17 janvier 2021

Vic-en-Bigorre. Au Tour du Livre en assemblée générale


 



L’exercice de démocratie associative de l’assemblée générale statutaire annuelle de l’association "Au Tour du Livre" que préside Magali Charron est programmé le mercredi 20 janvier, à 17 h 30, salle de CinéVic au centre multimédia. Un site où s’était déroulée la seconde édition du salon dans la salle de spectacle de l’Octav pour les stands des auteurs, éditeurs, et salle de cinéma pour le débat "Les agriculteurs ont-ils toujours lieu d’être" avec d’éminents intervenants dont Gilles Allaire, ancien directeur de recherches en économie rurale à l’Inra, ou Benoît Biteau, paysan, ingénieur agronome auteur de "Paysan résistant" et député européen. 

Cette fois-ci la disposition des participants – toujours dans le respect des consignes sanitaires- sera celle des adhérents à l’association pour entendre les points de l’ordre du jour : rapport moral dont le bilan du Salon du Livre de septembre 2020 ; rapport financier ; projets ; questions diverses. Contact (autourdulivre65@gmail.com).

J.P

Rencontre avec… Meriem Bouda, conseillère municipale de Maubourguet


 


Dans le cadre de notre rubrique "Rencontre avec…", nous vous présentons aujourd’hui Meriem Bouda 53 ans, conseillère municipale, employée commerciale chez Super U à Maubourguet depuis 31 ans. "Je fais partie des meubles" dit-elle en souriant. Ses tâches sont multiples et variées, très active en presse, à la librairie, elle gère la réception, les commerciaux, les nouveautés littéraires avec notamment le prix Goncourt. Elle est polyvalente dans son métier et connaît pratiquement tous les postes pour les avoir occupés sauf en boucherie. Capacité d’adaptation, implication dans l’entreprise, elle se distingue entre autres par son engagement, c’est une femme résolue lorsqu’il s’agit de combattre toute forme d’injustice. Femme de contact et de dialogue, elle entretient de bonnes relations avec ses collègues de travail.

Sportive, 18 ans de basket qu’elle a promu en étant entraîneur pendant trois ans, dix ans de tennis, danse, elle a également donné des cours de step durant cinq ans. Aujourd’hui, c’est en salle à Maubourguet qu’elle pratique le sport. Sollicitée à plusieurs reprises mais n’étant pas prête, c’est son premier mandat sur la liste de "Maubourguet Progrès". Elle a rejoint les commissions suivantes : fêtes-animations, culture-patrimoine-musée, sport-jeunesse. "Mes priorités portent surtout sur la communication, il est important de dialoguer avec les gens, de les informer sur les projets en cours". Dans le contexte du confinement, elle déplore la lenteur de la mise en réalisation des projets car, de l’énergie, elle en a à revendre !

Patricia Tiers

16 janvier 2021

Vic-en-Bigorre. Major Gouez, parcours d’un Breton en région Occitanie




Commandant la communauté de brigades Vic-Rabastens, le major Dominique Gouez, Breton, confie ne jamais avoir servi en Bretagne ; effectivement du gamin qui, à 11 ans, au cours d’une journée "Portes ouvertes" accompagné par son grand-père découvrait la gendarmerie jusqu’à l’affectation en cette année 2020, il y a des étapes professionnelles majoritairement occitanes hors les périples en Outre Mer. 

Pas moins de 30 ans de gendarmerie incluant le service militaire, et qui après l’école de gendarmerie, ont débuté par un premier poste en 1994 à Mirande. Certes en gendarme mobile, des escales en Guadeloupe, Nouvelle-Calédonie, Corse, Martinique… et puis en départementale, un parcours gersois (Samatan, Fleurance…) au cours duquel il rencontrera le capitaine Georges Blasquez, adjoint à la compagnie de Condom et un de ses prédécesseurs à la COB Vic. Un parcours correspondant aux goûts et vœux exprimés. Des missions de la gendarmerie, le major Gouez soulignera celles qui valorisent le contact humain, la disponibilité dans la proximité, celles qu’il apprécie, celles qui font "arriver au boulot avec la banane".

Si côté état civil, Dominique Gouez est marié et père de deux grands enfants étudiants, côté activités hors service le pays d’Ovalie ne lui a pas fait renoncer à sa casquette de supporter de Nantes ! Compte tenu de la situation sanitaire, la major Gouez n’a pas eu l’occasion de découvrir le tissu associatif local en exercices ; épaulé par l’adjudant-chef Jean-Claude Appolinaire pour Vic et l’adjudant Jean-Michel Abadie pour Rabastens, le commandant de la COB prend ses marques en terres vicquoises où résident du reste d’anciens collègues qui témoignent ainsi de la qualité de vie en val d’Adour. Bienvenue au major Gouez.

Josiane Pomès

Vic-en-Bigorre. L’accès à la technologie pour tous

 



En 2018, était signée une convention entre la société" Orange", l’Etat et la collectivité départementale que préside Michel Pélieu sur le déploiement de la fibre (FTTH de Fiber to the Home, réseau défini par le raccordement optique de l’opérateur jusqu’à l’intérieur de résidence de l’abonné). Lors de sa visite à Tarasteix où le maire Francis Lelaurin accueillait ses collègues des communes d’Oroix, Séron, Siarrouy… en présence de Philippe Collet, directeur de la Régie Hautes Pyrénées Haut Débit, le président rappellera le travail de fond, travail de concert et de négociations serrées pour que tout le territoire et le maximum de communes relèvent de "l’accès à la technologie pour tous". 

Les deux conseillers départementaux du canton de Vic, Isabelle Lafourcade et Bernard Poublan, ainsi que Georges Astuguevieille du canton d’Ossun participaient également à la réunion. Si sur les 23 départements d’Occitanie, celui des Hautes-Pyrénées est le plus avancé, certaines zones restent "blanches", et la collectivité territoriale s’est engagée, financièrement. Tout en précisant "le Conseil départemental est un facilitateur, un accompagnateur, mais ce n’est pas une obligation", la collectivité investit pour pallier cette problématique. Nous reviendrons sur les solutions pratiques.

J.P


15 janvier 2021

Vic-en-Bigorre. Josette Belin et les "Dames du dimanche"


 

Alors que la situation sanitaire déroule ses épisodes au gré d’un envahisseur viral et de ses mutations, alors que le mode de vie de chacun dans son quotidien privé, ses activités professionnelles et de loisirs, est soumis à prescriptions légales, préconisations et autres recommandations, les termes de "monde d’avant" ou encore "vie normale" émaillent de plus en plus les conversations. 

Et avec eux, s’égrènent les souvenirs et se feuillettent les pages de ce monde d’avant les confinements, un monde de rituels amicaux, de rencontres et accompagnements, d’expressions et témoignages directs en suspens ; il en a été ainsi lors de la disparition de Josette Belin, une des résidentes de ce quartier où "Le Bigou" avait été pendant plus d’une décennie le QG de ces "Dames du dimanche". Oh pas un club, mieux que cela ! Josette C, Marcelle B, Nénette L, Henriette C, Isabelle D… pas besoin d’adhésion ou de carte d’abonnée, seulement chacune à son tour portant la gourmandise (pâtisseries, biscuits) allant avec le thé, le café ou autre servis par Juju ou René. Il pouvait y avoir au programme écossage de haricots… tarbais, bien entendu, en devisant aussi bien autour de recettes que d’informations de bulletins de santé ou encore de calendrier d’animations ; à ce rang, le carnaval du Club Regain pour lequel Josette Belin faisait montre de tout son talent, créativité couturière ! 

Sont restés dans les mémoires, les costumes de cour royale et du King Elvis Presley que René Mouchous avait présentés au traditionnel défilé du club au centre multimédia. Oui, Josette Belin, inscrite dans l’histoire vicquoise à plus d’un titre : dans la dimension familiale et associative. N’a-t-elle pas fait don à l’association "Mémoire des deux guerres en Sud-ouest" de Saint-Sever de Rustan de la cantine d’officier de son oncle, Firmin Pey, tué au Chemin des Dames en 1917 ? Un jeune homme qui avait été demi d’ouverture dans l’équipe de rugby de Vic, en témoigne une carte de 1909. Lorsque "Le Bigou" ouvrira à nouveau ses portes, à côté de Juju et sa blondeur vêtue de blanc, sans doute pourra-t-on deviner l’élégante et brune Josette avec son beau chignon. Certes le temps a passé, laissant des chaises vides, mais que revienne le temps des complicités amicales en terrasses.

Josiane Pomès.

Castelnau-Rivière-Basse. L’église de Mazères à l’honneur

 




Située dans le quartier bas de Mazères, l’église est entièrement classée au titre de Monument historique pour la qualité de son architecture à partir de 1120, ses sculptures romanes du chœur et ses fresques du XIVe siècle. C’est un atout pour la commune, comme un poids financier, d’autant plus que la partie haute de Castelnau a sa propre église, partiellement classée et qu’il faut entretenir.

Des décors remarquables et les premiers travaux

À l’entrée de l’église Jean Baptiste de Mazères, des décors ont été commandés par l’évêque de Tarbes en 1342, en l’honneur de la sainte et martyre Libérate, dans la chapelle qui contient son reliquaire en marbre des Pyrénées, inséré dans un tombeau peint. Ce décor mural peint à fresque s’estompe. Depuis 20 ans, l’Association les Amis de Mazères fait tout son possible pour enclencher les restaurations nécessaires autour de Claude Labarbe, président. Depuis quelques années, Mme Vidal, conservatrice et M. Calmettes, ingénieur du patrimoine de la DRAC d’Occitanie se sont pris de passion pour la chapelle. Ils représentent la participation de l’Etat. En association avec la mairie, qui assume seule l’autre part, il a été possible de faire intervenir deux fois, en 2019 et 2020, Diane Henry-Lormelle et son équipe de restaurateurs.

Lors de la réunion de fin du deuxième chantier, le 28 octobre 2020, Guillaume Clément, architecte du patrimoine en charge de la restauration globale a présenté à Sandra Ducés, maire, les travaux effectués et à faire. La chapelle, carrée et haute, a déjà ses fresques consolidées aux 2/3. Avant d’envisager une restauration définitive des fresques, il faut résoudre le problème de l’étanchéité de l’église (toiture avec infiltrations d’eau et fientes de pigeons). Les travaux sont onéreux.

Sandra Ducés et son équipe municipale, l’Association les Amis de Mazères et toutes les personnes désireuses de participer par le biais de la Fondation du Patrimoine, doivent réunir les fonds nécessaires pour ces travaux avant d’espérer la restauration totale des fresques et du tombeau-reliquaire "qui ont peu d’équivalents en Occitanie", souligne Geneviève Sanchez, très engagée dans ce projet.

Janine Noguez

14 janvier 2021

Andrest. Art éphémère ou l’inédit partagé


 


Si les conditions sanitaires de l’envahisseur viral font l’objet d’évaluations et adaptations quotidiennes auxquelles les citoyens du monde sont soumis, les conditions météorologiques qui vont souvent avec le qualificatif de "prévisions" offrent de belles réactions personnalisées ! Ainsi les dernières chutes de neige dans le piémont pyrénéen et en plaine, précisément à Andrest, ont donné la mesure de la créativité spontanée de Pierrick, 10 ans. Sa maman Magali raconte comment "réveillé sous un magnifique manteau blanc, Pierrick s’est empressé de s’habiller pour aller jouer dans ce décor immaculé". Et puis "entre quelques batailles de boules de neige avec les passants, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait quelque chose à faire avec les traces laissées par celles-ci sur nos murs". 

Ou comment avec des marques neigeuses sur un mur de clôture naît l’idée d’une fresque et d’abord du renne. L’artiste, modeste, pensait que personne ne reconnaîtrait le sujet, d’où l’inscription ! Puis est venu le sujet pingouin, et le message "bonne année". Message que les passants ont apprécié et partagé de vive voix à leur tour. Avec ce "matériau" à la durabilité réduite, la famille Poinsot-Dargaignon a construit un igloo et un bonhomme de neige (Olaf de la reine des neiges) qui a beaucoup plu aux petites filles ! Si on ajoute que la maison familiale est à côté de l’église (illuminée pour les fêtes), le quartier a ainsi bénéficié d’un décor exceptionnel ; suscitant quelque curiosité : Andy, un copain de Pierrick s’interrogeant sur celui qui allumait le décor tous les soirs. La magie de Noël ? À Andrest, la réalité. Bravo.
Josiane Pomès


Visite de Castex à Tarbes: un couac de plus

Carte interactive de la progression de l'épidémie de COV-19 en France et dans la monde


Mondial



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13 janvier 2021

Vic-en-Bigorre. Permis piétons, dimensions individuelles et collectives




L’action nationale du Permis piétons est un programme de prévention du risque piéton lancé en novembre 2006 par la Gendarmerie nationale, auquel la Sécurité routière et scolaire ainsi que l’Association Prévention MAIF participe. Relais assuré, pour la Brigade de gendarmerie de Vic, par les référents écoles le maréchal des logis chef (MDL) Michaël Liedts, le brigadier Kévin Tognet (aujourd’hui parti pour une autre affectation) et le gendarme adjoint volontaire (GAV) Florian Serrano ; des élèves de CE2 des écoles Simone Veil d’Andrest, Pierre Guillard et Saint-Martin de Vic, Pujo (regroupement pédagogique avec Saint-Lézer) ainsi que de Siarrouy, 120 précisément, ont été sensibilisés au cours de journées de formations ponctuées par un contrôle écrit donnant lieu à une remise de diplôme. Bilan de la dernière session dressé par le mdlc Liedts qui rappelle l’objectif : "développer chez les enfants des réflexes de précaution spécifiques pour pouvoir tenir sans risque leur place de piéton au sein de la circulation ; les enfants touchent ainsi du doigt les prémices de l’apprentissage pour circuler seuls dans les rues, entre leur domicile et l’école en toute sécurité". Une opération en cinq phases, symbolique d’un engagement collectif depuis les référents scolaires de la gendarmerie qui au cours d’une première étape se sont présentés aux élèves et ont diffusé auprès des enseignants dans les classes les DVD et livrets d’apprentissage ;

second temps avec les interventions des gendarmes en milieu scolaire et qui avec les supports pédagogiques ont éveillé la curiosité jusqu’à l’interactivité ; la troisième étape a été celle des enseignants participant activement à la formation par leurs explications avant l’épreuve du questionnaire composé de 12 points primordiaux permettant aux élèves de restituer leurs connaissances. Le point d’orgue ? La remise officielle des diplômes du Permis piétons en présence des enseignants, personnels éducatifs encadrants, élus de la communauté de communes (président Ré, vice-présidente Véronique Thirault) et maires (Louis Dintrans pour Andrest, Pascale Labedens pour Pujo, Bernard Bats pour Siarrouy). "Une cérémonie symbolisant l’engagement formel des enfants à respecter les règles de précautions apprises durant les cours" soulignera le maréchal des logis chef Liedts, ajoutant des remerciements pour "l’ensemble des directeurs, des enseignants et les personnels encadrants pour leur accueil, leur sympathie et leur professionnalisme". 

Josiane Pomès

Tarbes : les coulisses de la visite de Jean Castex dans les Hautes-Pyrénées


 


À sa descente de véhicule, accompagné du maire de Tarbes et du président de la communauté d’agglomération Gérard Trémège, le Premier ministre a été accueilli par un prestigieux aréopage d’élus : le président du conseil départemental Michel Pélieu et la présidente de la Région Occitanie Carole Delga qui arboraient respectivement un masque bleu nuit aux couleurs de Peyragudes et un masque doré rivalisant d’élégance, les trois parlementaires Jeanine Dubié, Viviane Artigalas et Maryse Carrère, sans oublier le maire de Bazet et conseiller départemental Jean Buron.

Une absence remarquée

Manquait à l’appel le député LREM Jean-Bernard Sempastous qui n’avait, semble-il, pas été invité. Sollicité par nos soins, il a répondu laconiquement : "pas de réaction". Une absence de réaction qui en dit long ? Nous n’en saurons pas davantage, pour l’instant.

À sa place, d’autres élus ont joué la carte de l’omniprésence, profitant de ce déplacement pour remettre sur l’ouvrage les dossiers "brûlants".

Les stations de ski "le couteau sous la gorge"

Ayant obtenu de pouvoir raccompagner le Premier ministre sur le chemin du retour à l’aéroport, Michel Pélieu a entrepris Jean Castex sur le dossier des stations de ski. Il a essayé de le convaincre de prendre "au moins une mesure urgente : obtenir des banques le report des annuités d’emprunt sur l’ensemble de la saison d’hiver et que l’Etat prenne en charge la partie des intérêts. Je lui ai expliqué que les stations de ski n’avaient plus de trésorerie, que nous avions le couteau sous la gorge et que nous étions dans l’incapacité d’assumer nos charges. Cette proposition a trouvé écho auprès du Premier ministre qui a immédiatement contacté Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat chargé notamment du tourisme pour qu’il prenne les dispositions". Pour autant, Michel Pélieu n’a pas souhaité glisser sur le terrain du débat sanitaire pour remettre en cause la fermeture des remontées mécaniques. Devant la députée Jeanine Dubié, président de l’association nationale des élus de montagne (ANEM) dont il a loué la pugnacité, la question a été tranchée par le Premier ministre lors de son discours à SCT à Bazet : "Je comprends l’inquiétude et le désarroi des professionnels de la montagne. Nous réévaluerons la situation le 20 janvier. Notre objectif est de tout faire pour que les stations redémarrent au mois de février. Il ne saurait être question de faire prévaloir les considérations économiques sur les conditions sanitaires. Nos concitoyens ne le comprendraient pas".

A lire aussi : À Tarbes, Jean Castex et Olivier Véran en visite au "170e centre de vaccination ouvert en France"

 

Le projet d’hôpital unique dans les starting-blocks

Jeanine Dubié et les maires de Tarbes et de Lourdes Gérard Trémège et Thierry Lavit ont également interpellé le ministre de la Santé Olivier Véran, en marge de la visite du centre de vaccination à l’Ayguerote, sur le projet de l’hôpital unique à Lanne. Le contrat de plan Etat-Région 2021-2027 prévoit "un volet inédit" pour la rénovation des hôpitaux d’un montant d’1,2 milliard d’euros. Olivier Véran n’a pas été mesure de préciser la somme qui était allouée au projet d’hôpital unique dans cette enveloppe budgétaire. "Je veux un hôpital qui corresponde aux besoins du territoire et je ne veux plus de contraintes ni sur le personnel, ni sur le nombre de lits" s’est-il engagé, en promettant de donner une réponse dans un délai "d’une dizaine de jours".

Une centaine de manifestants à Verdun

En marge de la visite de Jean Castex et des membres du gouvernement, repoussée loin par le déploiement des forces de sécurité, une centaine de manifestants se sont rassemblés place Verdun à l’appel de la CGT, essentiellement des personnels de santé et des salariés de Tarbes Industry et de Toupnot. Plusieurs délégations syndicales ont été reçues par les conseillers du Premier ministre et du ministre de la Santé : à 10 h 30, les représentants CGT, FO, CFDT, Sud de la santé et à 12 h 10 une délégation syndicale sur les questions économiques et sociales, ainsi qu’un représentant de l’événementiel. Selon José Navarro pour l’Union départementale CGT, les organisations syndicales ont qualifié de "manque de respect" la demi-heure consacrée seulement à leur écoute.

Délégué syndical CGT de Tarbes Industry, Benjamin Duez a demandé expressément aux services de Bercy et du Ministère des Armées de "mobiliser leurs moyens pour faciliter l’arrivée d’un véritable industriel". En parallèle, s’est tenue une réunion avec l’intersyndicale des finances publiques du département, sur le plan de restructuration du réseau des trésoreries à l’horizon du 1er janvier 2023 qui aurait pour finalité de "rayer de la carte treize trésoreries et de recentrer des services d’accueil essentiellement à Tarbes au détriment de la ruralité". "Les conseillers ont pris "note" avant de repartir à Paris" termine José Navarro.

Cyrille Marqué

12 janvier 2021

La poterie de Muriel à Maubourguet



Animatrice depuis l’âge de 17 ans, Muriel Bertin s’est formée au fil des années. Pour cette "Girondine" rien ne vaut l’air de la campagne et des Pyrénées. Vous avez pu la rencontrer sur la foire Saint-Michel qu’elle anime de ses passions depuis plusieurs années avec démo de poteries mais aussi ateliers poterie et tournage pour les enfants et remporte un vif succès. Elle sera présente aussi en 2021.

Son parcours

Muriel Bertin a travaillé auprès d’enfants, puis dans le service animation d’une clinique médico psychologique pour adolescents. Durant 26 ans, elle complète sa formation, obtient un CAP de tourneur en céramique puis un diplôme d’animatrice à visée thérapeutique avec des médiations telles que les marionnettes, l’écriture, les arts plastiques, le théâtre…

Aujourd’hui elle a ses propres ateliers un à Diusse, l’autre à Mont-de-Marsan. Sa devise : "partage et échange".

Elle propose des ateliers de poterie, de théâtre et d’écriture ludique à divers publics dans différentes structures de soin et de loisirs dans la région et aussi dans l’atelier à Diusse.

Spécialiste en Raku (technique de cuisson céramique japonaise), art ancestral, elle aime "la terre et le feu". Ses créations sont colorées, expressives, les craquelés et émaillés sont harmonieux, du traditionnel au contemporain, Muriel donne une âme à des poteries.

Lors d’animations ou d’expositions tout un chacun peut s’essayer au tournage pour réaliser son œuvre. Contact 06 76 96 84 40 et 05 59 04 07 59 

Janine Noguez.

Grippe aviaire en Bigorre

11 janvier 2021

Vic-en-Bigorre. Développement économique de la communauté de communes Adour-Madiran : "on sort notre épingle du jeu"


 


Contexte sanitaire et échéances électorales municipales au rang de marqueurs forts de l’année écoulée ; avec dans la proximité territoriale l’application de décisions gouvernementales, et la part de projets et engagements des collectivités locales. Si le terme "d’embellie" n’a pas été prononcé au cours de réunions ou rencontres (conseil communautaire, point presse), la situation de la communauté de communes Adour-Madiran au chapitre "Développement économique" a fait dire au président Frédéric Ré "on sort notre épingle du jeu" ; commentaire soutenu par le vice-président Robert Maisonneuve plus spécialement chargé du Développement territorial déclarant en substance qu’il ne s’agissait pas en la matière de faire du business mais bien d’accueillir des petites sociétés qui ne demandent qu’à travailler. Avec en outre, l’inscription de la collectivité dans le dispositif "Territoire Zéro chômeur", c’est l’engagement de la CCAM (13 % de chômeurs) sur le plan économique et social.

* Cessions de parcelles. Sur la zone de La Herray à Vic, arrivée d’une entreprise de forage et une autre de menuiserie ; sur le site des anciens bâtiments techniques près de l’Echez, une société de menuiseries métalliques-serrurerie ; quant aux anciens établissements Tujague, ils sont acquis par l’association nationale "Le Relais-France", entreprise d’insertion (installation prévue courant premier semestre année en cours).

À Andrest sur la zone du Bosquet (carrosserie-garage) et à Rabastens zone Porte de Bigorre (société d’Aureilhan), "pas de grosses sociétés mais des sociétés dynamiques"

Avec les dispositifs institutionnels de soutien aux entreprises (OCCAL, fonds de soutien unique en France pour la relance de l’activité des territoires) en partenariat Région-Département, la communauté de communes Adour-Madiran accueille certes, et au-delà facilite les implantations.

J.P

Hautes-Pyrénées : la 3D devient réalité au CRTCI de Tarbes


 

CRTCI, c’est tout "simplement", l’acronyme de Centre de Recherche et de Transfert en Composites Innovants. Ce qui n’avance pas à grand-chose sans les explications de Jean-Yves Fourquet, le directeur de l’Enit et de Joël Alexis, professeur des universités et responsable de la plateforme. "Pour faire simple, quand on parle de composites, il ne s’agit pas simplement de fibre de carbone, même si nous travaillons sur ce sujet. En utilisant par exemple des fibres d’origine végétale, du lin, du chanvre, en lien avec le laboratoire Agromat." Et surtout en "caractérisant" les produits obtenus, c’est-à-dire, en langage scientifique, en déterminant leurs capacités (résistance à la traction, à la chaleur…) grâce à une batterie d’appareils aux noms barbares (rhéomètres, dilatomètres de trempe, spectroscopes à infrarouge ou encore Mouton de Charpy…). Des produits composites, ce qui veut dire qu’ils sont le fruit de la combinaison de plusieurs matières. Par exemple un traitement de surface métallique ou céramique sur une pièce en plastique. Ou l’inverse. Ce qui ouvre le champ des possibles. Et il ne s’agit pas de faire de la recherche pour le plaisir, la plupart des programmes sont financés par des industriels, qui recherchent un nouveau matériau, de nouvelles méthodes, ou simplement veulent éprouver leurs produits. Comme les industriels ne sont pas du genre philanthropes, les recherches pratiquées ici ne sont pas "du vent". Par exemple le soudage laser, qui intéresse beaucoup des avionneurs.

La 3D métallique

Mais le domaine de prédilection du CRTCI, c’est la fabrication additive. L’impression 3D si vous préférez, mais métallique. L’idée est de fabriquer plus rapidement certaines pièces, et surtout de réaliser des pièces qui sont impossibles à réaliser par moulage ou par usinage. Deux machines 3D sont installées, l’une Reste maintenant à savoir si les pièces fabriquées en 3D ont les mêmes qualités que celles taillées dans la masse ou moulées. "C’est le cœur de notre mission, caractériser les matériaux et trouver de nouveaux process de fabrication pour les rendre plus performants." Un domaine dans lequel le labo de l’Enit a déjà acquis une belle expérience.

À tel point que le CRTCI, avec un consortium d’industriels et de chercheurs franco-hispano-portugais, vient de décrocher un concours européen, baptisé AdiTool, pour imaginer la fabrication additive d’outils (pour machines-outils). "Le but est d’obtenir des outils plus rapidement, il n’y a pas besoin de faire de moule, par exemple, c’est un gain de temps énorme."

Outre ces recherches, le laboratoire CRTCI abrite aussi une quinzaine de doctorants, des thésards, et bien sûr les étudiants de l’Enit pour des TP… "Notre raison d’être s’appuie sur trois piliers fondamentaux : la recherche, la formation et le transfert de compétences. Et notre objectif, c’est de faire monter en compétences les entreprises du territoire, en partageant le savoir."

Christian Vignes

10 janvier 2021

Vic-en-Bigorre. À Jean-Monnet, le point après 100 jours en 2020



Les masques à la rentrée de l’année scolaire 2020-2021 n’auront pas été des accessoires ponctuels du dernier trimestre, leur port étant toujours d’actualité en ce mois de janvier. Témoignages d’une situation sanitaire subie internationalement, ils ne sauraient, dans la proximité bigourdane de l’enseignement agricole, précisément à Jean-Monnet, masquer les aspects positifs. Le directeur de l’établissement, Franck Bocher, en dresse le bilan, à commencer par le bon recrutement (plus de 40 élèves et étudiants) dans les filières Agriculture-élevage, Nature et forêt, apprentissage, formation adulte, ainsi que dans les options Hippologie-Equitation, plus la nouvelle Audio-visuel et réseaux sociaux. "Dans un établissement à taille humaine, 320 élèves et étudiants, 40 apprentis à Vic, 90 adultes au CFPPA de Lannemezan, avec de grands espaces et l’application des gestes barrières, le présentiel a été de 100 %", avec cette précision sanitaire chiffrée sur la durée du trimestre : peu de cas positif de Covid-19 (4 chez les apprenants, 3 chez les personnels, aucun après la rentrée des vacances de Toussaint.

* Activités pédagogiques adaptées. La coopération internationale, un des piliers de l’enseignement agricole, a gardé une dynamique (partenariats à distance avec l’Espagne et la République Tchèque) par le biais des sections euro-espagnol et anglais. Au rang des exercices citoyens, de responsabilités individuelles et collectives, l’hommage à Samuel Paty a été assorti d’un rappel des fondamentaux de la laïcité ; dans le concret et l’engagement au quotidien, la mise en place d’une commission-alimentation introduit au-delà des classiques commissions de menus, la prise en compte de l’origine des produits, de la chaîne de l’utilisation depuis la consommation jusqu’au déchet.

* Restructurations et créations. Franck Bocher évoquera un volet agro-écologie sur l’exploitation agricole et en particulier les vaches laitières ; la création du centre de formation d’apprentissage des Hautes-Pyrénées entre le lycée Adriana de Tarbes, Jean-Monnet et le CFFPPA. La biodiversité s’inscrit dans le projet d’établissement avec notamment la mise en place – à l’image des stations météorologiques- de stations environnementales connectées (nichoirs, ruches…). La rentrée 2021 effectuée, reste à ce jour le cadre des contraintes sanitaires à mesurer pour la réalisation des projets, nous les suivrons.

Josiane Pomès.

Caussade-Rivière : Sur le sentier du Bernet, le moulin de Lagrasse

 



Il faut y arriver par une étroite charretière juste carrossable qui croise un labyrinthe d’autres chemins qui s’étalent indistinctement dans la campagne. Ici vous êtes à Caussade, là à Labatut, plus loin à Soublecause, plus loin encore à Hères. Un espace morcelé qui recèle histoire et indices archéologiques. Nous avons bien sûr trouvé le moulin accompagné par Jean-Claude, un chasseur et un autochtone qui connaît bien les lieux et par Geneviève Bory, maire de Caussade.

Lagrace, village mystère

Le village de Lagrace (ou Lagrasse) est mal connu. Il est un de ces villages disparu comme tant d’autres dans la vallée de l’Adour. Sylvain Dousseau livre quelques indices et "trouvailles" faites en 1979.

Dans la plaine, au quartier de Lagrasse, les travaux de remembrement ont détruit les vestiges d’une villa gallo-romaine. Il y a retrouvé des tuiles romaines, des tesselles de mosaïque, des fragments d’amphores, des tessons de poterie et quelques monnaies allant de Claude Ier à Constantin. Il a découvert aussi des tombeaux de pierres qui pourraient être des sarcophages d’époque mérovingienne (du 6e au VIIe siècle).

Le village de Lagrasse est connu comme ancien hameau dépendant du prieuré de Madiran. Il formait un fief appartenant en 1740 au marquis de Franclieu de Lascazeres. "Beata Maria de Gracia" Notre Dame de Lagrace est une dédicace de l’église au Moyen Âge. Durant la 2e guerre mondiale, le moulin aurait servi de cache aux maquisards.

L’importance des voies

En 1455, Bernard de Saint-Lanne, seigneur d’Hagedet et de Soublecause, négocia avec Auger de Lacaissagne, seigneur de Caussade, le creusement d’un canal permettant d’alimenter en eau les moulins.

La 1re grande voie terrestre est le chemin de la poutge. La proximité de cette voie et d’une série de sites protohistoriques et antiques fait penser qu’il pourrait s’agir d’une des plus anciennes routes de Bigorre, antérieure à notre ère – Aujourd’hui elle est goudronnée.

La 2è voie importante est la vieille route, ou poutge herré, (vieux chemin "ferré").

La 3è voie principale est une voie d’eau constituée par les cours d’eau de plaine. Le principal est le canal du moulin pour alimenter les moulins dont celui, ruiné, de Lagrasse. L’eau apportait l’énergie hydraulique, bien précieuse pour l’irrigation. La dernière voie est le chemin de fer créé par Napoléon III.

Les seigneurs de Lagrasse conservent leur mystère et sont peu connus au Moyen Âge : Bernard, seigneur de Lagrasse, faisait partie de la cour major de Rivière-Basse en 1412. Bertrand de Buros était seigneur en 1495, témoin d’une procuration du seigneur de Hechac.

Entre histoire, mystère et croyances, ces chemins ou lieux un peu magiques gardent sûrement d’autres cachotteries.

Janine Noguez


09 janvier 2021

Vic-en-Bigorre : en action, sur le territoire cantonal et départemental


 


Isabelle Lafourcade et Bernard Poublan, conseillers départementaux du canton de Vic composé de 22 communes ; deux personnalités aux parcours différents représentant certes leurs concitoyens du territoire qui les a élus, et, tout autant, engagés dans les actions que la collectivité mène pour l’ensemble des Haut-Pyrénéens. Leurs expériences et compétences, Isabelle Lafourcade, dans son parcours de conseillère d’une caisse d’assurance retraite et santé au travail (CARSAT), et militante bénévole dans le milieu associatif (sportif, culturel, social), ainsi que Bernard Poublan, maire pendant 3 décennies de Siarrouy et un des pionniers autour de Claude Miqueu, de la première communauté de communes des Hautes-Pyrénées (avec l’originalité de rassembler des communes de 2 départements, Pyrénées Atlantiques et Hautes-Pyrénées ; 2 cantons, Montaner et Vic ; 2 régions, Aquitaine et Midi-Pyrénées), les deux élus ont su les mettre dans la corbeille de l’intérêt général. Tout en exerçant des délégations dans des secteurs différents (commissions) au conseil départemental, les deux soulignent "on se complète". En témoigne le bilan de l’année 2020 : par un engagement de proximité politique au sens des institutions républicaines (les élections municipales ont modifié la carte des maires), un engagement au service de la santé publique et du social en raison de la situation sanitaire.

* À la rencontre des maires. Hors réunions cantonales suspendues, Isabelle Lafourcade et Bernard Poublan ont rendu visite aux maires, nouveaux élus et reconduits ; pour la présentation des commissions départementales (compétences, règles, (1re, Solidarités sociales ; 2e, Solidarités territoriales : projets de territoire et développement durable ; 3e, Infrastructures départementales, Mobilité ; 4e, Education, Culture, Jeunesse sport et Vie associative ; 5e, Finances, Ressources humaines et moyens généraux), sachant qu’Isabelle siège dans la 1re (elle en est vice-présidente) et la 4e, Bernard siégeant dans la 3e, la 5e en vice-président, avec la présidence de la commission administrative du service d’incendie et de secours des Hautes-Pyrénées. De l’engagement dans les commissions à associer au travail de terrain avec les directeurs des agences locales (Jérôme Bonnecarrère de l’Agence des Routes du Pays du Val d’Adour, et Pascale Dubertrand Maison Départementale de Solidarité du Val d’Adour).

Les deux conseillers départementaux s’inscrivent dans la mission essentielle de "relais des maires", de représentation du département dans des instances locales de proximité ; dire par exemple que le champ d’action sociale de la collectivité territoriale va de la naissance à la personne âgée en passant par toutes les situations (suivi du RSA, à savoir 450 familles en val d’Adour), c’est mesurer le travail de terrain et celui de l’étude. Nous reviendrons sur des actions concrétisées par l’attribution de subventions et d’aides.

J.P.

Jean Castex aujourd'hui à Tarbes

08 janvier 2021

Vic-en-Bigorre. Christine Bodéi en C.P.A !


 

Statuts, dispositifs… la Cessation Progressive d’Activité (CPA), la retraite progressive… pas tout à fait des termes pour la situation choisie par Christine Bodéi, qui, à l’enseigne BHV ou Bazar de l’Hôtel de Vic, écrit l’épilogue d’une décennie commerciale originale rue maréchal Foch.

En confiant "J’ai la chance d’envisager la fermeture sans être pressée de quitter cet endroit, et de me plaire toujours dans cette activité", Christine donne le ton ; tous ceux qui ont fait une halte devant la vitrine du "BHV" avant de pousser la porte ont partagé ce plaisir.

La proximité des petits commerces non essentiels (notions aussi subjectives que galvaudées) qui ont trouvé dans l’année 2020 pandémique des valeurs de lien social curatives !

Pour l’heure, de l’espace déstockage à l’espace nouveautés, dans des présentations qui donnent au mot "bazar" une tonalité intemporelle, partages d’idées, découvertes, complicités avec Christine.

J.P.

Votez pour le bigourdan de l'année

07 janvier 2021

Classification administrative des fossés en cours d’eau à Rabastens-de-Bigorre


 


Structure de proximité, le SMAA (le Syndicat Mixte de l’Adour Amont) répond aux enjeux locaux de la gestion des cours d’eau avec deux objectifs principaux : la prévention des risques et la mise en valeur de l’Adour et de ses affluents. La commune de Rabastens y est représentée par Antoine Brige, adjoint au maire, délégué au SMAA. Alain Dussert conseiller municipal qui, avec sa connaissance du terrain, pilote la commission voirie/fossés et accompagne également Antoine Brige sur ce dossier.

Apprendre la réglementation et comprendre le rôle et l’incidence des canaux, fossés d’irrigation et de drainage permettront de réfléchir collectivement. La classification administrative des cours d’eau et fossés, en cours de réalisation, est une étape primordiale avant toute intervention humaine dans le respect de la loi. En effet, selon la classification, la collectivité a le droit d’agir avec ou sans autorisation préalable. Associer l’ensemble des riverains, collectivités, agriculteurs, pêcheurs est une nécessité. Des devis de curage et d’entretien des fossés sont en cours de réalisation pour en intégrer le coût au budget 2021. L’équipe municipale faisant de ce dossier une priorité du mandat. Sentiment encore renforcé après l’épisode pluvieux que nous venons de vivre. Le pire pour un début décembre depuis 1965. Le tout après un mois de novembre anormalement sec.

Suite à une semaine de fortes pluies, les maires de Rabastens, Escondeaux et Lacassagne accompagnés de conseillers municipaux et d’un exploitant agricole connaissant parfaitement la partie sud de Rabastens, limitrophe avec les deux autres communes, se sont rendus sur le terrain pour observer le canal de l’Alaric. Des points sensibles ont été relevés. Les problématiques de terrain seront examinées sur les communes. C’est le point de départ d’une volonté commune pour se prémunir des épisodes vécus avant mai 2020.

François Abadie

Grippe aviaire : déjà plus de 200 000 canards abattus, 400 000 en passe de l'être





Plus de 200 000 canards ont déjà été abattus en France pour endiguer la progression de la grippe aviaire dans les élevages et autour de 400 000 sont en passe de l'être, a fait savoir ce mardi 5 janvier le ministère de l'Agriculture. Quelque 100 000 canards ont été abattus à l'intérieur des foyers de contamination identifiés, principalement dans le sud-ouest, tandis que 104 000 ont fait l'objet d'abattages préventifs autour de ces foyers, a également indiqué le chef des services vétérinaires et directeur général adjoint de l'alimentation Loïc Evain. "Il en reste à peu près 400 000 à abattre" préventivement, un "nombre susceptible d'évoluer", a-t-il ajouté.

Le dernier bilan du ministère de l'Agriculture fait état de 61 foyers d'influenza aviaire hautement pathogène (communément appelée grippe aviaire) en France au 1er janvier, dont 48 dans les Landes qui compte un grand nombre d'exploitations d'oies et canards destinés à la production de foie gras.

Des mesures encore plus drastiques ?

Les autorités ont décidé d'abattre préventivement l'ensemble des volailles élevées dans un rayon d'un kilomètre autour d'un foyer identifié. Entre un et trois kilomètres autour du foyer, "tous les palmipèdes claustrés ou non" sont abattus, de même que les autres types de volailles "quand elles ne sont pas claustrées", a précisé Loïc Evain. "On est face à un épisode exceptionnel avec un virus très très contagieux" qui "touche des élevages de plein air, mais pas seulement", a souligné le responsable ministériel. "Des experts sont réunis en ce moment même" pour évaluer la situation, a-t-il poursuivi : "Si la propagation du virus continue, il faudra qu'on prenne des mesures encore plus drastiques." 

Ces mesures seront "fondées sur une base scientifique, absolument indispensable pour expliquer aux éleveurs concernés la pertinence des décisions que l'on prend", a-t-il spécifié. 

Dans un communiqué publié ce mardi, la Confédération générale de l'aviculture (CFA), affiliée à la FNSEA, estime "urgent que l'État renforce ses moyens d'action sur le terrain, en collaboration avec la filière, pour agir au plus près et au plus vite" afin d'endiguer le virus H5N8. Les syndicats agricoles Confédération paysanne et Modef dénoncent quant à eux les abattages préventifs d'animaux sains, les jugeant "aussi inefficaces sanitairement qu'inacceptables moralement".

La rédaction avec AFP


 

Bonus. Le Cervin et le chemin de fer du Gornergrat




 

06 janvier 2021

Vic-en-Bigorre. L’ADMR Vic, évolution et adaptation


 


N’eut été le contexte sanitaire de cette année 2020, un des événements phares pour l’association d’aide à domicile en milieu rural de Vic aurait pu être celui du 40e anniversaire de sa création ; avec une mutation d’importance, la scission en l’ADMR Vic-Nord et l’ADMR Vic-Sud effective au 1er janvier 2021.

Un découpage territorial qui ne change rien aux missions fondamentales, hormis "doubler" certaines problématiques que la pandémie Covid-19 a fait surgir voire créer.

Pour autant, à la clôture d’un exercice inédit avec des répercussions des confinements importantes sur le quotidien des salariées et des personnes aidées, Danièle Poueymidanet, présidente, convient que financièrement la situation a pu être préservée (comme pour toutes les ADMR des Hautes-Pyrénées) grâce "au gros soutien du Conseil départemental sur les heures non faites".

Si le premier confinement avait fortement impacté les services à domicile (crainte ou risque de contagion, faisant renoncer au service et prestations), pour le deuxième, les interventions n’ont pas été interrompues ; juste des adaptations ont-elles été nécessaires.

Par exemple, peu d’accompagnement pour faire des courses (pourtant une sortie habituellement importante) que les salariées ont assurées bien entendu ; Danièle Poueymidanet souligne que la situation de confinement, même avec une autre terminologie, est un "état pour beaucoup" hors ce contexte sanitaire.

Un des fondements de l’association est bien, hors les services pratiques du quotidien, de maintenir un lien social pour les personnes aidées.

Un manque de salariés et de bénévoles

À ce jour, l’ADMR fonctionne avec une équipe administrative de 5 personnes, entre 45 et 50 salariées de terrain, et 7 bénévoles ; avec ce constat sans concession de la présidente sur les effectifs "un personnel administratif très efficace, un manque de salariés et de bénévoles qui nous fait refuser des dossiers !".

Et d’expliquer que :

oui les salaires sont insuffisants, oui le bénévolat ADMR est prenant, depuis la gestion jusqu’aux visites chez les clients (pour la signature des contrats par exemple) ;

et d’ajouter qu’avec l’engagement de l’association dans "une politique qualité, projets personnalisés […]", référents et correspondants y œuvrent.

Pour contacter l’association d’Aide à Domicile en Milieu Rural ADMR : 05 62 96 20 22.
Josiane Pomès.


Vœux du correspondant de Marsac



 


Avec cet an 2020 qui s’achève et qui ne laissera pas que des bons souvenirs, que peut-on souhaiter pour 2021 ? Tout d’abord, la fin de la crise sanitaire qui nous a obligés à toutes et à tous à revoir complètement notre façon de vivre ; familles, associations, entreprises, commerces ont été durement impactés par la covid-19. Les relations, les moments de convivialité et d’échanges si appréciés ont été brutalement stoppés.

Alors ayons l’espoir qu’en 2021 cette pandémie s’éloignera, apportant ainsi au sein des familles et des associations un peu de bonheur ; que l’on puisse à nouveau se réunir et partager quelques bons moments ; que nos entreprises et nos commerces retrouvent leur dynamique pour éviter que nombreux de nos compatriotes se retrouvent dans une situation précaire. Durant cette pandémie, des personnes fragiles ou vivant dans la précarité ont été encore plus durement touchées par cette crise ; j’aurais pour elles une pensée particulière, leur souhaitant que l’année qui vient leur apporte un peu de réconfort. Santé, bonheur n’auront jamais été aussi présents dans les souhaits que nous échangerons pour la nouvelle année.

Bonne et heureuse année à toutes et à tous ! Gardons le moral, protégeons-nous en attendant des jours meilleurs que nous espérons très proches.

Jacques Maillard