30 avril 2020

Bigorre – Covid-19 : le bilan sanitaire de ce mercredi 29 avril




L’Agence régionale de santé recense ce soir un total de 6 640 tests positifs Covid-19 dans notre région, 665 hospitalisations en cours, – 26 par rapport à hier (dont 144 en réanimation, – 9 par rapport à hier) et 390 décès en établissements de santé (+ 7 par rapport à hier). A ce jour, 2 136 patients ont pu regagner leur domicile après leur passage en établissement hospitalier (+ 35 par rapport à hier).
Ce mercredi soir, sur le département des Hautes-Pyrénées, l’ARS Occitanie recense 71 hospitalisations en cours (- 1 par rapport à hier) dont 4 en réanimation (stable). 89 personnes ont pu regagner leur domicile (+ 1 par rapport à hier). 20 personnes sont décédées du Covid-19 en établissements de santé (stable).
Le bilan dans les EHPAD du département. est stable avec 26 décès à ce jour. Au total, 46 personnes ont perdu la vie.


Rabastens-de-Bigorre. Des masques de mains de fée

Rabastens-de-Bigorre. Des masques de mains de fée

L’atelier solidaire face au défi sanitaire.

Face au Covid 19, partout les initiatives se multiplient pour enrayer l’avancée de cet insaisissable tueur. Une longue amitié unie Marie-Pierre, aide soignante à la clinique des Cèdres à Toulouse et Sabine Devaux, élue municipale à Rabastens en charge du CNAS au niveau départemental. La soignante n’avait qu’un seul masque lors de son service de nuit en réanimation. Mettant à profit ses goûts créatifs, Sabine se mit à la tâche pour en confectionner et les lui envoyer. 
Un lent travail manuel d’abord qui a trouvé une aide précieuse de proximité. Sa voisine Myriam lui a prêté une machine à coudre. Désormais l’outil salvateur permet de mieux produire plus aisément des masques en tissu. Parmi la cinquantaine déjà sortie de cet atelier solidaire, plusieurs ont déjà été offerts à des voisins, à des personnes âgées, à des promeneurs. La matière première vient à manquer. Sabine espère que : "si des personnes pouvaient lui apporter du fil, du tissu coton, le meilleur filtre qui soit, du ruban et des élastiques", elle pourrait encore continuer à fabriquer ces écrans dont nous aurons encore besoin. Elle souhaite en offrir à eux qui en manifesteraient le désir. Qu’ils se fassent connaître à la mairie de Rabastens qui transmettra. "Il semble que de manière isolée et anonyme d’autres personnes se soient engagées dans cet élan de solidarité. Pourquoi ne pas créer un atelier collectif ?" suggère-t-elle.
F.A

29 avril 2020

Vic-en-Bigorre. La vie de la paroisse continue

Vic-en-Bigorre. La vie de la paroisse continue

Les pères Raphaël de Lassus et Christian Lagarde./ Photo J.P.

La crise sanitaire en cours et le confinement décrété ont évidemment modifié la vie de la communauté chrétienne ; adaptation aux prescriptions de l’ensemble paroissial de Vic dont les pères Raphaël de Lassus et Christian Lagarde sont les curés, prêtre et vicaire précisément. En pratique, l’église Saint-Martin est ouverte tous les jours à partir de 8 heures et jusqu’à 18 heures en présence des prêtres. Le Saint-Sacrement est exposé le samedi de 10 heures à 11 h 30, les prêtres à l’écoute peuvent assurer à la demande des paroissiens confessions et donner la communion.

Communion à domicile

Tout comme ils peuvent apporter la communion à domicile, le père Raphaël précisant que cela reste exceptionnel, à ce jour demande de deux personnes. En ce qui concerne les cérémonies, obsèques notamment, un constat "de manière étrange peu de décès et cérémonies pendant cette période" ; lorsqu’il y a lieu, elles se déroulent au cimetière ou au funérarium, en assemblée réduite.
Le grand changement, est celui en conformité avec les prescriptions sanitaires et l’interdiction des visites dans les établissements d’accueil des aînés : les prêtres ne vont plus sur les sites de l’hôpital. Pour les autres missions, les contacts avec les catéchistes et les personnes engagées dans la vie paroissiale, sont maintenus (téléphonie et informatique), et le père Raphaël encourage la communauté "à nourrir sa vie spirituelle chez soi. KTO et Radio Présence donnent un précieux soutien aux confinés".
J.P.

On s'arrache le tissu dans les magasins tarbais

On s'arrache le tissu dans les magasins tarbais

Dès l’ouverture, les magasins de tissu sont pris d’assaut, tous sont en pénurie d’élastique.  / Photo F. Albessard

Les magasins de tissu sont loin d’être au bout du rouleau. Le port du masque à la mode, les couturières et les initiés se ruent sur les tissus, élastiques et même machines à coudre. Mais avant de repartir avec son nécessaire de couture, il faut s’armer de patience. "Je suis arrivée à 8h10 et huit personnes attendaient déjà là. On est motivé", glisse cette cliente devant l’entrée de Mondial Tissu. Les portes à peine ouvertes, une file d’attente se forme rapidement ce mardi matin. Les moins chanceux patienteront près de deux heures. Autant qu’à Disneyland, le tour d’attraction en moins....

Bigorre – Covid-19 : Le bilan sanitaire de ce mardi 28 avril : un décès de plus



L’Agence régionale de santé recense ce soir un total de 6 629 tests positifs Covid-19 dans notre région, 691 hospitalisations en cours, – 38 par rapport à hier, (dont 153 en réanimation, – 11 par rapport à hier) et 383 décès en établissements de santé (+ 10 par rapport à hier). A ce jour, 2 101 patients ont pu regagner leur domicile après leur passage en établissement hospitalier (+ 53 par rapport à hier).
Sur le département des Hautes-Pyrénées, 72 personnes sont encore hospitalisées (- 2 par rapport à hier) ce mardi 28 avril avec 4 personnes en réanimation (stable). 88 personnes ont pu regagner leur domicile (+ 4 par rapport à hier). 20 personnes ont perdu la vie en établissements de santé (+ 1 par rapport à hier). Le nombre de décès en EHPAD est stable avec 26 décès. 46 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’épidémie sur le département des Hautes-Pyrénées.

28 avril 2020

Écoles, transports, masques... voici les mesures de déconfinement annoncées par Édouard Philippe

Écoles, transports, masques... voici les mesures de déconfinement annoncées par Édouard Philippe

Édouard Philippe a dévoilé son plan de déconfinement ce mardi.

Avant toute chose, il convient d'expliquer qu'une différenciation territoriale sera faite en fonction des départements où la circulation du virus permettra ou non certaines mesures de déconfinement.
Le détail département par département sera explicité chaque soir à partir de ce jeudi 30 avril par le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.
Il convient également de préciser que ce lundi 11 mai commencera une "première phase de déconfinement", qui prendra fin le 2 juin. Les mesures énoncées ci-dessous concernent donc cette première phase de déconfinement.
  • Scolarité

"Le retour des enfants dans nos écoles est un impératif, ne serait-ce qu'en termes de justice sociale", a rappelé Édouard Philippe, avant de détailler : "La réouverture très progressive des écoles maternelles et élémentaires se fera à partir du 11 mai. Pour les collèges, la reprise se fera à partir du 18 mai, en commençant par les niveaux de 6e et de 5e, seulement dans les départements où la circulation du virus le permettra. La décision sera prise à la fin du mois de mai pour les lycées, en commençant si possible par une reprise pour les lycées professionnels début juin."
Il n'y aura par ailleurs pas plus de 15 élèves par classe.
Des masques seront fournis pour tous les personnels scolaires. Le port du masque est évidemment prohibé pour les écoliers des écoles maternelles. Il n'est pas recommandé pour les élémentaires, mais il y aura quand même des masques disponibles au cas où. Au collège, le port du masque sera obligatoire pour les élèves.
Pour ceux qui ne pourront pas retourner en classe, l'enseignement à distance sera toujours gratuit.
Les crèches vont également rouvrir, dans la limite de 10 enfants par groupe. Les crèches pourront former davantage de groupes si nécessaires et si les conditions le permettent pour le respect des gestes barrière. Il y aura des priorités pour certaines familles, les crèches décideront en fonction de leurs critères. Évidemment, le port du masque "grand public" sera obligatoire pour le personnel de la petite enfance.
  • Commerces

Tous les commerces pourront rouvrir à partir du 11 mai à l'exception des cafés et des restaurants, dont le statut sera réévalué à la fin du mois de mai.
Les marchés en général seront autorisés à rouvrir dès le 11 mai, sauf contre-indication locale, à l'appréciation des maires et des préfets.
Il y aura un cahier des charges strict pour les commerces, limitant le nombre de personnes dans le magasin pour faire respecter la distanciation sociale. Le port du masque y sera obligatoire si nécessaire dans les cas où la distanciation sociale n'est pas possible. Ce sera à l'appréciation des commerçants.
Les centres commerciaux en dehors des bassins de vie et d'une surface de plus de 40 000 m2 pourraient ne pas être autorisés à rouvrir, pour ne pas favoriser les déplacements inutiles. Cette décision sera à l'appréciation des préfets.
  • Santé publique

Le port des masques se fera "dans certaines situations", a déclaré le Premier ministre, sans préciser dans un premier temps lesquelles. Mais il a assuré "qu'il y aura assez de masques, grâce à tous, pour faire face aux besoins des Français d'ici le 11 mai", que ce soit en masques jetables ou en masques "grand public" lavables. 
Les Français pourront s'approvisionner "dans les grandes surfaces et dans les pharmacies" en masques, dans des conditions décidées pour éviter la pénurie.
Les collectivités territoriales seront soutenues par l’État pour l'achat de masques en prenant en charge 50 % du prix des masques lavables
Les entreprises sont invitées à prendre les dispositions nécessaires pour se fournir en masques.
Cinq millions de masques lavables pour les plus fragiles seront distribués via les CCAS.
En ce qui concerne les tests de dépistage, 700 000 tests sérologiques par semaine seront effectués à partir du 11 mai. Ce chiffre correspond aux 1000 à 3000 cas nouveaux qui devraient apparaître chaque jour en France à partir du 11 mai selon les spécialistes. Et comme chaque cas entraînera les tests des 20-25 personnes qui ont croisé sa route récemment. Cela donne environ 525 000 tests hebdomadaires, et avec un peu de marge, environ 700 000. Des "brigades" seront chargées de remonter les cas contact dans chaque département. Concernant le "traçage", Édouard Philippe a déclaré qu'en raison de la complexité de la question et de son importance, un vote spécifique aurait lieu ultérieurement.
Les tests sérologiques seront pris en charge à 100% par l'Assurance maladie.
Enfin, en cas de cas positif, le malade devra être isolé au plus vite "pour casser la chaîne". Le choix de s'isoler à domicile ou dans un lieu mis à sa disposition (hôtel réquisitionné) lui sera offert.  En cas d'isolement à domicile, tout le foyer sera confiné.
  • Transports

Les transports en commun sont "un élément clé pour la reprise, a déclaré Édouard Philippe.
"Il conviendra de remonter au maximum le débit des transports en commun : 70% du trafic de la RATP devra être possible le 11 mai. Il s'agira aussi de faire baisser la demande grâce au télétravail et à l'aménagement des horaires. Le port du masque sera obligatoire dans les trains et dans les bus, ainsi que dans les taxis et VTC qui ne disposent pas de protection en plexiglas."
Pour maintenir la distanciation sociale, la capacité des métros et des trains sera donc réduite : 1 siège sur 2 condamné, etc.
Les bus scolaires pourront circuler.
Les transports en train entre départements seront limités aux motifs impérieux, qu'ils soient professionnels ou familiaux. Ils ne se feront que sur réservation à l'avance et devront encore être justifiés par une attestation.
Les Français sont par ailleurs "découragés" par le gouvernement, pour le moment, à quitter leur département pour partir en week-end.
  • Travail

Le télétravail doit se poursuivre dans toutes les entreprises où c'est possible durant les trois prochaines semaines, recommande le gouvernement.
Pour les autres, la pratique des horaires décalés doit être encouragée.
Le dispositif de chômage partiel restera en place jusqu'au 1er juin, avec adaptation progressive par la suite.
  • Vie sociale

"Protégez-vous quand vous rendrez visite à vos aînés", a insisté Édouard Philippe.
Il sera possible à partir du 11 mai de circuler librement sans attestation, sauf à plus de 100 km du domicile pour un motif qui ne serait pas impérieux, relevant du familial ou du professionnel.
Il sera possible de faire du sport en extérieur, mais pas en lieu couvert, ni un sport collectif, ou de contact.
Les parcs et jardins pourront rouvrir dans les départements où la circulation du virus le permettra.
Les plages resteront inaccessibles jusqu'au 1er juin.
Les rassemblements sociaux au-delà de 10 personnes restent interdits jusqu'au 2 juin.
  • Culturel

Les petits musées, médiathèques, bibliothèques pourront rouvrir à partir du 11 mai, mais pas les grands musées, cinémas, ou salles des fêtes.
Les festivals, qui rassemblent plus de 5000 participants, ne pourront pas se tenir avant le mois de septembre.
  • Sport

Le sport professionnel ne pourra pas reprendre avant la fin de l'été également. Cela implique sans doute la fin de la saison de football professionnel et de rugby professionnel.
  • Religion

Les lieux de culte devront attendre au moins jusqu'au 2 juin avant de pouvoir de nouveau y accueillir des cérémonies.

Saint-Lanne. Des masques pour tous

Saint-Lanne. Des masques pour tous


Depuis le début du confinement, Sandrine Santacreu, maire, a souhaité acquérir des masques à fournir aux habitants. "Après avoir interrogé l’Association des Maires et la Communauté de Communes qui étaient dans l’impossibilité de nous aider à nous en fournir début avril, j’ai contacté Yolande Busipelli, couturière (Mercerie le Grenier de Zoé)". Début avril, elle a déjà confectionné et offert des masques en tissu aux soignants du village. Cette initiative remarquable a été très appréciée. Aussitôt sollicitées, Yolande et plusieurs couturières bénévoles, ont, en un temps record, confectionné plus de 210 masques.
La commune a ainsi pu déposer 2 masques à chaque habitant ravis de cette distribution. Les masques sont en tissu, lavable et durable. L’équipe des bénévoles autour de Yolande : Amandine, Barbara, Eva, Gillian, Marie-Annyck, Odile.
J.N.

Coronavirus : la mortalité en réanimation beaucoup plus forte qu’annoncée en France

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Un patient atteint par le Covid-19 est transféré à l’unité post-réanimation respiratoire de l’hôpital Emile-Muller, à Mulhouse, le 17 avril.


Le taux serait de 30 % à 40 %, selon les données du Réseau européen de recherche en ventilation artificielle, soit beaucoup plus que les 10 % évoqués par le gouvernement le 17 avril.

Quel est le taux de mortalité des patients malades du Covid-19 en réanimation ? Selon le ministère de la santé, il serait de 10 %. Ce chiffre a été annoncé par Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, lors de sa conférence de presse du 17 avril. Selon les informations du Monde, il est largement sous-estimé. Aujourd’hui, il serait en effet de l’ordre de 30 % à 40 %. Dimanche 26 avril, 4 682 patients atteints du Covid-19 étaient en réanimation.
Cette estimation est établie à partir des données compilées par le Réseau européen de recherche en ventilation artificielle (REVA), dans une étude dont Le Monde a pris connaissance des premiers résultats. Créé en 2009, lors de la grippe H1N1, le REVA constitue de fait le registre national des formes graves en réanimation en France. Avec la pandémie due au coronavirus, le réseau est passé de 70 à environ 200 centres de réanimation. Quotidiennement, chaque centre renseigne un registre informatique avec des informations sur le parcours de soins des patients atteints du Covid-19 en réanimation (décès, transferts, sorties…).
Lire aussi  Infections, tests, courbes ou données brutes : bien lire les chiffres sur le coronavirus
A partir de 4 000 malades, un groupe d’un peu plus de 1 000 patients a ainsi pu être constitué et suivi pendant vingt-huit jours : il s’agit de personnes entrées en service de réanimation avant le 28 mars, et dont le parcours a été suivi jusqu’au 25 avril. Inédite par son envergure et sa durée (des médecins chinois avaient suivi une centaine de patients), cette étude doit être soumise dans les prochains jours à une grande revue médicale internationale pour une publication attendue en mai.

« Un chiffre énorme »

« Nous nous dirigeons vers une mortalité qui sera très vraisemblablement entre 30 % et 40 %. C’est un chiffre énorme », commente Matthieu Schmidt, médecin réanimateur à la Pitié-Salpétrière, à Paris, et coordinateur du REVA. Le médecin est en train de finaliser l’étude. « Il y a encore des données à analyser en....
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Bigorre – Un masque pour chaque Haut-Pyrénéen grâce au conseil départemental et la région



Le Département va doter chaque Haut-Pyrénéen d’un masque grand public, lavable et homologué aux normes AFNOR. Cette commande de 240 000 masques est financée à 70 % par le Département et à 30% par la Région.
« Le Département des Hautes-Pyrénées a commandé 240 000 masques en tissu, lavables et homologués. Cette distribution viendra compléter l’offre existante et notamment les nombreuses initiatives sur le territoire. En tant que service public de proximité, il me paraît prioritaire d’assurer l’égalité d’accès de tous. Cet équipement étant devenu nécessaire en période de déconfinement, il est important que chaque Haut-Pyrénéen soit au moins doté d’un masque réutilisable et répondant aux meilleures normes » a déclaré Michel Pélieu, Président du Conseil Départemental.
Face aux difficultés persistantes d’approvisionnement en masques sur le territoire national, cette commande de 240 000 masques a été effectuée dans le cadre d’un achat groupé de 6 millions d’unités entre la Région et les Départements d’Occitanie.
Depuis le début du confinement, le Département a porté une attention particulière aux besoins en masques du territoire. En coordination avec la Préfecture des Hautes-Pyrénées, le Département avait déjà encouragé la création d’une filière de production locale de masques en mobilisant une chaîne d’acteurs publics et privés locaux.
Par ailleurs, le Département a commandé 750 000 masques papiers ou chirurgicaux, soit directement, soit avec la Région, pour équiper les services médico-sociaux et les services d’aide à domicile en complément de l’ARS, les Centres COVID ou bien encore les agents des communes et des intercommunalités du département.
Aujourd’hui, avec la commande de 240 000 masques homologués et lavables 30 fois, le Département assurera la mise à disposition de cet équipement de protection collective à chaque Haut-Pyrénéen. Conformes à la norme AFNOR, ces masques sont issus de filières de production du Tarn, du Lot, de l’Allier, d’Italie, et achetés au prix de 2€ pièce.
Les modalités de remise des masques seront connues dans les jours prochains.

Coronavirus : une évolution plutôt favorable en Bigorre mais...

Coronavirus : une évolution plutôt favorable en Bigorre mais...

Dans les Hautes-Pyrénées, des chiffres plutôt encourageants.

Depuis au moins une semaine, l’épidémie de coronavirus marque le pas dans les Hautes-Pyrénées. Preuve en est : ce lundi, le nombre de patients admis au service réanimation du centre hospitalier de Bigorre est stable avec seulement 4 sur les 74 personnes hospitalisées au total dans les différents établissements du département. En revanche, le nombre de patients qui reviennent à domicile est supérieur à celui qui rentre en structure hospitalière : 86 ce lundi. « L’épidémie est sous contrôle et la situation est favorable » déclare la préfecture des Hautes-Pyrénées.
Par ailleurs, depuis vendredi, les Hautes-Pyrénées n’ont pas enregistré de nouveau décès attribué au Covid-19. Un chiffre plutôt rassurant qui en dit long sur l’évolution favorable de l’épidémie. Ce lundi, il y avait toujours 45 décès dont 19 en milieu hospitalier et 26 en Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).
Il n’empêche : le nombre de décès en Ehpad est largement supérieur à la moyenne de l’Occitanie, au regard de la faible population des Hautes-Pyrénées. Selon l’agence nationale Santé publique France, notre territoire serait même le 3e département de la région Occitanie le plus touché par les établissements sociaux ou médico-sociaux. Un classement qui serait lié à la structure plutôt âgée de notre population. D'où la nécessité de prendre encore toutes les précautions et de respecter les préconisations sanitaires.
Cyrille Marque

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27 avril 2020

MONTANER . Médiévales annulées

Vic-en-Bigorre. Médiévales annulées

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Les Amis du Château communiquent : "Chers visiteurs et public fidèle, suite à l’allocution du président de la République du 13 avril, c’est avec tristesse que nous devons annuler cette édition 2020 des Médiévales de Montaner. Nos pensées vont aux troupes ainsi qu’à l’ensemble de nos bénévoles, qui travaillent toute l’année pour vous offrir le plus merveilleux des week-ends. Comme chaque édition, plusieurs nouveautés étaient prévues avec des troupes françaises de renom et des troupes étrangères (Portugal, Ukraine). Nos travaux sont interrompus tout comme les préparatifs des artistes professionnels. Nous partageons leurs problèmes et espérons les revoir à la prochaine édition de 2021. Les Amis du Château vous donnent rendez-vous les 25 et 26 septembre pour la Hesta de l’Autona, cet évènement est centré sur notre culture et patrimoine local. De nombreuses expositions et démonstrations seront proposées : battage à l’ancienne, vieux tracteurs, véhicules anciens, moteurs et machines. Cette édition sera aussi consacrée à notre vache béarnaise avec une foire le samedi devant le château. Un marché artisanal et plusieurs animations (musique, chants, danse, jeux) attendent un public de toutes générations. En attendant, restez en votre Castel ! Prenez bien soin de vous".
Additif : Les visites et animations du château organisées après mi-juillet par la Communauté de Communes Adour-Madiran sont toujours programmées.
Correspondant

Retour à l’école : ce que dit le conseil scientifique



Cette note a pour objectif d’indiquer les conditions sanitaires minimales d’accueil dans les établissements scolaires et les modalités de surveillance des élèves et des personnes fréquentant ces établissements à partir de la rentrée des classes du 11 mai 2020. Elle porte sur la période allant du 11 mai 2020, date fixée par le gouvernement pour une réouverture progressive des établissements scolaires, jusqu’aux aux grandes vacances qui débutent le 4 juillet 2020. La note ci-dessous concerne, les élèves et leurs parents, les enseignants, les personnels de direction et tous les agents appartenant à la communauté éducative. Cette note considère le temps scolaire, périscolaire mais n’examine pas le temps extra-scolaire sur lequel le Conseil scientifique n’a pas émis d’avis.
Le Conseil scientifique a pris acte de la décision politique de réouverture prudente et progressive des établissements scolaires à partir du 11 mai prenant en compte les enjeux sanitaires mais aussi sociétaux et économiques.
Il incombe aux autorités de s’assurer que les mesures sanitaires détaillées ci-dessous soient opérationnelles au moment de l’ouverture de chaque établissement scolaire et d’assurer la coordination entre l’éducation nationale et les autres acteurs intervenant en milieu scolaire (mairies, conseils départementaux, conseils régionaux…).
I. Rappels épidémiologiques
1. Le nombre d’enfants et d’établissements concernés
Les établissements scolaires : le système éducatif français est composé de :
  • 50 500 écoles primaires dont près de 15 000 écoles maternelles
  • 7 200 collèges
  • 4 200 lycées dont 2330 sont des lycées professionnels
En France, on décompte 12 875 650 élèves, répartis comme suit :
  • 6 750 250 élèves du 1er degré
  • 3 374 400 collégiens
  • 1 621 750 lycéens en lycée général
  • 648 850 lycéens en lycée professionnel.
  • De plus, 210 000 élèves parmi cette répartition sont internes, dont 12 000 collégiens.
  • Environ 83% des élèves sont scolarisés dans le secteur public et 17% dans le privé sous contrat.
2- Agents appartenant à la communauté éducative
On dénombre actuellement 870 900 enseignants dont 142 450 dans le secteur privé sous contrat. Le nombre total d’agents appartenant à la communauté éducative (ATSEM, agent d’entretien, surveillants, agents administratifs…) n’est pas connu précisément par le Conseil scientifique.
3- COVID-19 et pédiatrie

Escaunets. Le site du lac interdit d’accès

Escaunets. Le site du lac interdit d’accès

Lac du Louet - Hautes-Pyrénées (65) - Geocarp.com

Compte tenu des prescriptions légales (codes, décrets, arrêtés) des différentes autorités territoriales et gouvernementales, établissements publics et experts de l’Organisation mondiale de la santé, le maire de la commune, Paul Lagrave, selon les compétences de sa fonction a pris l’arrêté concernant la fréquentation du site du lac d’Escaunets (réservoir de soutien d’étiage). Un plan d’eau qui en raison de ses aménagements (sentiers de randonnée, postes de pêche…) est devenu la destination de bien des promeneurs et sportifs. "Pour quelque motif que ce soit fréquentation incompatible avec les mesures visant à lutter contre la menace sanitaire que représente le virus Covid-19".
En conséquence, sont strictement interdits : "l’accès aux sentiers, aménagements et berges du réservoir situé sur le territoire de la commune d’Escaunets, la pratique de toute activité nautique, de la pêche et toute activité ludique sur et autour du plan d’eau" sachant que "à titre dérogatoire, les services publics ou d’intérêt général pourront accéder au site en se conformant aux réglementations en vigueur". Étant précisé que jusqu’à la levée de l’interdiction, "toute infraction aux dispositions du présent arrêté sera constatée et poursuivie".
JP

26 avril 2020

Vic-en-Bigorre. Covid-19 : Amis d’hier et d’aujourd’hui ou le confinement actif

Vic-en-Bigorre. Covid-19 : Amis d’hier et d’aujourd’hui ou le confinement actif

L’équipe du Service de Soins Infirmiers à domicile (SSIAD) équipée des surblouses réalisées.

L’opération rayonnante sur tout le territoire de couturières solidaires engagées dans la confection de masques, surblouses pour les personnels soignants comme l’occasion de rappeler l’engagement local de l’association des Amis d’Hier et d’Aujourd’hui, AAHA ; une association née à la fin des années 1980 (1988 précisément) au but de participer à la vie des résidents de l’hôpital de Vic et "conserver leur intégrité physique et mentale au moyen d’activités sociales, culturelles, artistiques, ludiques et sportives ; rompre l’isolement dans lequel se trouvent trop souvent enfermés les hospitalisés en ouvrant davantage l’hôpital vers l’extérieur". Animations et festivités sur les sites d’accueil de l’Ehpad à destination des résidents et ouvertes au public sont inscrites à l’agenda vicquois donc depuis des décennies. 
Une anticipation associative avant l’évolution sociétale du vieillissement des populations et les prises en compte successives des législateurs et pouvoirs publics (dont la fameuse loi d’adaptation de la société au vieillissement de 2015) et qui dans la continuité a adapté ses actions. La crise sanitaire du Covid-19 et le confinement ont pris dans les Ehpad une dimension que l’association a accompagnée sur le site vicquois du centre hospitalier de Bigorre. Ainsi dès le début du confinement, pour que les résidents puissent vivre au mieux cette période difficile, l’AAHA a financé le matériel nécessaire (téléphone portable avec tablette), les animatrices aidant les résidents à communiquer par vidéo avec leur famille ; en complément, l’association a financé la création d’un blog sécurisé que le service animation y disposant photos, messages et vidéos qui permettent de garder le lien entre les résidents et les familles. Confinement et calendrier pascal pour aussi une distribution de chocolats des associatifs aux résidents et au personnel.
Enfin, et c’est là une véritable action de fourmilière, de la coordination à la logistique, l’association sollicitée par l’hôpital de Vic s’est lancée dans la confection des masques et des surblouses. "Afin de produire une quantité suffisante, nous avons contacté d’autres associations vicquoises telles l’Accueil des Villes Françaises (AVF), la Fondation Frédéric Gaillanne, la Maison des jeunes et de la culture (MJC Vic), et fait appel sur les réseaux sociaux ; de nombreuses personnes vicquoises et des alentours, membres d’associations et personnes individuelles confectionnent des masques et des surblouses pour l’ensemble du personnel de l’hôpital de Vic-en-Bigorre. Un groupe de couturières anglaises du Gers et alentours s’est joint à ce réseau pour la confection des surblouses toutes déterminées et solidaires pour cette action". Nous reviendrons sur l’élan partagé, les différents acteurs et donateurs.
Josiane Pomes