuses en reversant le produit des achats de nœuds pap sur son site (mademoisellepapetcie.fr/). Et puis les parents ont mis en place une cagnotte Leetchi sur internet (www.leetchi.com/c/5-lutteuses-pyreneennes-aux-championnats-de-france-de-lutte-feminine-2020).
D’autres renseignements ? Page Facebook (Cinq Pyrénéennes aux championnats de France 2020 de lutte à la Réunion). Participer à la conquête de titres nationaux dans une discipline peu médiatisée hors Jeux Olympiques, par des sportives qui plus est, soutenir l’équipe de lutteuses d’ici, en voilà un projet auquel adhérer sans modération.
J. P.

Rabastens-de-Bigorre. Lectures partagées



Rendez-vous était pris en cette fin de journée du 18 janvier pour participer à la 4e édition de la Nuit de la Lecture. Un moment de partage littéraire qui a fait le plein de l’espace dédié aux jeunes lecteurs à la médiathèque de Rabastens, où l’on est venu en famille. "C’est le résultat de la publicité intercommunautaire", constate Hélène Lafranque, l’une des quatre intervenantes bénévoles, qui "se réjouit de la dotation en divers supports fournis par la médiathèque départementale" mais qui, comme ses trois autres consœurs, voudrait "disposer désormais d’un peu plus de place qui existe dans la Maison des services au public de Rabastens, d’au moins une salle supplémentaire nécessaire au développement de cet espace culturel à Rabastens".
Cette soirée était placée sur le thème de Paris. Les quatre conteuses étaient habillées en mode chic parisien créé dans les ateliers du couturier Marie-Ange. Une tenue vestimentaire assortie à un décor nuits parisiennes. Chacune à leur tour, elles ont invité l’auditoire à suivre une lecture de leur choix.
Un moment d’échange intergénérationnel et interactif pour revisiter les lieux célèbres de la capitale avant que ne soient distribués des cadeaux et qu’un dernier moment de partage s’établisse en toute convivialité.
Correspondant