28 février 2021

Petits Loups en balade à Vic-en-Bigorre aussi



 


L’action de la crèche Les Petits Loups qui, depuis son quartier général vicquois, dessinait un périple en val d’Adour sous l’appellation "Petits Loups en balade" ou en termes de nomenclature "Lieu d’Accueil Enfants Parents", LAEP, s’étoffe depuis ce mois de mars 2021. En effet, en complément du service crèche (agrément pour l’accueil de 37 enfants de 2 mois et demi à 3 ans les lundis, mardis, jeudis et vendredis, et 30 enfants le mercredi), le site sera aussi étape LAEP ; ainsi à partir du mercredi 3 mars, tous les mercredis des semaines impaires, de 14 h 45 à 17 h 15, dans les locaux du RAM qui jouxte la crèche seront accueillis les enfants de moins de 6 ans avec un parent ou un adulte familier. Étant précisé que l’accès est ouvert sans inscription nécessaire au préalable. Pour mémoire, l’objectif du LAEP : socialisation et éveil de l’enfant, et sur le mode échanges informels et convivialité des conseils entre parents s’ils le souhaitent.

*Autres étapes. Les mercredis de semaines impaires, Lafitole de 9 h à 11 h 30 à la salle des fêtes. Les mercredis de semaines paires, Andrest de 9 h à 11 h 30, salle des associations à côté de la mairie ; Rabastens de 14 h 45 à 17 h 15, salle du Petit Théâtre.

* Crèche Les Petits Loups, 67, rue Françoise Dolto. 65500 Vic-en-Bigorre. Contact téléphonique 06 31 41 17 96. Coordonnées informatiques (lespetitsloups5@orange.fr).
Josiane Pomès

Bigorre - Opération coup de poing des agriculteurs à Géant Casino et Leclerc Méridien

Ce vendredi 26 février 2021, les agriculteurs des Hautes-Pyrénées ont mené une opération coup de poing au niveau de Géant Casino à Laloubère et du Méridien Leclerc à Ibos.

Tarbes : les agriculteurs ont bloqué l'accès au Méridien puis au Géant

 



Comme partout en France, la FDSEAet les JA65 ont manifesté vendredi matin en bloquant les accès du centre commercial du Méridien à Ibos, pour protester contre la baisse des prix d’achat de la grande distribution.

À 7 h 30, le brouillard couvre d’une chape sinistre le parking du Méridien à Ibos.Peu à peu, une trentaine de tracteurs déboulent et bloquent, en vidant des tombereaux de paille, de détritus, les entrées du centre Leclerc. Quelques giclées de lisier sont aussi lancées.La tension avec la direction du magasin est palpable (voir ci-dessous), mais les agriculteurs sont remontés. « Depuis un mois que les négociations ont commencé avec la grande distribution, il n’y a pas moyen de se faire entendre : les prix à la production sont à la baisse, on ne s’en sort plus», résume Christian Fourcade (FDSEA65), « on nous demande des efforts en matière d’écologie, on les fait, mais après, les surcoûts engendrés ne sont pas pris en compte. » Voire les coûts tout court, puisque Nicolas Pébille, président des JA65, ajoute: «On n’est pas là pour le plaisir, on veut juste faire comprendre à la grande distribution ce que ça fait de se lever le matin pour aller travailler en sachant qu’on va perdre de l’argent. En ce moment, on travaille à perte, c’est aussi simple que ça. » Simple n’est peut-être pas le mot idoine… Parce qu’au final, c’est le consommateur qui met la pression, exigeant sans cesse des prix plus bas… Justement, les agriculteurs ont eux aussi fait leurs calculs.« On ne demande pas grand-chose, il faut savoir que si le prix d’un œuf payé au producteur augmente d’un centime, le problème est réglé », assure Nicolas Pébille, « sur l’année, ça représente en moyenne 2,20 € pour un ménage, ça nous semble acceptable. C’est pareil pour les yaourts, 1 à 2 centimes de mieux, en on n’en parle plus, idem pour la viande… »
« 1 centime de plus par œuf et c’est réglé ! »
Du coup, les agriculteurs ne comprennent pas pourquoi les géants de l’agroalimentaire (en fait ce sont eux qui achètent au plus pas prix avant de transformer les produits) et les centrales d’achat sont si pingres. « D’autant que depuis la fermeture des restaurants, la grande distribution n’est pas à plaindre, tous les consommateurs sont « obligés » d’y aller. Et chez certaines enseignes, on en a profité pour augmenter les prix. Mais bien sûr, pas à la source.Au début de la crise, on nous a demandé de produire, et personne ne peut dire qu’en France nous avons manqué de quoi que ce soit, on a vraiment bossé dur, et au bout du bout, on n’est même pas récompensés… » Et de reconnaître, tout de même, que localement, les enseignes jouent le jeu du local.« Pas assez à notre goût, ça reste finalement marginal au milieu de cette logique qui nous presse comme des citrons. »
Dans la matinée, les agriculteurs ont quitté le Méridien pour aller mener une action similaire au Géant Casino de Laloubère.Avant de revenir au Méridien, où les accès avaient été prestement débloqués. Comme un symbole du combat perpétuel que les agriculteurs mènent, tels des Sisyphe, depuis des années…

Leclerc: "Nous sommes choqués"

Sur le parking encore désert, Alain Trupiano, le directeur du Méridien, voit débouler la vingtaine de tracteurs, tente de s’interposer en faisant barrage de son corps, tente un dialogue.En vain… Et il assiste, impuissant, au déchargement des remorques, aux jets de lisier.« Franchement, c’est scandaleux, c’est une honte, j’ai appelé, encore hier, les responsables agricoles, mais quand je vois ça…Nous sommes choqués et outrés.je peux comprendre leurs revendications, mais ce genre d’action, c’est insupportable.Et nous sommes toujours la cible, pourquoi ne vont-ils pas faire la même chose chez les autres ? Nos équipes sont très affectées par ces actions, il faut savoir que la galerie est fermée, que la fréquentation a été divisée par 10, que de nombreux collaborateurs sont en chômage partiel, ils souffrent psychologiquement, ce n’est facile pour personne en ce moment, ce n’est pas la peine de rajouter de la crise à la crise.Je crois au dialogue, mais là, il est impossible. Ce que je ne comprends pas, c’est que parmi les agriculteurs qui manifestent, ils sont nombreux à avoir des membres de leur famille qui travaillent chez nous…Et puis il ne faut pas oublier que nous avons noué de nombreuses alliances locales, pour favoriser les circuits courts. » Sur le parking, les clients font demi-tour sans même s’arrêter. « C’est désolant pour tout le monde… »
Christian Vignes


27 février 2021

PMF : de la "vulnérabilité aux risques d’inondation" à Vic-en-Bigorre



Des cours de Sciences de la vie de la terre (SVT) sous cette appellation depuis les années 1990 sont intégrés dans les différents paliers du système éducatif scolaire. Ainsi, les élèves de 4e de la cité scolaire Pierre Mendès-France ont-ils abordé au cours de ce trimestre 2021 le sujet des inondations ; un thème que leurs professeurs de SVT, Sophie Courrèges et Laurianne Navarre, ont traité dans ses dimensions locales et de proximité, le risque d’inondation à Vic-en-Bigorre et dans les communes voisines. Deux volets d’étude au programme des collégiens avec d’abord celle des dernières inondations survenues à Vic et l’opportunité de visionner la vidéo confiée par le maire, l’élu y soulignant combien le thème des inondations à Vic "est une des problématiques actuelles de la commune".

Suite à cette projection, les élèves ont présenté à l’oral leur travail répondant à la problématique "comment se protéger du risque d’inondation à Vic ?". Quant au second volet, il s’est agi de la rencontre avec des intervenants du Syndicat Mixte de l’Adour Amont (SMAA) dont Pierre Pineau à la communication, Benoît Jaréno et Régis Bénis, techniciens des rivières.

* Histoire, géomorphologie et hydromorphologie. L’histoire de l’occupation humaine, "pourquoi les villages sont-ils au bord de l’eau ?", de l’antique vie rurale à l’urbanisation moderne ; des notions sur le cycle de l’eau, de météorologie et pluviométrie jusqu’à la nature des inondations par débordement des cours d’eau ou remontée des nappes phréatiques… au rang des échanges. Le calendrier des grandes inondations (1875, 1952…) jusqu’aux dernières de décembre 2019 ; le constat "en France, 1 personne sur 2 réside en zone inondable" ou encore les répercussions et impacts des modifications des paysages (naturels ou humains), le travail collaboratif avec les collectivités (urbanisation selon classification de zones) et les particuliers dont les agriculteurs pour la végétalisation par plantation de haies par exemple. Questions-réponses, photos aériennes, plans de coupes de terrains : des informations pour mieux comprendre le phénomène inondation, la "vulnérabilité" des lieux, pour mieux saisir les moyens de réduction des risques voire prévention.

Somme toute, un établissement scolaire d’enseignement public, PMF dont Stephan Angla est le proviseur, ouvert sur les réalités environnementales de proximité, en collaboration avec la collectivité territoriale communale vicquoise, et avec un établissement public de coopération intercommunale, le SMAA que préside Frédéric Ré, pour le témoignage que les programmes scolaires sont des vecteurs d’apprentissages citoyens.

Josiane Pomès

Le pou-du-ciel a aterri à Maubourguet




Un avion légendaire de 1933. L’ingénieur Caillard, ingénieur TPE qui a œuvré pour la reconstruction du pont Blanc se distingue d’une bien étrange façon.

Il construit un avion "le pou du ciel" et dans sa réalisation il sera aidé par le chef cantonnier Carrère. Un avion est né et les commandes sont confiées à Trouette qui fait d’ailleurs une belle carrière dans l’aviation.

Mais l’avion… il fallait l’essayer ! Il partira pour son premier vol réussi du sommet d’Hechac et se terminera dans la vaste prairie à la limite de Larreule et Maubourguet connue alors sous le nom "Prade de brillauban". Une bonne dose de courage pour piloter un avion d’amateurs. Un avion qui deviendra d’ailleurs un ULM.

Le Pou-du-ciel est un avion conçu par Henri Mignet dans un esprit de simplicité, de sécurité et de faible coût

Le nom "Pou-du-ciel" est donné à tous les avions conçus sur le modèle du HM-14. Ils sont quasiment tous en construction amateur, et sous la réglementation ULM.

Janine Noguez

 

Bigorre - Aides du Conseil Départemental

26 février 2021

Vic-en-Bigorre. MJC : une équipe aux masques de saison…




L’accueil de loisirs des vacances de février, première session 2021 animée par l’équipe de la Maison des Jeunes et de la Culture, la MJC Vic, a relevé d’un double défi qu’Emilie Espuig, animatrice référente Enfance qui assure la direction des séjours de vacances du centre de loisirs sans hébergement (clsh) a rappelé. En quelque sorte un cahier des charges physique et moral : être en conformité avec les prescriptions sanitaires que l’envahisseur viral impose bien sûr et proposer un programme d’activités pendant lesquelles les enfants ne ressentent pas que le protocole sanitaire s’est encore durci. "Traduction" pratique pour Emilie et l’équipe, Sarah D., Sarah G., Émilie, Lucille, Nora, Jenifer, Olivia, Alicia, ainsi que pour les Passe-Partout et les Aventuriers (de 6 à 12 ans) : des masques ; les Bladoudous de 3 à 5 ans étant dispensés de cet accessoire.

* Correspondance artistique.

Si d’autres masques – ceux de Carnaval- ont fait l’objet de réalisations pour la fête de fin de séjour, les vacanciers ont préservé un des fondamentaux de l’accueil de loisirs : le lien avec aussi bien les aînés de la maison de retraite que leurs homologues de l’accueil de loisirs voisin de Montaner. C’est ainsi qu’ils ont composé des cartes de messages décorées au goût de chacun, et évidemment signées.

Josiane Pomès

Bigorre – Régionales.

Paradoxe visuel


 

25 février 2021

Vic-en-Bigorre. À l’agenda vicquois



 

Vie de la paroisse.

La communauté des fidèles de l’ensemble paroissial de Vic-en-Bigorre, Andrest, Enclaves, se rassemblera selon le calendrier des offices ci après qui a intégré l’horaire du couvre-feu à 18 heures. Messes du 27e dimanche de Carême le samedi 27 février, à 9 h 30 en l’église Saint-Martin de Vic ; à Marsac, messe avancée à 16 h 30. Dimanche 28, messe à 10 h 30 en l’église Saint-Martin de Vic ; à 11 h en l’église de Luquet. Plus d’infos sur les pages informatiques (www.paroisses-vic-bigorre.com), Facebook (@paroissesvicbigorre.com). Mail (secretariat@paroisses-vic-bigorre.com). Tél.05 62 37 90 13.

Vacances animées avec la MJC.

Embarquement jusqu’au vendredi 26 février avec l’équipage d’Emilie et "Boule de neige en voyage" pour Les Bladoudous (3/5 ans), Les Passe-Partout et les Aventuriers (6/12 ans). Pour plus de renseignements sur le programme, les sites (www.mjcvic.fr), (Instagram @mjcvic), (Facebook @mjcvic), (Twitter @mjcvic). Pour plus d’infos pratiques 05.62.31.61.00 ou 07.68.72.32.28 (Emilie) ou (mjcvic65@orange.fr).

Festival Contes en hiver numérique.

Le réseau des médiathèques de la communauté de communes Adour-Madiran invite à rejoindre l’édition 2021 (la 26e) du festival Contes en Hiver dans les Hautes-Pyrénées sur la chaîne youtube dédiée.

Consulter le programme en ligne sur le site internet (www.contesenhiver.com).

Vic-en-Bigorre. Autour du Relais-France



 



La liquidation judiciaire de l’établissement "Tujague" prononcée en avril 2019, malgré les moyens divers de soutien développés au fil du temps par la collectivité intercommunale, marque, certes, la fin d’une activité industrielle vicquoise historique. Pour autant, la volonté politique de la communauté de communes Adour-Madiran autour du président Ré – rechercher une société pour l’implantation d’une nouvelle activité, relancer la dynamique économique, et éviter que le site devienne une friche industrielle- se concrétise d’une manière exemplaire à plus d’un titre avec l’arrivée de la société Relais-France. Rappeler d’abord que le bâtiment de 18 000 m² implanté sur un terrain de 8 ha sur la zone industrielle de La Herray qui abritait jusqu’à la date de liquidation la société Tujague était propriété de la collectivité territoriale intercommunale depuis le 1er avril 2016 ; que "le bâtiment coûtait chaque année en moyenne 120 000 € à la collectivité (impôt foncier, entretien, assurance). Ajouter que l’entreprise Relais France (société leader dans la collecte et la valorisation de textile) implantée sur la commune de Marciac, cherchait un site correspondant à ses projets de développement ; que cette activité s’inscrivant dans le cadre "installations classées pour la protection de l’environnement du Code de l’Environnement", l’intérêt présenté par l’équipement vacant sur le site de La Herray est manifeste.

* Synergie et intérêt général. Depuis la séance du 10 décembre 2020 au cours de laquelle le conseil communautaire a approuvé la cession du bâtiment à Relais-France, la CCAM a mis tout en œuvre pour l’installation de la société. Le président Ré indiquant qu’au-delà de l’aspect technique, l’implantation de l’entreprise passait par une mise en conformité du bâtiment aux prescriptions réglementaires, soulignant que "sans l’accompagnement des services de l’État nous ne serions jamais arrivés à obtenir les autorisations indispensables à un tel projet dans un délai aussi court", ajoutant des remerciements à Bernard Poublan, conseiller départemental et président du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS65) et ses équipes "qui dans un temps record ont su trouver des solutions techniques pragmatiques, adaptées à la situation tout en assurant la conformité dans le cadre de la défense incendie".

* Pas que des chiffres. Au démarrage, 58 salariés, avec à terme l’installation d’un second tapis de tri qui permettra la création d’une vingtaine d’emplois supplémentaires.

Le Relais collecte et recycle près de 2 500 tonnes de textile en le récupérant par le biais des 300 bornes de collecte accessibles au public. "Au lieu d’aller en déchèteries ou à l’incinérateur le textile est recyclé ; plus on trie moins on paye pour le traitement des textiles et plus on développera l’activité du relais ; plus on développe l’activité et plus le Relais aura besoin de main-d’œuvre". Un vrai projet de développement pour le territoire Adour Madiran que Frédéric Ré qualifie de "cercle vertueux", et ce à plus d’un titre : oui à l’Economie sociale et solidaire, oui l’insertion, oui à la réflexion commune à la CCAM et au Relais France sur un projet de développement durable en lien avec le dispositif "Territoire Zéro chômeur". En rappelant l’action conduite par l’équipe pédagogique du lycée professionnel de la cité scolaire Pierre Mendès-France et les élèves de la filière Logistique avec le Relais-France (édition du 17 /02/21), on donne la dimension de liens déjà tissés.

J.P.

REPORTAGE. Dans les Hautes-Pyrénées, la jeunesse à la relève pour faire face à la pénurie de médecin


 


À l’accueil, le téléphone décourage toute tentative de conversation. Christine Tachousin s’excuse, décroche. « Oui Marion “de la maison de retraite “, que t’arrive-t-il ma belle ! ? Ah. Trois personnes pour le Dr Perez donc… » Combiné coincé sur l’oreille, elle rend en même temps sa carte Vitale à Josette, note son « rendez-vous dans un mois » et reçoit du geste une maman avec ses deux enfants pour enchaîner déjà sur un autre appel. « Cabinet médical, ne quittez pas ».

Limitation Covid oblige, la salle d’attente déborde sur le perron. Secrétaire médicale depuis 20 ans et la plus ancienne du lieu, Christine constate : « Il y a énormément de gens sans médecin traitant. Je m’en rends compte tous les jours avec huit à dix appels de personnes dont le praticien est parti à la retraite sans successeur… »

Contexte de « désertification »

Ici ? On est à Maubourguet, une trentaine de kilomètres au nord de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées. Et selon la cartographie du manque de médecins dans le monde rural, l’écart de densité locale par rapport à la moyenne nationale sur cet axe du Val d’Adour oscillait de – 25 % à – 87 % en 2019. Le contexte de « désertification » dans lequel s’est installé le Dr Adrien Traissac, 33 ans, « le 14 juillet 2017, pile pour prendre la garde », sourit-il derrière le masque…

Carrure d’ancien pilier sous la blouse du soignant, registre « carré et rassurant », il a commencé ses études à Nantes avant de finir son internat à Paris « aux urgences de l’hôpital Necker-Enfants malades », précise-t-il, avant de revenir au paysage local. « À la pleine époque, il y avait 10 médecins sur le secteur Maubourguet / Madiran / Castelnau-Rivière-Basse et jusqu’au Gers, vers Marciac. Départs en retraite, choix de réduire l’activité en fin de carrière, décès… Au plus dur de 2020, on ne se comptait plus que trois dont deux pour ce cabinet où nous étions cinq à mon arrivée et, concrètement, je me suis retrouvé seul face aux attentes de trois des patientèles restées sans médecin. Comme je ne pouvais pas reprendre 100 % des patients alors que j’en avais déjà 300 à 400, le plus difficile a été de devoir apprendre à dire « non » pour garder de la disponibilité et une réelle qualité de soins », explique-t-il.

Une patientèle âgée

Diabète, cardiopathologies, cancers, maladies rénales… « 29 % de notre patientèle a plus de 65 ans et la majorité des patients souffre donc d’affections chroniques, ce qui implique suivi et renouvellements de traitement. Avec en moyenne une trentaine de consultations par jour, le souci, ce sont les visites à domicile aux personnes âgées plus ou moins grabataires, demandant de plus en plus de disponibilité alors qu’on en a de moins en moins et qu’on essaie de garder des créneaux pour les urgences au quotidien… ». Construire la confiance et l’attachement au nouveau médecin de famille quand on succède à ceux qui avaient vu naître, grandir et vieillir ces patients jusqu’à devenir leur confident : travail patient aussi pour le Dr Traissac… « C’est une chance d’avoir un jeune praticien, surtout dans mon cas car il est au courant de tout ce qui vient de sortir et aujourd’hui je repars guilleret », sourit Lionel, 61 ans, souffrant d’un « double cancer ».

« On manque de médecins parce qu’on n’en a pas formé assez », déplore à Tarbes le Dr Jean-François Millet, président du conseil départemental de l’Ordre.

Côté ville-préfecture, « nous sommes passés de 50 généralistes à 26 entre 2013 et 2020 et sur les Hautes-Pyrénées, de 201 à 161 depuis cinq ans », résume-t-il. Mais le problème c’est aussi « le manque d’attractivité de la médecine générale dans une société qui a évolué », analyse-t-il.

Beaucoup d'heures

L’époque cliché où LE docteur restait joignable 7 J/7, 24 h/24 est révolue. « Dans un couple, chacun a son travail et ses contraintes aujourd’hui. On veut aussi du temps pour ses enfants et pour soi. Faire venir un médecin dans une commune rurale, c’est aussi le casse-tête de pouvoir proposer un emploi au conjoint et un environnement socio-culturel intéressant. Mais au-delà, le prix de la consultation à 25 € dissuade également les vocations. Une fois retirés frais et cotisations, restent 10/12€. Quand on est seul, il faut faire beaucoup d’heures pour avoir un salaire décent après 10 ans d’études », note-t-il. Alors institutions et collectivités locales s’organisent pour pallier ces handicaps, garantir un cadre et un revenu favorables, à l’instar de Maubourguet où le cabinet médical compte de nouveau quatre médecins depuis… mercredi.

Dernière arrivée après les Dr Perez-Padilla et Vettorel, le Dr Marie-Hélène Grassaud, 34 ans, faisait des remplacements. « Mais j’avais besoin de me poser et je préfère le milieu rural. Suite à un échange avec une sage-femme, j’ai eu le numéro de téléphone de Frédéric Ré, président de la Communauté de communes », explique-t-elle et « la dynamique sur le territoire, avec tous les autres professionnels m’a intéressée. Comme le Dr Traissac, j’avais aussi signé un CESP, un contrat d’engagement de service publique » (1).

« Ce qui m’a fait choisir Maubourguet, c’est que la Communauté de communes – propriétaire des locaux – a pris le problème de la santé à cœur et qu’il y a aussi une véritable dynamique entre élus locaux et médecins du territoire avec Rabastens et Vic. Et puis, jeune médecin, je n’avais pas envie d’être « patron » à gérer seul mon cabinet : on m’apportait ici une solution « clés en main », confirme le Dr Traissac, soulignant « la bonne entente » avec les autres professionnels de santé partageant les locaux du cabinet, infirmières, kiné, ostéopathe, psychologue, orthophoniste ou dentiste. « L’une des raisons pour lesquelles les jeunes veulent se regrouper dans une même structure, c’est que cela permet de recréer des conditions proches de l’hôpital », explique le Dr Millet. « On sait qu’on ne va pas être seul à se battre », conclut le Dr Traissac.

(1) Créé en 2009, le CESP accorde une allocation mensuelle aux étudiants en médecine dès la 2e année. En échange, ceux-ci s’engagent, pour un nombre d’années égal à celui durant lequel ils auront perçu l’allocation et pour 2 ans minimum, à s’installer dans une zone où la continuité des soins est menacée.
Pierre Challier

Toni Hamel peintre contemporaine canadienne - VII


 

24 février 2021

Vic-en-Bigorre. Nouvelle année, nouveau Vicquois


 



La mairie communique : "Qui dit nouvelle année, dit nouvelles parutions du Vicquois, journal d’information municipal mis au point par la mairie de Vic-en-Bigorre depuis 2016. En avril prochain, ce bimestriel fêtera son 30e numéro.

Depuis 2016, la mairie de Vic-en-Bigorre, via un journal de 8 pages, rassemble et communique sur les dernières actualités, travaux et actions mises en place par la commune sur les deux derniers mois. Vecteur pertinent d’information grand public, Le Vicquois donne aussi la parole à la vie associative, avec une page dédiée à l’agenda des animations de la commune, allant du spectacle de quartier à la programmation de Ciné’Vic.

Via ce support de communication, la commune souhaite développer et entretenir le lien de proximité avec ses habitants, ses associations ainsi que ses commerçants, qui depuis le début de la crise sanitaire ont pu être mis à rude épreuve.

Ce bimestriel est mis à disposition du grand public tous les deux mois à l’accueil de la Mairie, dans les commerces vicquois, et parfois dans les boîtes aux lettres des habitants de la commune. Pour ce premier numéro de l’année, le n°29, le journal s’est refait une beauté ! Une version modernisée à retrouver depuis le mois de janvier dans les lieux de distribution évoqués ci-dessus mais aussi sur le site internet de la mairie en version digitale".

Correspondant


Madiran. Initiation aux travaux de la vigne


 



Alain et Claire Bortolussi au château de Viella vous proposent une initiation aux cycles des travaux de leur vigne en conversion vers l’agriculture biologique.

Le temps d’une journée au vignoble, vous allez vivre en groupe intimiste, une expérience nature inédite et apprendre à leurs côtés comment avoir les gestes techniques et aimants pour façonner la vigne et l’accompagner le long de sa vie.

Enfilez vos bottes, prenez vos gants de jardinier, une tenue souple et confortable ! 9 h 30 : Top départ pour un préambule gourmand et chaleureux (à bonne distance !) avant de prendre, ensemble, la direction de la parcelle initiatique composée de 9 cépages différents : Tannat, Nebbiolo, Tempranillo, Sangiovese, Teroldego, Lagrein, Marselan, Mondeuse & Carménère. Et conclure selon la réglementation en vigueur, avec un panier gourmand par réservation, en belle simplicité de vigneron !

Atelier 1 | Taille, tombée des bois et liage dimanche 28 février 2021. L’hiver, la vigne se met en dormance et sa sève descend aux racines pour se préserver du froid. C’est le moment idéal pour sélectionner et guider les bois qui porteront les grappes pour le prochain millésime. Profitons de la vieille lune pour apprendre gestes précis et primordiaux.

Les autres ateliers : 23 mai, 4 juillet et 26.09 – nombre de places limitées ; 24 € par personne et par atelier – Contact : 05.62 69 75 81 contact@ chateau viella.fr

Janine Noguez

Toni Hamel peintre contemporaine canadienne - V


 

23 février 2021

Vic-en-Bigorre. PMF/ Catalogue Segpa ouvert au public



 


La cité scolaire Pierre Mendès-France partage avec tous les établissements d’éducation et formation des contraintes sanitaires qui bousculent les rendez-vous annuels d’information au cours de journées Portes Ouvertes. À situation sanitaire inédite, adaptations avec visites et échanges virtuels en attendant le retour à des présentiels et rencontres lors d’accueils dans les divers établissements.

Les journées PO étaient l’occasion de démonstrations et expositions de réalisations d’élèves ; ainsi les élèves de 4è et 3è de la Section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa) qui présentaient dans ce cadre des objets en bois fabriqués à partir de palettes recyclées. Des dimensions environnementales avec le recyclage, techniques et professionnelles avec la fabrication dans l’Atelier Habitat et la vente par l’Atelier Vente-Distribution-Logistique, à découvrir sur le catalogue qui cette année a élargi sa gamme (nichoirs, hôtel à insectes, meubles de jardins….) à des jeux en bois (flipper, billard hollandais, etc.).

L’équipe des professeurs autour de Séverine Vignasse, dont Rodolphe Lauzier, Guy Ricaud, invite à feuilleter le catalogue sur le site internet de l’établissement (cite-mendes-france.mon-ent-occitanie.fr), le grand public pouvant passer commande.

Josiane Pomès


Bigorre - L'ouverture de la pêche...

Toni Hamel peintre contemporaine canadienne - IV


 

22 février 2021

Castelnau-Rivière-Basse. La municipalité sur la brèche

 



 



Lors de la dernière réunion ont été abordés les points suivants :

Patrimoine

Église Saint-Cyr et Sainte-Juliette : Sécurisation du porche de l’église (chutes de pierres) / Travaux de restauration de la façade à prévoir

Église de Mazères : Fresques de la chapelle consolidées au deux-tiers par un encollage spécifique et un dépoussiérage. (5000 € financés par la DRAC).

Priorité : résoudre le problème de l’étanchéité au niveau de la chapelle pour éviter les infiltrations d’eau.

Associations

La prochaine fête du village se prépare en concertation avec plusieurs associations.

Numérique

Le déploiement de la fibre optique sur la commune est prévu "complet" au premier trimestre 2022.

Mise en place d’ateliers numériques pour les habitants dès que les conditions sanitaires seront favorables (conditions et bulletin d’inscription dans le bulletin municipal)

Infrastructures

Piscine : Suite à des fuites une étude a été menée pour sonder les bassins et la tuyauterie par une entreprise spécialisée en août 2020 ; des travaux seront entrepris pour rénover la piscine.

Inondations – voirie

Commune : Curage des fossés (côte de la Moulère, Chemin de la Ballette, Route de Saint-Lanne, Quartier du Tail Quartier Mazères, Rue de Capmas, Cami de Moundi (poursuite d’autres quartiers en février/ mars 2021) – Enlèvement d’arbres tombés dans le Louët avec le soutien du Syndicat mixte de l’Adour Amont

Réfection des chemins communaux (printemps/ été 2021) – Investissement Département : Drainage de la côte de Castelnau (98 000 €).

Une réfection est prévue au mois de juin après stabilisation de la route – Réfection de la voirie au quartier de Mazères (60 000€)

Transition écologique – développement durable

Cimetière : Passage au zéro phyto Des corvées ont été assurées par l’équipe du conseil municipal avec les employés communaux pour désherber. Une réflexion sur une végétalisation du cimetière est en cours.

Enlèvement des déchets (zone du tennis) Taille de la haie du rugby. Mise en place d’une benne déchets verts accessible aux administrés à l’ancien collège.

Aménagement paysager et fleurissement de la commune au printemps.

Employés communaux

Accompagnement par Mme Pascale Duviau, secrétaire jusqu’en décembre 2020.

Complément de service (agence postale / mairie) pour faciliter la continuité du service par Mme Sylvie Klaine, dont le contrat est renouvelé jusqu’en juillet 2021.

Recrutement d’une secrétaire de mairie (en cours). L’équipe technique de la commune a été renforcée par le recrutement de Mme Marie-Claude Mialocq.

Janine Noguès.

La société Tarmac Aerosave héberge temporairement quelques 230 avions en attendant la reprise du trafic aérien.




Covid-19. Aux pieds des Pyrénées, des avions du monde entier se reposent en attendant la reprise

Sur ses sites de Tarbes, Toulouse ou encore Teruel en Espagne, la société Tarmac Aerosave héberge temporairement quelques 230 avions en attendant la reprise du trafic aérien.

Aux pieds des Pyrénées aux sommets enneigés, des dizaines d’avions du monde entier sont minutieusement alignés comme des jouets sur un parking géant. Depuis la crise du Covid-19, la société Tarmac Aerosave croule sous les demandes de stockage des compagnies aériennes.

À lire aussi

« Depuis le premier confinement, il a fallu pousser les murs » des sites de Tarmac Aerosave déjà existants à Tarbes (Hautes-Pyrénées)Teruel (en Espagne) et Toulouse, et un nouveau site a été ouvert en juin à Vatry (Marne), explique Patrick Lecer, le président de la société, leader européen en stockage.

230 avions sur quatre sites

Aujourd’hui Tarmac Aerosave accueille près de 230 avions sur ses quatre sites, contre 150 en 2019. « Et la liste d’attente est encore longue », précise M. Lecer.

Sur le parking du site de Tarbes, un A380 de la compagnie émiratie Etihad est tiré par un véhicule qui semble minuscule à côté du géant des airs.

Quand un avion est en stockage on est loin de le laisser à l'abandon. Il faut dans un premier temps colmater tous les orifices et protéger les zones sensibles. On va ensuite tester les systèmes électroniques et effectuer l'entretien nécessaire pour le maintenir navigable

Sébastien DemouronChef d'équipe chez Tarmac Aerosave

« Aujourd’hui on arrive à saturation du site. Il faut trouver à chaque avion la bonne place, comme au jeu de Tetris », lance-t-il en riant.

Sur une carte « à l’échelle parfaite », Yannick Stefanelli, le responsable des opérations du site déplace en effet des magnets d’avions de différentes tailles « pour rationaliser au mieux l’espace ».

Diversification

Filiale d’ Airbus, Safran et Suez, Tarmac Aerosave s’était donné pour mission à sa création en 2007 de recycler de façon écoresponsable les premiers Airbus livrés dans les années 1970 qui arrivaient en fin de vie.

Puis, très vite, la nécessité de se diversifier s’est faite sentir avec des demandes de stockage et de maintenance de la part des clients.

A l’été 2019, le trafic aérien atteignait des pics et les prévisions pour les compagnies aériennes étaient au beau fixe. Alors pour 2020, Tarmac Aerosave avait embauché 150 personnes supplémentaires et prévu un chiffre d’affaires en hausse de 20%. Qui ne s’est jamais produit.

« On a certes eu une demande croissante de stockage, mais on a perdu 40% de chiffre d’affaires sur la maintenance », activité la plus rentable de l’entreprise, souligne le président de Tarmac.

Et pour cause, les compagnies aériennes ayant très peu de visibilité sur la reprise du trafic aérien remettent la maintenance lourde de leurs appareils à plus tard.

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« Certaines même, qui étaient sous perfusion grâce aux aides des Etats, ne vont pas réussir à passer la vague », et des avions stockés pourraient ne jamais redécoller, selon M. Lecer.

Sa société, elle, « n’a pas bénéficié de la crise », insiste-t-il. Mais elle n’a pas non plus sombré. « On a réussi à se maintenir au niveau de 2019, grâce notamment à nos quatre piliers d’activité -stockage, maintenance, transition et recyclage- » pouvant être exploités individuellement selon la conjoncture.

Plus de 90% d’un avion sont recyclés

Alors aujourd’hui, pour les avions qui attendent patiemment de savoir s’ils vont un jour revoler ou pas, en fonction de l’évolution de la crise sanitaire, « il est important d’accomplir toutes les petites activités de maintenance », explique M. Stefanelli, le responsable des opérations du site.

Et si une mise à la retraite était décidée, « plus de 90% de l’appareil serait recyclé », une spécificité de Tarmac, précise Arthur Rondeau, responsable de projet pour le service démantèlement.

Un démantèlement « classique » -hors A380-, peut prendre six à sept semaines. Le client récupère certaines pièces qu’il pourra revendre, puis l’avion est « nettoyé » avant de passer à la découpe.

On a souvent l'image d'avions entassés et laissés à l'abandon dans des déserts aux Etats-Unis qui peuvent s'apparenter à des cimetières. Ici, on va traiter l'avion du début jusqu'à la fin pour le valoriser au maximum

Yannick StefanelliResponsable des opérations du site de Tarbes

Occupé à démonter un écran dans les entrailles d’un A380 dépouillé de ses sièges et aux mille câbles et fils électriques qui pendent du plafond, Teddy Saves, un mécanicien de 23 ans est passionné par son travail: « On a tendance à l’oublier, mais ce sont des avions qui ont traversé le monde. J’aime penser qu’ils auront ici une belle fin de vie ».

Ski de randonnée: le grand boom


Boom du ski de randonnée: les secouristes sensibilisent les néophytes

Publié le  , mis à jour 

l'essentielBeaucoup de monde en montagne à l’occasion de ces vacances. Raquettes et ski de randonnée sont pris d’assaut.Des pratiques qui ne sont pas sans risque et nécessitent équipement, encadrement  et anticipation. Les secouristes de la CRS Pyrénées veillent et distillent leurs conseils.

Ce mercredi matin, Hélène et ses deux filles, Rosie et Suzie, s’avancent vers l’inconnu, en habillant leurs skis de peau pour rallier le sommet du Taoulet qui domine La Mongie. « Hier, pour la première fois de notre vie, on a fait de la luge. Les filles tenaient absolument à venir à la neige comme à chaque vacance, sauf l’an dernier avec le confinement. » Aujourd’hui, comme pour beaucoup de vacanciers qui peuplent les stations bigourdanes et se sont jetés sur le matériel dans les magasins dotés, à la luge succède le ski de randonnée, dans les traces de Walfroy Constant, guide de haute montagne. « Se lancer toutes seules, sur quelque chose d’hyper-technique et qui réclame de la connaissance et de l’expérience, c’était impossible » avoue la maman qui n’est pas la seule à recourir à des spécialistes pour découvrir le ski de randonnée, activité tendance de cet hiver sans remontées mécaniques. « Le téléphone n’arrête pas de sonner, sourit Walfroy, tout en vérifiant le fonctionnement des détecteurs de victimes en avalanche (DVA). C’est un nouveau type de demandes avec des gens qui n’auraient jamais pensé faire ça. Vues les conditions du moment, je privilégie les sorties le matin, pour avoir de la neige dure à la montée et juste réchauffée à la descente, comme il faut pour avoir une belle neige de printemps. »

Le commandant Passeron échange avec les pratiquants de ski de randonnée, ici au-dessus de La Mongie. / A.B.
Le commandant Passeron échange avec les pratiquants de ski de randonnée, ici au-dessus de La Mongie. / A.B. NR - ANDY BARREJOT

"Ca s'apparente au ski de piste, mais ça n'a rien à voir"

Le printemps avant l’heure sur les sommets qui doit inciter les skieurs de randonnée à des sorties plus matinales et orientées sur les versants les plus ensoleillés. « Il est important avant chaque session de se renseigner sur les conditions, notamment au niveau de la météo avec le BERA, le bulletin du risque d’avalanche très détaillé et réalisé depuis Tarbes, juge Julien Passeron, le commandant de la CRS Pyrénées dont les hommes, de permanence cette semaine, enchaînent les interventions et les accidents impliquant des pratiquants en raquettes, en ski de randonnée et même en luge. On a beaucoup de nouveaux pratiquants.Nos consignes sont d’y aller progressivement, de se faire accompagner.Le ski de randonnée s’apparente au ski de piste mais ça n’a rien à voir, dans la pratique de l’effort à la montée et dans la descente.Il faut aussi éviter le piège de se dire qu’on est sur une station qui sera sécurisée.Les plans de déclenchement d’avalanches ne sont pas effectués. On a des zones qui peuvent être dangereuses.Les pratiquants ne doivent pas être inquiets mais avoir conscience qu’ils évoluent dans un milieu de montagne et vite de haute-montagne. Il faut se donner les moyens de le pratiquer avec un maximum de sécurité pour un maximum de plaisir. »

Le commandant Passeron échange avec les pratiquants de ski de randonnée, ici au-dessus de La Mongie. / A.B.
Le commandant Passeron échange avec les pratiquants de ski de randonnée, ici au-dessus de La Mongie. / A.B.

À commencer par un itinéraire réalisable et un équipement adapté, avec DVA en fonctionnement, pelle, sonde, casque et veste chaude et imperméable. «C’est essentiel d’avoir ce matériel, après il faut savoir s’en servir, précise le commandant Passeron.  Et le top, c’est d econnaître la montagne pour ne pas avoir à l’utiliser.» Un cadre à respecter pour limiter le danger pour soi et pour les autres.

Andy Baréjot