31 octobre 2020

Vic-en-Bigorre: le maire prend un arrêté pour la réouverture des commerces non-alimentaires




Après s’être signalé lors du premier confinement avec un arrêté rendant obligatoire le port d’une protection sur la bouche et le nez lors des sorties en ville, Clément Ménet, le maire de Vic-en-Bigorre, a pris ce samedi un arrêté, comme d’autres élus, pour le maintien de l’ouverture des commerces non-alimentaires. « Ces commerces sont essentiels pour Vic et les Vicquois, explique Clément Menet. J’ai pris cet arrêté au motif d’une rupture d’égalité. Je le pense juste et motivé. » 

Cet arrêté signé, il est donc « immédiatement exécutoire, commente le maire de Vic-en-Bigorre. Je suis solidaire des maires qui se battent pour la vie des centre-bourgs et de leurs commerçants. Pour un territoire comme Vic et sa communauté, c’est fondamental. On se bat pour revitaliser et assurer la pérennité de nos centres-villes et ce confinement peut porter un coup de grâce aux commerçants. Il y a ensuite la question de la dangerosité alors que l’intégralité des protocoles sanitaires est respectée dans ces boutiques où le nombre de clients est réduit.Enfin, c’est aussi un moyen d’interpeller l’Etat qui n’a pas consulté les élus locaux. » Toutefois le maire anticipe un recours devant le tribunal administratif de la part du préfet. « Peut-être cet arrêté sera retoqué.En tout cas, c’est un message fort. »

Vic-en-Bigorre. S’affirmer élus d’opposition



La séance du conseil municipal du lundi 19 octobre déterminante dans la décision du groupe Pascal Paul, Corinne Larmitou, Yves Michelon, Nathalie Abaïr, Dorothée Espinasse ; celle d’organiser un point presse avec l’objectif affiché : "donner notre lecture de la séance". Et de préciser que la décision de communication à leurs concitoyens – inédite sur ce mode- vaut pour la durée du mandat démarré le 28 juin de cette année. 

D’abord, l’expression d’étonnements sinon d’interrogations : sur la fréquence de la programmation de conseils municipaux (6 juillet, 15 juillet, 21 septembre, 19 octobre) alors qu’"aucun sujet majeur ou relevant de l’urgence communale réelle n’était à traiter" ; sur l’ordre du jour de ce 19 octobre dont un Point 0 "sans précédent pour nous". Libellé en terme générique "Point d’information" sans précision, insertion de délibération soumise au vote dans ce point d’information sans un quelconque texte explicatif. 

En fait, un Point 0 avec une déclinaison de sujets d’informations certes et de décisions unilatérales dont la modification d’un des articles du règlement intérieur, la limitation de l’espace de d’expression de l’opposition dans le journal municipal "Le Vicquois" ; à Yves Michelon cette première analyse : "on comprend très vite que le véritable sujet et objectif est d’attaquer la production de l’opposition diffusée récemment, "La Page Vicquoise", suivie d’un ensemble de remarques de ses collègues siégeant au conseil dont celle-ci "nous n’avons plus accès aux espaces réglementaires du droit à l’expression". 

Au rang des constats que le groupe d’opposition élu autour de Pascal Paul dénonce, l’entretien d’une certaine confusion dans la terminologie, préjudiciable "à la transparence et à la lisibilité" notamment concernant des véhicules mis en fonctionnement pendant l’été : "véhicule de fonction", "véhicule de service", modalités d’acquisition, sur argent public ? Aussi les freins aux questions des élus d’opposition à inclure aux questions diverses des séances, que le pouvoir en place en s’appuyant sur les termes "jours ouvrés", "jours francs", ne prend pas en compte. 

Trois points notamment ont été exclus de la concertation et de la réflexion partagée dans un déficit de communication entre les élus de l’ensemble du conseil, et entre les élus et les citoyens : l’espace d’expression dans le journal d’information de la commune "Le Vicquois", les véhicules (acquisition et utilisation), l’organisation et le règlement du marché.

JP

Vic-en-Bigorre. L’USV XV dimanche sur France 2



 


Une émission matinale et dominicale "Rencontre à XV" de Rugby Magazine, couvrant l’actualité de la balle ovale, du XV de France jusqu’au plus modeste des clubs amateurs. Une émission sportive et tout autant culturelle, patrimoniale, mettant en valeur l’esprit de terroir, la convivialité, et dont une équipe de terrain – le journaliste Erick Mouget et le cameraman Rémy Carayon- était venue deux jours de septembre dans la cité vicquoise, berceau d’un XV en club né en 1911. 

Deux journées en immersion dans un environnement où évoluent des joueurs depuis les équipes jeunes de l’Entente Adour Echez jusqu’aux équipes premières, réserve, féminines, des entraîneurs, des dirigeants, des bénévoles, que soutiennent des supporteurs de toutes les générations affluant jusqu’au temple de l’ovalie vicquoise, le Stade Antoine Ménoni, et se pressant autour des mains courantes et dans les tribunes aux couleurs "Bleu et blanc". Des images et témoignages engrangés jusqu’au temps de la diffusion pour la découverte sur l’écran ce dimanche 1er novembre, à 8 heures sur France 2. Alors que l’envahisseur viral joue des prolongations mettant en pause le sport amateur d’équipe et donc le rugby, séquence canapé télé salutaire.

JP

Andrest : une exposition instructive



La médiathèque intercommunale Adour-Madiran/Bibliothèque Pierre-Gamarra accueille l’exposition de cartes postales anciennes sur les établissements secondaires de Vic-en-Bigorre en 1900, exposition à l’initiative de l’association "Orgue & Culture à Vic-en-Bigorre", l’OCVB, en collaboration avec Michel Struye dont la collection de plus de neuf cents cartes postales anciennes ouvre les pages de l’histoire des générations précédentes. 

Des représentations cartonnées d’images témoignages, d’images gages de lien social, d’images messages affectifs, d’images à valeur sociologique, authentiques. Le choix thématique de cette exposition d’un temps où "l’Instruction publique" n’était pas encore "l’Education Nationale" et où les établissements vicquois secondaires accueillaient des élèves des environs. À découvrir du 4 au 26 novembre prochain, les mardis de 14 h à 17 h, mercredis de 9 h à 12 h et 14 h à 17 h, vendredis et samedis de 9 h à 12 h, évidemment dans le respect des consignes sanitaires.

JP

30 octobre 2020

Vic-En-Bigorre - Directives COVID 19 pour le marché hebdomadaire

 



[ MARCHÉ HEBDOMADAIRE ] COVID19
‼️ Clément MENET, Maire de Vic-en-Bigorre, s’est entretenu avec les services municipaux et conformément aux directives préfectorales et gouvernementales qui autorisent le déroulement des marchés, la Mairie de Vic-en-Bigorre maintient son marché hebdomadaire du samedi matin ‼️
➡️La pandémie oblige un reconfinement mais les déplacements pour effectuer des achats de première nécessité sont autorisés. La Mairie de Vic-en-Bigorre s'efforce d'offrir les meilleures conditions possibles pour permettre notamment aux Vicquois de faire leur approvisionnement et pour contribuer à limiter les déplacements.
⚠️Des mesures de sécurité sanitaire doivent être néanmoins strictement respectées comme lors du premier confinement au printemps dernier :
✳️ Les commerces devront obligatoirement mettre à disposition de leurs clients et pour eux mêmes du gel hydroalcoolique et réaliser leur vente équipés de gants
✳️ Ils devront respecter et faire respecter toutes les consignes de sécurité sanitaire : 1 mètre entre chaque client et proscrire tout contact
✳️ Les commerçants devront aussi éviter d'engager toute conversation non nécessaire qui augmenterait le temps d'exposition de tous
✳️Interdiction des rassemblements : les clients doivent éviter toute conversation au sein de la halle ou de ses abords. Il est rappelé les règles de confinement à respecter et donc la présence dans la halle sera la plus courte possible.
⚠️ Port du masque obligatoire pour tous (dès l’âge de 6 ans) 😷

Maubourguet : une statue emblématique


 

Un chantier avec les Bouscarret’s qui accueille également des jeunes de la MJC d’Aureilhan. Avec l’aide du sculpteur Olivier Louloum, l’objectif est de créer et d’installer une sculpture qui symbolise le croisement entre le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et le Sentier de l’Adour.

À l’origine du projet la Maison de l’eau, l’Institution Adour et le syndicat mixte Adour Amont, Aps 65, la MJC d’Aureilhan, Patrimoine 65 et les Bouscarret’s. Un chantier jeunes soutenu par Culture et patrimoine et C’est mon patrimoine.

La préparation

Après 5 jours de préparation 15 jeunes (8 de Maubourguet les Bouscarret’s, 7 de la MJC d’Aureilhan) travaillent sur des personnages en bois. Découpe, ponçage, peinture… des travaux d’un véritable atelier d’artistes en herbe autour d’Olivier qui a dessiné le modèle, de Gwenael Chaudron et Sébastien Duplan (Aps 65). À noter la contribution des employés municipaux qui ont réalisé les socles.

Le sculpteur

Olivier Louloum, ancien menuisier ébéniste, taille la matière, la récupère, la rassemble, crée des univers originaux, personnels, souvent en mouvement grâce à des moulins à eau, sa marque de fabrique. Il aime le bois, brut ou travaillé, que l’on retrouve dans ses sculptures. Olivier transmet son travail auprès de scolaires, leur apprenant la nécessité de préserver les ressources et de recycler les matériaux

La sculpture

Le groupe de jeunes explique : "ce sont 4 personnages en bois (les pèlerins) qui représentent le Chemin autour d’un cheval qui était une de montures favorites des pèlerins au temps jadis". Il y a un personnage à vélo, deux qui marchent, un personnage féminin qui marche avec un bâton de pèlerin. L’objet central de la sculpture est la représentation du chemin avec en haut une coquille, l’Echez et l’Adour qui se rejoignent et tout en haut le chemin. Sur le devant de la sculpture est posée une mosaïque (un pied) qui fait écho à la mosaïque du Dieu Océan. Les couleurs sont vives, gaies et dynamiques.

Au-delà de leur réalisation, les jeunes ont été sensibilisés à l’art statuaire de Maubourguet, ils ont aussi fait connaissance avec le sculpteur et ont suivi l’historique du chemin de Saint-Jacques dans l’église de Cotdoussan encadrés par Sophie Lassalle et Pierre Pineau.

La statue sera placée sur les bords de l’Adour derrière le groupe scolaire.

Janine Noguez

Sans titre

 


29 octobre 2020

Vic-en-Bigorre : la calligraphie, art et discipline


 

À la Maison des Jeunes et de la culture, la MJC Vic, la calligraphie traditionnelle est une de ces propositions d’activités rares et tout autant prisées, en l’occurrence reconduite d’année en année par Marie-Christine Berjonval. Des ateliers mensuels d’une journée, auxquels participent des "découvreurs" ou des fidèles, quel que soit leur âge ; à l’instar de Nathalie depuis 4 ans qui confie avoir choisi l’exercice comme "un retour à une pratique d’enfance et retrouver ainsi la magie de la lettre écrite à l’encre à laquelle s’ajoute l’écriture de jolies lettres avec n’importe quel outil. Ce n’est pas comme on écrit tous les jours". Pour Lisa, lycéenne, c’est une confirmation, elle démarre la deuxième saison ; de nature "très créative", est aussi intéressée ou inspirée par des facteurs environnement recyclage (matériaux de fabrication des instruments d’écriture, bambou par exemple, morceaux de cagette, cartonnage).

Devant la table, l’établi, le pupitre… dans une atmosphère studieuse, des séquences de yoga parce que dans le choix de la calligraphie il y a des dimensions de développement personnel, de la rigueur, de la subtilité, "il y a une posture, une respiration" souligne Marie-Christine Berjonval ajoutant "la calligraphie est une discipline de la même façon que le sont l’Art du Thé, de la Chevalerie…" Un art que Claude Mediavilla, calligraphe, créateur de caractères et peintre français formé à l’École des beaux-arts de Toulouse a décrit et propose de mieux connaître à travers des ouvrages dédiés. En confiant comment il y a une trentaine d’années, en cherchant un cadre pour pratiquer du chant grégorien elle a "fait la rencontre de la calligraphie" et n’a plus lâché le chemin de l’écriture des lettres, Marie-Christine donne la mesure de l’art, la discipline et la magie.

Maison des associations, 17 rue Barère de Vieuzac, accueil du lundi au vendredi, de 14 h à 18 h 30 (sauf vacances scolaires). Contact téléphonique au 05 62 31 61 00. Pages informatiques (www.mjcvic.fr/), (www.facebook.com/mjcvic/).
JP

Hautes-Pyrénées : la Fipso renonce à son projet de porcherie à Ossun


 


La porcherie d’Ossun, c’est fini. Patrick Le Foll, directeur général du groupe Fipso, nous l’a annoncé, ce mardi, lors d’un point presse téléphonique, complété d’un communiqué.
En préambule, Patrick Le Foll revient sur la taille et la finalité du projet. « Un millier de porcelets en « post-sevrage » et 1 920 porcs à l’engraissement. Cela correspond à une taille « familiale », une appréciation qui n’était évidemment pas partagée par l’association No porcharan, opposée au projet. Patrick Le Foll souligne pourtant que cette dimension était sans commune mesure avec le « gigantisme des élevages de porcs que l’on observe en Espagne ». Avec Ossun, Fipso souhaitait « maintenir à son niveau actuel la production régionale et plus particulièrement celle des Hautes-Pyrénées ».
Le directeur rappelle la bonne santé économique de son groupe, son ancrage local. « Fipso c’est plus de 1000 emplois directs et 35 éleveurs dans les Hautes-Pyrénées qui produisent plus de 80 % des porcs du département (environ 45.000) ». Patrick Le Foll assure qu’il attendait « certains de notre bonne foi et du parfait respect de la loi » le recours devant le tribunal administratif demandant l’annulation de l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter.

Marre de se battre contre des moulins

D’autant que le juge administratif a donné raison à la Fipso, « d’abord en référé puis sur le fond le 13 octobre dernier, contre la mairie d’Ossun, qui voulait annuler le permis de construire qu’elle nous avait pourtant accordés sans difficultés ». Pour autant, la Fipso jette l’éponge, notamment pour ne pas abîmer son image, arrêter de se battre contre « des moulins », et investir là où l’on veut bien d’elle. « Loin de l’image d’un groupe capitalistique impersonnel que certains veulent
nous donner, Fipso regroupe des agriculteurs et des salariés passionnés qui ne vont pas passer leur temps à défendre des projets professionnels contre des opposants qui s’acharnent. Nous préférons au contraire concentrer notre travail et nos investissements dans des zones où il existe une volonté de développement économique, et de maintien d’un tissu rural dynamique. Nous déplorons que l’activisme de quelques-uns contribue à l’affaiblissement du tissu économique des Hautes-Pyrénées ». Patrick Le Foll indique que son groupe va continuer à investir dans les Hautes-Pyrénées auprès de « nos entreprises et pour nos élevages: dans le cadre de la rénovation et de la construction de bâtiments pour installer de jeunes agriculteurs, tout comme à Vic où nous développons nos activités de fabrication de tourteau de soja « de pays ».
 

Combat gagné pour le maire et No Porcharan

« Je suis très content qu’ils aient tenu compte de nos observations et de notre combat. la population ne voulait pas de ce projet. Lors des réunions en préfecture on avait senti un fléchissement de leur part. On est satisfaits de cette décision qui va dans le bon sens », se félicite Francis Bordenave, maire d’Ossun. 
José Astorga, président de l’association No Porcharan, abonde dans le même sens. « C’est une très bonne nouvelle. C’est le résultat d’un combat juste. Les arguments de l’association ont pesé dans la décision de la Fipso. Nous avions monté un dossier solide auprès du tribunal administratif. C’est une victoire pour l’association et les citoyens d’Ossun. Cela démontre qu’aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de mettre en œuvre des projets comme ça sans consulter la population et sans se préoccuper de ses aspirations. La ruralité, ce n’est plus ça ».
Th.J.

28 octobre 2020

Second Confinement Covid-19




Le chef de l'État a annoncé ce mercredi que le pays allait être reconfiné à partir de ce vendredi. Le confinement est imposé au minimum jusqu'au 1er décembre.

  • Un "confinement national" est mis en place dans la nuit de jeudi à vendredi (minuit) sur l'ensemble du territoire national (Hexagone et Outre-Mer). Il va s'appliquer au moins jusqu'au 1er décembre, dans un premier temps.
  • Contrairement au premier confinement, les écoles, collèges et lycées vont pouvoir rester ouverts. Mais les universités vont devoir basculer intégralement en enseignement à distance.
  • Les commerces non-alimentaires vont devoir fermer, en particuliers les bars et les restaurants donc.
  • Les déplacements seront de nouveau restreints. C'est le retour de l'attestation dérogatoire de déplacement, qu'il faudra à nouveau présenter pour sortir d'une zone réduire autour de chez soi.
  • Les Ehpad vont rester ouverts, contrairement à ce qui avait été fait au printemps.
  • Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé sur Twitter qu'il tiendrait une conférence de presse jeudi à 18 h 30 pour détailler les "nouvelles mesures pour lutter contre la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19", après l'annonce mercredi par Emmanuel Macron d'un nouveau confinement. 

Le Vicquois n° 28


Vic-en-Bigorre. La Bobine en vadrouille avec Corinne Billaud



 


Décidément, l’entreprenariat féminin a trouvé dans la cité vicquoise un espace de développement ; dans une année marquée par l’invasion virale de la Covid-19, le maillage économique et artisanal de la cité vicquoise s’est renforcé de boutiques, sociétés, offre de prestations de services itinérantes avec des femmes à la barre. De Géraldine Charron à "La Route des fromages" à Maria-Lucie Linharès aux "Papilles gourmandes", de Marie Esquerre à "Médic & Familly" jusqu’à Corinne Billaud avec la "Bobine en vadrouille", des parcours professionnels variés, réfléchis, voulus.

L’assistante de direction en gestion en exercice pendant 32 ans, qui en 2017 décide de changer de vocation tout en gardant prioritairement "le contact avec les gens pour cette seconde vie", qui à l’image des colporteurs d’antan, devient couturière itinérante, c’est l’histoire de Corinne Billaud. D’abord une formation ad hoc jusqu’à l’obtention d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (C.A.P) de couturière ; aussi postuler au programme pionnier en France "J’entreprends Ha-Py" du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées qui avec la Société hydroélectrique du Midi (SHEM) a accompagné des demandeurs d’emploi porteurs de projets, en l’occurrence "Service itinérant de retouches et créations couture, adaptation de vêtements, animation d’ateliers et vente en ligne".

Et puis la concrétisation avec la mise en place de l’itinérance ! Une fois par quinzaine à Lahitte-Toupière, Marsac et Tostat ; à Vic tous les vendredis après-midi, aux "Papilles gourmandes" de Maria-Lucie Linharès (Oui en prolongement d’une complicité née dans le cadre du programme "J’entreprends Ha-Py"). Aussi la proposition d’ateliers individuels ou collectifs y compris à domicile ; d’animations thématiques en structures d’accueil d’enfants et écoles (notamment pour des événements tels Halloween, fêtes…). Corinne Billaud indique : "si le produit d’appel de mon activité est la retouche, j’adapte en fonction de la demande pour aller vers la création d’accessoires, la customisation, la création de vêtements du bébé à l’adulte".

De l’art créatif, manuel et mécanique… au pluriel.

JP

Lannemezan : hêtre ou pas hêtre ? Polémique autour d’un projet de scierie



Le hêtre appartient à l’ensemble des arbres feuillus. Mais à Lannemezan, il est devenu un épineux : le dossier qui pique dur entre la Communauté de communes du plateau soutenant le projet d’implantation d’une grande scierie dédiée au hêtre pyrénéen, d’un côté, et, de l’autre, "Touche pas à ma forêt !", le collectif de 43 associations s’inquiétant des menaces que cette exploitation industrielle ferait peser sur les hêtraies et au-delà, sur l’écosystème forestier des Pyrénées. "La scierie projetée par le groupe italien Florian est surdimensionnée par rapport à la ressource réelle en bois", alertent-elles en substance, relayant notamment l’analyse des professionnels de la filière pour lesquels le potentiel en arbres n’est pas là, au regard de la qualité de premier choix que vise le groupe italien. En chiffres ?

Florian, troisième opérateur européen pour le hêtre, voudrait sortir à terme 50 000 m3 par an de la future scierie de Lannemezan, destinés à la fabrique de parquets, meubles ou escaliers.

Abattre 200 000 m3 par an

Une belle grume ne contenant 25 % du bois valorisé par le scieur, il faudrait donc abattre annuellement 200 000 m3, estiment les porteurs du projet… Non, "il faudra minimum 400 000 m3 pour répondre à cette demande", calculent pour leur part les opposants, divisant par deux la part exploitable à l’hectare, chaque partie faisant une lecture opposée de la ressource en hêtre dressée par l’inventaire forestier de l’IGN.

200 000 m3 ? Compte tenu du stock actuel des Pyrénées et d’un accroissement de 1,1 million de m3 du hêtre par an, c’est une perspective réaliste dans le cadre d’un projet réfléchi, plaident Bernard Plano (PS), maire de Lannemezan, président de la communauté de communes du plateau et Jean-Michel Noisette, ancien de l’ONF, chargé de mission sur ce projet. Et de développer : "C’est un écosystème qu’on construit depuis 6 ans autour du hêtre notamment pour inciter les propriétaires privés à mieux l’exploiter mais aussi afin de trouver des revenus pour les communes possédant des hêtraies, le tout s’inscrivant dans le cadre des politiques "forêt-bois" de l’Etat et de la Région. Il vise aussi à relocaliser et relancer une filière sinistrée."

Pour les 75 % du hêtre restants à utiliser après découpe, Lannemezan veut ainsi s’inscrire dans le "bois énergie" en couplant scierie et centrale de cogénération biomasse mais se projette également en fournisseur de la papeterie de Saint-Gaudens, à 40 km de là, "ce qui permettrait de consolider l’activité".

"Le problème ? C’est que dans son estimation, l’IGN ne donne pas des volumes de bois exploitables mais des masses de végétation. Grâce aux drones, il survole les parcelles et détermine des hectares de hêtraies… Mais nous, les forestiers, nous regardons le pied des arbres, pas la cime : les belles coupes de hêtres ont disparu depuis longtemps et il faudra 300 à 400 000 m3 abattus pour fournir les 50 000 m3 de Florian", estime a contrario Pierre Sanguinet, représentant de la Fédération nationale du bois pour l’Occitanie, situant la viabilité d’un tel projet à "25 000 m3 par an".

"Surdimensionnement, absence de concertation, lourd investissement de fonds publics…" : l’un des porte-parole de "Touche pas à ma forêt !", Pascal Lachaud (PCF), élu à Capvern près de Lannemezan, dénonce au-delà "l’absence d’étude d’impact sur les milieux concernés, les corridors écologiques" et souhaiterait que le collectif participe à l’élaboration de la méthodologie. "La forêt est un écosystème vivant qui a besoin de bois plus gros aujourd’hui. Or dans un contexte de réchauffement, on va encore la fragiliser", souligne pour sa part Dominique Dall’Armi, syndicaliste Snupfen-Solidaires à l’ONF et autre porte-parole. Le 11 octobre, "Touche pas à ma forêt !" a mobilisé plus d’un millier de manifestants pour réclamer un moratoire. "Ce que je souhaite, c’est une concertation positive", répond Bernard Plano. "Emplois et avenir des forêts, ça mériterait un débat public", dit cette dame rentrant chez elle à Lannemezan.

Pierre Challier

27 octobre 2020

Vic-en-Bigorre. AVF en assemblée générale adaptée


 


L’exercice de démocratie associative en cette année de pandémie est soumis à l’application de prescriptions sanitaires ; un exercice que l’Association de l’Accueil des Villes Françaises, l’AVF Vic, avait dû annuler à la date initialement prévue du 24 juin 2020. Or, une association comme l’AVF Vic, riche de plus de 220 adhérents avec une forte participation à chaque assemblée générale, qui se devait d’intégrer la prescription de distanciation sociale, s’est trouvée confrontée avec cette réalité d’un site assez vaste d’accueil. La présidente Michèle Aué, indique :" N’ayant pas pu trouver de salle suffisamment grande pour nous accueillir, le conseil d’administration de l’AVF de Vi-en-Bigorre a décidé d’organiser cette assemblée à huis clos, en référence à l’ordonnance n°2020-321 du 25 mars 2020 relative aux assemblées générales".

La réunion sera tenue par les membres du conseil d’administration présents physiquement au cours de laquelle les bulletins de vote des adhérents seront comptabilisés pour figurer dans le procès-verbal de l’AG et donner quitus aux administrateurs. Une communication par voie informatique a été diffusée dans ce sens, l’AG se tiendra le jeudi 12 novembre 2020 selon l’ordre du jour conforme aux statuts. Approbation du PV de l’assemblée générale élective du 26 juin 2019, du rapport moral 2019/2020, du rapport d’activité 2019/2020, du rapport financier 2019/2020 et du budget prévisionnel 2020/2021, de la cooptation en tant que membre du CA de Monique Dasque, du montant de 25 € de la cotisation de l’année 2020/2021.

* Modalités de vote. Le webmestre, Gabriel Vergez organisera le vote des adhérents par mail, session ouverte jusqu’au mercredi 11 novembre 2020. Les administrateurs s’adressent aux adhérents : "nous sommes tous conscients que cette procédure qui renverse nos valeurs d’accueil et de convivialité, nous prive de la joie de vivre de bons moments ensemble mais la situation sanitaire de plus en plus crispée et risquée nous oblige à rester très prudents tout en maintenant "le fil de vie" qui nous relie à notre AVF. Alors, dès que vous recevrez votre courrier électronique. Votez ! Quelques clics suffiront".

* Informations complémentaires. Sur le site (avf.asso.fr/fr/vic-en-bigorre). Par mail (afv.vicenbigorre@gmail.com), (michele.aue@gmail.com), (gabrielvergez@gmail.com). Tél-répondeur au 09 83 32 66 51. Les permanences du lundi après-midi reprendront en novembre.

JP