31 mars 2020

Vic-en-Bigorre. Cause animale et temps de crise sanitaire

Un site, un accueil.

Les informations diffusées sur la situation sanitaire, les déclarations d’experts, sont claires quant aux voies de la contamination : le Coronavirus ne passe pas par les animaux. Pour autant, dans un pays où 1 foyer sur 2 possède un animal, où l’on compte quelque 13 millions de chats et plus de 7 millions de chiens, le confinement sans précédent peut poser problème quant à la cohabitation, la promiscuité, surtout en zone urbaine. Christelle Bouet, présidente du Nouveau Refuge SPA situé à Ibos fait le point sur l’association, son fonctionnement, ses missions, et les modalités en conformité avec les prescriptions réglementaires sanitaires.
D’abord rappeler que le Nouveau Refuge Spa association loi 1901 a 5 ans ; que comme 280 autres refuges en France, il est indépendant et ne fait pas partie de la SPA de Paris. "Les investissements ont été réalisés grâce à des fonds propres et des dons ; il ne reçoit aucune subvention de l’Etat, ni aide". La capacité d’accueil est de 50 chiens et 30 chats maximum, dont s’occupent 4 salariés qui alternent pour nettoyer et soigner 7 jours sur 7. Si depuis le début du confinement le refuge est fermé au public, les salariés travaillent toujours, les animaux sont soignés et sortis sur les dix mille mètres carrés de terrain dont bénéficie le refuge ; pour assurer la protection des salariés sur place, les bénévoles ne sont pas admis, les parrains marraines ne peuvent plus promener leur chien à l’extérieur.
Adoptions, abandons et fourrière
Après avoir indiqué "les adoptions se font sur rendez-vous après un entretien par téléphone ; les intéressés peuvent retrouver nos animaux en photos sur la page Facebook Nouveau refuge spa", Christelle Bouet ajoute : "le nombre d’abandons et de demandes de prise en charge n’a pas augmenté". À savoir sur le site, 1 demande par jour, mais compte tenu de la prolongation du confinement, la présidente anticipe afin d’éviter une vague d’abandon massive : "rappelons que vous ne risquez rien auprès de vos animaux. Les animaux domestiques ne sont pas porteurs du coronavirus humain, ne peuvent le transmettre ni le véhiculer". À savoir : des fourrières sont assurées pour toutes les communes (une vingtaine) avec lesquelles le Nouveau Refuge SPA a un contrat, mais le refuge n’est pas extensible et le nombre de box limité. Et ce message :" dans les circonstances actuelles, nous remercions plus que jamais les quelques personnes qui adoptent encore, mais cela ne suffit plus pour assurer le paiement de toutes les charges, nourriture, soins vétérinaires et salaires. Nous avons lancé une cagnotte Leetchi (pour mémoire, les dons sont défiscalisés à 66 %). (www.leetchi.com/c/nouveau-refuge-spa).
Josiane Pomes

Comment laver son linge pour le débarrasser du coronavirus ?

Comment laver son linge pour le débarrasser du coronavirus ?

Même si les données quant à la durée de vie du coronavirus sur les surfaces manquent de précisions, les études sur le SRAS démontrent "que les coronavirus peuvent persister sur les surfaces quelques heures à plusieurs jours", selon le site de l’OMS. Ainsi, quelles sont les recommandations à suivre pour laver son linge afin d'éradiquer le Covid-19 ?
Le 18 février dernier, le Haut conseil de la Santé publique a rendu un avis à ce sujet et a recommandé de "laver les draps et le linge d'un patient confirmé dans une machine à laver avec un détergent habituel et un cycle à 60 degrés minimum pendant 30 minutes au minimum".
Anne Goffard, virologue au CHU de Lille, et Gilles Pialoux, du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital parisien Tenon, ont confirmé ces affirmations auprès de Checknews. Selon eux, il faut laver son linge à minimum 56 degrés pendant vingt à trente minutes ou à 65 degrés pendant cinq à dix minutes.
Gilles Pialoux assure également auprès de nos confrères que mettre son linge au congélateur est une mauvaise idée. "Des virus ont perduré des centaines de milliers d’années en étant gelés. Donc à moins de vouloir figer les choses et de conserver le virus pour les futures générations, il ne faut surtout pas y mettre ses vêtements", affirme-t-il auprès de Checknews.
Sur son site, l'OMS précise que la pulvérisation d'alcool ou de chlore sur les tissus ne fonctionne pas pour tuer le coronavirus.
Elsa Péault

30 mars 2020

Comment laver ses fruits et légumes pour les débarrasser du coronavirus ?

Comment laver ses fruits et légumes pour les débarrasser du coronavirus ?

Sortir de chez soi pour effectuer des achats de première nécessité compte parmi les déplacements autorisés en cette période de confinement. Cependant, il est important de faire ses courses tout en respectant strictement les règles d'hygiène. Notamment en ce qui concerne les fruits et les légumes.

Des risques de contamination ?

"Aucune donnée scientifique ne laisse penser que le virus peut nous contaminer par voie digestive. Toutefois la possibilité d’infecter les voies respiratoires lors de la mastication d’un aliment contaminé ne peut pas être totalement exclue", affirme l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail sur son site.
"Si vous êtes malade, vous devez absolument éviter de manipuler des aliments et de cuisiner pour les autres", précise-t-elle.

Laver ses fruits et légumes à l'eau claire

Pour éviter tout risque de contamination, l’ANSES rappelle qu’il est indispensable de laver ses fruits et légumes avant de les consommer ou de les cuisiner. "L’eau claire suffit, n’utilisez surtout pas de désinfectant ou de détergent comme l’eau de javel, vous risqueriez une intoxication s’il était mal rincé. L’utilisation du vinaigre blanc pour rincer ses fruits et légumes n’est pas nécessaire", explique-t-elle.
L'ANSES conseille, après lavage à l’eau claire, d'essuyer les aliments avec un essuie-tout à usage unique, afin d'éliminer d’éventuelles particules virales. Elle rappelle que ces gestes sont particulièrement importants lorsque les fruits et légumes sont mangés crus.
L’Agence a également conclu qu’une cuisson des légumes à 63 °C pendant 4 minutes était efficace pour détruire le virus.

Comment les supermarchés s'organisent-ils ?

"On se réfère aux informations du gouvernement. Ils expliquent que les aliments crus ou peu cuits ne présentent pas de risques de transmission d’infections particuliers, si les règles d’hygiène habituelles sont respectées. On a donc seulement ajouté des affiches avec les gestes barrières à l’entrée de nos magasins", affirme le service presse de Système U à Ouest-France.
Au Biocoop des allées Jean Jaurès à Toulouse, les employés semblent avoir pris les mesures nécessaires. "Nous avons installé une affiche qui invite les clients à ne toucher que les fruits et légumes qu'ils comptent prendre, ainsi qu'un distributeur de gel hydroalcoolique à côté des étals", affirme une vendeuse. "Au début, une personne de l'équipe servait les clients en fruits et légumes, mais face au flux important de clientèle et aux nombreuses mesures de désinfection à réaliser, nous avons mis de côté cette mesure", précise-t-elle.

Et le pain ?

Pour l'ANSES, chauffer son pain n’est pas nécessaire si toutes les précautions d’hygiène ont été respectées. "Le pain est cuit à haute température lors de sa préparation, ce qui élimine toute trace de virus. Lorsque les règles d’hygiène sont respectées dans la boulangerie, il n’y a pas de risque de transmission du virus", affirme-t-elle sur son site.
Elsa Péault

Castelnau-Rivière-Basse. Ehpad et mesures de confinement

Cour et jardins sont vides, les résidents sont confinés dans leur chambre

Dans le contexte actuel de lutte contre l’épidémie de coronavirus, l’Ehpad de Castelnau-Rivière-Basse a mis en place des mesures de confinement. À ce jour aucun cas d’infection n’est décelé.
Afin de protéger les résidents, les sorties ont été supprimées. Les visites auprès des résidents ont dans un premier temps été contrôlées par le biais de mesures barrières (respect d’un mètre de distance, mise en place d’un registre des entrées, prise de température, mise à disposition de gel hydro alcoolique à l’entrée et à la sortie) avant une interdiction totale face à l’ampleur de l’épidémie en France.
Mesures organisationnelles :
Renforcement du nettoyage des espaces privatifs et collectifs et des points de contact
Respect des mesures barrière pour le personnel (prise de température…)
Port des masques pour les soignants et les résidents en état de fragilité,
Réquisition de tout le personnel
Garder un lien avec les familles est essentiel, c’est pourquoi l’Ehpad a mis en place de nouveaux outils de communication. Ainsi ont été paramétrées plusieurs tablettes mises à disposition des résidents afin de pouvoir communiquer avec Skype et conserver un contact visuel entre aînés et proches.
"L’établissement tient à souligner l’implication et la motivation de l’ensemble de ses professionnels pour garantir une prise en charge de qualité malgré les contraintes actuelles et maintenir un confort d’accompagnement auprès des personnes âgées dans ces moments difficiles" comme l’indique la directrice adjointe.
Aujourd’hui, nouvelle étape dans cette lutte, dans la suite de l’appel des représentants des médecins coordonnateurs, le confinement en chambre est privilégié dans la mesure du possible, repas compris.
Janine Noguez

Hautes-Pyrénées: 21 personnes hospitalisées dont 5 en réanimation selon l'ARS



Dans son 20e bulletin récapitulatif publié samedi soir, l’Agence régionale de santé recense ce soir un total de 1 823 tests positifs de coronavirus en Occitanie, 697 hospitalisations en cours (dont 210 en réanimation) et 67 décès en établissements de santé. À ce jour, 314 patients ont pu regagner leur domicile après leur passage en établissement hospitalier. Le nombre de tests positifs s'élève à 1823 dans la région.
Dans les Hautes-Pyrénées, 21 personnes sont hospitalisées, dont 5 en réanimation. 6 personnes sont retournées à leur domicile. Si l'ARS ne recense toujours qu'un seul décès, celui survenu jeudi à Lannemezan, c'est le deuxième patient à perdre la vie après avoir contracté le virus, après qu'un octogénaire gersois, souffrant d'autres pathologies, soit décédé le week-end dernier à la polyclinique de l'Ormeau.
Toutes les informations utiles au sujet du coronavirus sont disponibles au numéro vert suivant: 0800.130.000.

29 mars 2020

Confinement : "Psychologiquement, il y aura des traces"


L’anxiété peut être une des conséquences de cette crise sanitaire. Pour la combattre, il faut garder des liens, malgré le confinement./Photo archives.

Une période de confinement, c’est forcément difficile à vivre. "Oui, parce que les libertés individuelles sont contraintes", estime Emmanuelle, psychologue à Tarbes, "mais aussi parce que le principe de réalité s’oppose au principe de plaisir, deux concepts qui se télescopent. Alors bien sûr, cela peut provoquer des troubles, comme la colère, l’anxiété, l’angoisse, des insomnies. Bien sûr, les effets seront plus sensibles, voire néfastes, sur les personnes qui sont déjà fragilisées. C’est une période de désorganisation, le temps et l’espace, deux éléments très structurants, sont bougés, alors forcément ça perturbe. De toute façon, l’être humain n’est pas programmé pour l’inconnu et l’incertitude, or cette période nous plonge dans l’inconnu, et on ne sait pas combien de temps ça va durer. Le jour où nous aurons une vision de la fin du confinement, nous irons mieux." Et dans le contexte familial, quelles peuvent être les conséquences. "Chaque situation est différente, si des tensions préexistaient, ça peut les exacerber… 
Mais il est possible de transformer cette épreuve en quelque chose de positif, par des réflexions sur soi-même, sur nos rythmes de vie, sur nos façons d’aborder la vie. Cette épreuve va changer beaucoup de choses." Reste à passer cette épreuve, existe-t-il des "astuces" ? "L’important, c’est de conserver le lien avec ses proches, les technologies modernes nous le permettent, pour assurer une continuité affective, ne surtout pas s’isoler. Et puis il faut bien s’informer auprès de sources fiables, laisser un peu de côté les réseaux sociaux qui véhiculent n’importe quoi et sont sources de fantasmes. Et puis il faut bien entourer les enfants, surtout les plus jeunes, les adultes sont capables de se projeter, les enfants beaucoup moins. Il faut donc les rassurer autant que faire se peut. Je pense aussi aux soignants, qui sont très exposés et qui auront forcément un contrecoup."
Ensuite, tout dépend de la durée. "Ce confinement est particulier en ce sens qu’il est collectif, nous sommes tous concernés, et dans le cadre de la lutte contre le virus, il a du sens, ce qui le rend sans doute plus supportable."
Après ? Chaque individu est différent, mais il y aura forcément quelque chose de "collectif" qui va en sortir. Cette épreuve nous rendra-t-elle plus forts ? On y croit !
Christian Vignes

Maubourguet. Situation bien gérée dans les Ehpad

Personne ne profite des patios, les résidents restent confinés dans leur chambre./ Photo J.N.

Le directeur, Denis Devos nous précise les mesures adoptées par les Ehpad de Maubourguet et Rabastens en direction commune. "Pour l’instant et comme tout un chacun, l’inquiétude est bien présente quant à l’évolution de la situation dans l’établissement au regard de la propagation de l’épidémie à l’échelon national et régional.
Aucun cas d’infection n’est actuellement déclaré parmi les résidents et avec le peu de moyens de protection qu’on nous accorde, nous adoptons les précautions maximales pour éviter que cette situation n’évolue trop rapidement"
Des mesures de confinement des résidents dans leur chambre sont prises depuis peu, tout en veillant à la bonne prise en compte des besoins individuels de chacun en matière de relations sociales. Les résidents, dont les fonctions cognitives sont préservées, le comprennent et acceptent leur sort. Pour les autres, cette situation sera certainement plus difficile à accepter au fil des prochains jours.
Pour remédier à l’interruption des relations sociales qu’entraînent ces mesures de confinement et la suspension des activités collectives auxquelles ils participent habituellement, il est proposé aux résidents des séances d’appel en visio sur Skype ou Messenger afin qu’ils ne se sentent pas trop isolés et éloignés de leur proches et amis.
Les modalités de prise de rendez-vous et de contact ont été communiquées à leurs familles. Le personnel des établissements est lui aussi inquiet ; pour la santé des résidents mais aussi pour la sienne et celle de leur famille. Il reste présent, consciencieux et concentré sur sa mission de service public et ses valeurs professionnelles, dont celles d’humanité et de bienveillance vis-à-vis des aînés.
Janine Noguez

28 mars 2020

Vic-en-Bigorre. Club Regain, d’une année à l’autre



En réunissant son assemblée générale statutaire annuelle, pour cette édition 2020 précisément le 27 février, les administrateurs autour du président Pierre Battaglin étaient loin de se douter du chamboulement qui allait se produire : une situation sanitaire inédite avec un confinement sans précédent. Dire que l’association du Club Regain comptait au jour-dit 341 adhérents dont 70 % de Vicquois, les autres de toutes les communes du val d’Adour, c’est comprendre son rayonnement ; entendre le compte rendu d’activité de l’exercice précédent (du 19 janvier au 12 décembre 2019, quelque 37 événements de la réunion de bureau aux représentations dans les instances associatives, de manifestations festives traditionnelles à des journées de convivialité ; de 4 sorties d’une journée aux 4 voyages et séjours y compris hors frontières) c’est comprendre le dynamisme. En entendant le président indiquer "les activités de notre club pour 2020 sont toutes programmées, elles sont inscrites sur les bulletins et sur le catalogue des voyages dont vous êtes tous destinataires", on pouvait mesurer la place de cette spécificité française qu’est la Loi 1901, avec ses déclinaisons sociales, culturelles, sportives, la place de la vie associative dans le quotidien de chacun. Dans la situation d’exception qui a commencé le mardi 17 mars, le confinement, le lien est cependant entretenu par les voies informatiques et téléphoniques, la fibre relationnelle entre aînés et entre générations (ils sont grands-parents et bien des enfants et petits-enfants sont ailleurs !) est aussi high-tech quand les circonstances l’exigent.
Un conseil d’administration et un bureau. Pierre Battaglin (président), Bernard Villacrès (vice-président), Daniel Merlin (secrétaire), Jean-Réginald Bloy (trésorier), Pierrette Terrade (trésorière adjointe) ; membres, Maryse Campan, Maryse Darricau, Jeanine Provenier, Raymonde Galin, Michèle Brau, Paul Debat, Michèle Debat, Ginette Battaglin, Michelle Riquelme.
JP

La dérogation accordée pour huit marchés dans les Hautes-Pyrénées



Cauterets, Azereix, Loures-Barousse, Castelnau-Magnoac, Saint-Lary-Soulan, Lourdes, Bagnères-de-Bigorre et Vic-en-Bigorre qui se tiendront vendredi et samedi ont été autorisés par arrêté préfectoral. 
Par dérogation, la préfecture accorde l’ouverture ce vendredi du marché couvert de Cauterets, des marchés en plein air d’Azereix, de Loures-Barousse, samedi des marchés extérieurs de Castelnau-Magnoac et de Saint-Lary-Soulan, des marchés couverts de Lourdes, Bagnères-de-Bigorre et Vic-en-Bigorre. Une liste qui complète celle où figuraient déjà Saint-Pé-de-Bigorre et le marché du jeudi sous la halle Marcadieu à Tarbes. 
Cyrille Marqué

27 mars 2020

Vic-en-Bigorre. Un centre de consultation médicale


La CCAM (Communauté de Communes Adour Madiran) a ouvert un centre de consultation médicale à Vic-en-Bigorre
Un service médical dédié dans le cadre de la situation sanitaire liée au coronavirus est en place à Vic-en-Bigorre. Plus précisément, il s’agit d’un site de consultation de dépistage et de prise en charge des patients potentiellement atteints du COVID-19.
La mise en place et l’ouverture de ce service, validées auprès des instances (Préfecture des Hautes-Pyrénées, Agence Régionale de Santé, Caisse Primaire d’Assurance Maladie), a été rendu possible par le travail effectué par le président de la Communauté de Communes Adour Madiran, avec l’aide des services et le soutien et du bureau et des élus communautaires, en particulier du maire de Vic qui, d’un point de vue administratif, a permis l’installation de ce dispositif dans la salle de l’OCTAV.
La Communauté de Communes Adour Madiran travaille depuis longtemps, dans le cadre de l’exercice de la compétence "santé", en étroite collaboration avec les médecins généralistes installés sur le territoire communautaire. C’est donc tout naturellement que ces derniers se sont tournés vers la collectivité dès le 17 mars pour organiser la mise place de ce service médical dédié.
Modalités d’organisation du service médical
Adresse du service : Salle de l’OCTAV, Place du Corps Franc Pommiès à Vic-en-Bigorre
Date d’ouverture : Du lundi au vendredi, de 9 heures à 19 heures
Moyens humains :
5 médecins sont d’ores et déjà positionnés [Dr Faucher, Baron, Garcon, Traissac, Sidoli (médecin remplaçant non installé), pour assurer l’accueil et la prise en charge des patients assistés des élus et agents communautaires pour assurer le standard téléphonique.
En fonction de la montée en puissance de l’épidémie et de la prise en charge qui devra être assurée sur ce service, des élus volontaires et, si besoin, des agents communautaires renforceront le service pour assurer l’accueil et le standard téléphonique. M. Frédéric Ré, le président de la communauté de communes, tient à remercier l’ensemble des élus et des agents qui se sont d’ores et déjà portés volontaires.
Le parcours de soin reste inchangé
En présence de symptômes (toux, fièvre, mal de gorge...), les patients doivent contacter leur médecin traitant. Les seuls appels traités dans le centre de consultation de Vic émaneront des urgences, du médecin régulateur, des médecins généralistes et des pharmaciens du territoire communautaire, de Bazet et d’Orleix.
Continuité des soins sur les groupes médicaux
L’organisation de ce service localisé permettra aux cabinets des groupes médicaux d’assurer la continuité des soins pour les patients non porteurs mais en fonctionnement réduit, à savoir que seules les urgences seront traitées.
M. Frédéric Ré, le président de la Communauté de Communes Adour Madiran, tient à remercier les professionnels de santé, élus, agents et bénévoles qui ont su rapidement se mobiliser et démontrer leur solidarité dans ce contexte difficile.
La Dépêche du midi

26 mars 2020

Vic-en-Bigorre. À Claude notre amicale doyenne


À l’automne 2016, l’ouverture par le centre local d’information et coordination (CLIC Vic-Montaner Gérontologie) de séances d’activités physiques adaptées (APA), concrétisait certes un volet des prescriptions légales de la loi d’adaptation de la société au vieillissement (2015), mais plus encore ; la plus-value à l’effet santé publique était le tissage de relations sociales et de complicités d’aînés de 4 décennies, de pratiquants de 60 à 90 ans. Dans le groupe des pionnières, Claude, doyenne et fidèle du mercredi matin jusqu’à la dernière séance de mars avant le confinement ; toujours un mot bienveillant d’une voix de douceur et sourires, douceur et encouragements "si j’y arrive tout le monde peut y arriver !". Jusqu’à ce printemps 2020 et cet avis de décès découvert dans nos colonnes, d’un départ auquel chacun apportera un au revoir dans son confinement ; sûr qu’à la reprise après l’extinction de l’envahisseur viral, la place de Claude dans le cercle restera.
JP

Vic-en-Bigorre. "On avance parce qu’il y a d’autres chantiers derrière"



Si le ralentissement de l’activité économique voire la paralysie est redouté par beaucoup, ils sont aussi nombreux à assurer et à tenir leur calendrier d’engagements. Ainsi Michel Mondim, à la tête d’une entreprise de maçonnerie générale à Oursbelille qui emploie 2 personnes, en chantier à Vic-en-Bigorre. "On avance parce qu’il y a d’autres chantiers derrière et qu’il y a des échéances pour les charges et les factures à payer". Les dispositions annoncées par le gouvernement ? "On est une petite structure, on ne peut pas se permettre de décaler". Et d’ajouter : "Les reports facilités à 45 jours ça ne sert à rien, il faudra payer l’accumulation".
Pour Anthony et Ernest, les ouvriers sur le chantier, pas de problème, "on est là pour travailler". Ils bossent dans la sérénité, équipés de masques, gants, pourvus en savons, lingettes, le patron précisant "tant qu’on en a". Des conditions appréciées donc dans la situation sanitaire actuelle, et une pensée solidaire exprimée pour les autres : "On a mal au cœur pour les caissières" confrontées à un quotidien plus difficile. Pour l’entreprise de Michel Mondim et ses salariés, un chantier qui roule.
J.P.